Duclos, Pierre, Balthazar

Biographie


Né le 28 janvier 1799 à Marolle-en-Brie (Seine-et-Oise). Ancien militaire, ayant dix années de service dans le régiment de chasseurs à cheval et dans le 11e régiment d’infanterie léger, devenu garçon boucher. Il fut blessé d’un coup de baïonnette reçu à la hanche gauche, le 29 juillet. Il était porteur du certificat ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Duclos, Pierre, Balthazar, domicilié rue des Fossés-Saint-Germain-l’Auxerrois n° 4, s’est conduit d’une manière à mériter les plus grands éloges dans les glorieuses journées des 27, 28 et 29 juillet dernier. Le 27, place du Palais-Royal, il fut un des premiers, quoique sans armes, à défendre nos libertés. Il reçut, ce jour, d’un gendarme un coup de sabre sur la tête, qui lui coupa la visière de sa casquette. Il ne cessa néanmoins de montrer la plus grande intrépidité pendant tout le cours de cette journée. Le 28, étant armé, il resta quatre heures consécutives en faction à la mairie du (ancien) IVe arrondissement, seul avec son frère, à maintenir l’ordre. M. le maire de cet arrondissement peut, à cet égard, témoigner du respect qu’il mit à exécuter ses ordres ; son zèle ne s’est point ralenti pendant toute cette seconde journée. Le 29, il se distingua de nouveau rue Saint-Honoré contre les Suisses. Ensuite il coopéra à la prise du Louvre et à celle des Tuileries. Il fut blessé d’un coup de baïonnette au coin de la rue de Rohan et celle Saint-Honoré, en voulant débusquer la garde royale qui s’était retranchée dans cette maison. Il fut transporté à l’ambulance de la pharmacie Cadet. Sa blessure n’a été guérie qu’au bout de six semaines. » Signé le 12 octobre 1830 : Maréchal, demeurant 17, rue Bétizi ; Lefrère ; Preyniard ??? illisible, demeurant 10, rue Betizy ; Falgerat, demeurant 2, rue Betizy ; Duclos, Cs. ? demeurant 18, rue Thibautodé ; Simon, sergent à la 4e compagnie du 2e bataillon de la IVe légion de la garde nationale ; Poncelet, marchand de vins, demeurant 21, rue Thibautodé. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il reçut, comme blessé, un total de cent francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie de cet arrondissement. Il fut admis dans la catégorie des blessés de la 1re classe auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Sa médaille lui fut délivrée le 27 juin, et son brevet le 3 septembre 1831. En 1830, il fut nommé, suite à une demande qu’il présenta, garde municipal à cheval, et caserné 86, rue du Faubourg-Saint-Martin. En 1830, il était marié et père d’un enfant. Il reçut un secours en 1850, à titre de médaillé de Juillet. Il demeurait 17, rue Tirechappe en 1830 ; 4, rue des Fossés-Saint-Germain-l’Auxerrois en 1830-1831 ; 17, rue des Fossés-Saint-Germain-l’Auxerrois en 1849-1850. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IVe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 71 ; Archives de Paris Vbis1K4 2, Département de la Seine, IVe arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés du (ancien) IVe arrondissement ; Archives de Paris VD6 277 ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, état par ordre alphabétique des blessés et autres victimes des événements de Juillet, secourus dans la mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, du 8 octobre 1830 au 10 mars 1831, et depuis cette dernière époque jusqu’au 6 avril suivant ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IVe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou médaillés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 80, idem Proposition d’accorder à cent quarante décorés, blessés et veuves de Juillet domiciliés dans le département de la Seine des secours s’élevant à la somme de 6.980 francs, minutes 94 à 99. Il y a in Archives de Paris VD6 92 in dossier Bonazzi un Duclos, boucher, 29, rue des Mathurins qui signe le certificat en faveur de Bonazzi, attestant que ce dernier avait désarmé « jeudi matin 29 juillet à 6 heures trois gardes royaux faisant partie dun bataillon qui tirait sur le peuple, puis […] à 9 heures le même jour, le même Bonazzi a encore tué un garde royal mais quil a eu presque au même instant le malheur de recevoir une balle qui lui a traversé lavant-bras en plusieurs endroits ».

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