Duez, Antoine, Louis

Biographie


Né le 4 août 1799 à Douai (Nord). Chef d’institution depuis 1836. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, et qui nous donne quelques indications sur sa participation à la révolution de Juillet. Il adressa, en effet à la Commission une lettre dans laquelle il rappelait sa participation à la révolution de Juillet et sollicitait pour récompense la direction du château d’Amboise. Cette lettre contenait les lignes suivantes : « […] Ayant en 1830, sous le commandement du colonel Sourd, formé le régiment des lanciers de la liberté, reconnu comme lanciers d’Orléans, démissionnaire en 1833 […]. » Il avançait qu’on pouvait se renseigner sur sa conduite auprès de Moreau, maire du (ancien) VIIIe arrondissement, de Recurt (voir Recurt, Adrien, Barnabé, Athanase) et Belhmont tous deux représentants du peuple. Sa lettre était apostillée de plusieurs recommandations. La première, ainsi rédigée : « Nous affirmons que le citoyen Duez nous a engagés à le suivre, mercredi 23 février à 5 heures du soir ; qu’il nous a placés en sentinelle aux barricades de la rue de Picpus et du marché aux fourrages et a commandé la patrouille que nous avons faite pendant la nuit. » Signé : Dubet, maître maçon, demeurant 224, rue du Faubourg-Saint-Antoine ; Leblanc, Jules, garde mobile ; Ruzé (voir Ruzé, Jean-Baptiste ?), concierge à la caserne Picpus, décoré de Juillet ; Verdine, marchand de vin, « combattant des barricades ». La deuxième, ainsi rédigée : « Jeudi 24 février à 7 heures et demie du matin, le citoyen Duez a fait donner les clefs de l’église Sainte-Marguerite, sa paroisse, après en avoir reçu la permission de M. le curé, pour sonner le tocsin. » Signé : Leblanc, Jules, garde mobile. La troisième, ainsi rédigée : « Le citoyen Duez s’est emparé, jeudi 24 février à 4 heures du soir, de la caserne de Picpus, pour y établir un poste, en faisant appel à ses concitoyens, l’a fait remettre dix jours après au colonel Bourdon. C’est ainsi qu’il a sauvé la caserne du pillage et de l’incendie. Deux cents matelas, trois cents paires de draps environ ont été remis à l’administration. » Signé : Dubet, maître maçon, demeurant 224, rue du Faubourg-Saint-Antoine ; Thébaut, cordonnier, demeurant 22, rue de Picpus ; Ruzé (voir Ruzé, Jean-Baptiste ?), concierge à la caserne Picpus, décoré de Juillet. La quatrième, ainsi rédigée : « Le citoyen Duez, président des élections de notre circonscription nous est connu depuis douze ans comme un bon patriote. » Signé : Cadiot, maître serrurier, demeurant 275, rue du Faubourg-Saint-Antoine ; Martelleur, maître serrurier, demeurant 280, rue du Faubourg-Saint-Antoine ; Bondel, demeurant 280, rue du Faubourg-Saint-Antoine ; Leroy, capitaine en second de la 5e compagnie du 1er bataillon de la VIIIe légion de la garde nationale. La cinquième, ainsi rédigée : « Notre très digne confrère est, sous tous les rapports, recommandable par sa conduite, son excellent caractère, ses talents et son patriotisme éclairé et bien connu. » Signé : Nunny, officier de l’université et chef d’institution. Il fut recommandé par la Commission pour une place d’inspecteur de l’université. Il était marié et père de deux enfants en 1848. Il demeurait 48, rue de Picpus en 1848. Archives de la préfecture de police AA 386.

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