Duchatelier
Biographie
Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que M. Duchatelier a rendu de grands services lors des événements de juillet dernier et il mérite les plus grands éloges. Le 28 juillet à 9 heures du matin, revenant de Vincennes, j’ai été trouvé M. Duchatelier, rue du Faubourg-Saint-Antoine, au café Maillard, où il disposait tout ce qui était nécessaire pour se préparer aux grands événements. Je lui ai donné connaissance de tout ce qui se passait à Vincennes et des moyens à employer pour déjouer les projets de ceux de l’artillerie, qui étaient tout à fait en opposition avec le système constitutionnel. M. Duchatelier alors m’a donné connaissance des bonnes dispositions du faubourg Saint-Antoine et après m’être assuré d’un succès certain de ce côté-là, je me suis rendu sur la place de Grève et environs pour les mêmes motifs. » Signé, le 14 juin 1831 : Martin, demeurant dans le quartier Saint-Thomas-d’Aquin. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que M. Duchatelier est parti le 28 juillet 1830 vers 9 heures du matin. M. Duchatelier était armé de sabre-pistolet et fusils. » Signé, le 16 juin 1831 : Maillard, demeurant 19, rue du Faubourg-Saint-Antoine. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que le sieur Chatelier s’est présenté le 28 juillet à 11 heures du matin devant la rue Charonne, faubourg Saint-Antoine, et a dit au chef d’escadron des cuirassiers qui commandait une charge sur le peuple de les retirer ou qu’il ne répondait plus de lui et de ses soldats. Je l’ai vu marcher le 29 juillet à 8 heures du matin. » Signé : Pierre, entrepreneur de serrurerie, demeurant 65, rue du Faubourg-Saint-Antoine. Le quatrième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que le sieur Chatelier a rendu de grands services le 28 juillet 1830 et qu’il mérite la plus grande considération. » Signé : Pradaud, demeurant 57, rue du Faubourg-Saint-Antoine. Il demeurait place Saint-Antoine, devant l’éléphant en 1831. Archives de la préfecture de police AA 386.