Dufour, Pierre, Louis
Biographie
Né vers 1792 à Paris. Bottier. Il combattit à la Grève, au coin de la rue des Lombards et rue Saint-Honoré près du Palais-Royal. Il ne déposa aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la croix de Juillet. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, habitants du quartier du Marais, certifions que le nommé Dufour, Pierre, Louis, ex-sergent de grenadiers au 52e de ligne, s’est conduit dignement, le 29 juillet 1830 à la caserne des Minimes, en aidant à mettre le bon ordre. » Signé, le 8 octobre 1830 : Gallimand, épicier, demeurant 9, rue de la Chaussée-des-Minimes ; Noilat, chapelier, demeurant 1, rue de Lecharpe illisible ; Brailly ou Brailhy, limonadier, demeurant 19, place Royale ; Cochon, horloger, demeurant 1, rue de Lecharpe illisible ; Serve (voir Serve, François ?), sous-lieutenant à la VIIIe légion de la garde nationale ; Berthelot (voir Berthelot, François, Nicolas), demeurant 3, rue Neuve-Saint-Gilles. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, P. Payot, droguiste, rue des Lombards n° 28, l’un des commissaires désignés pour opérer les recensements des faits, actions et blessures qui ont eu lieu dans la 1re section du (ancien) VIe arrondissement, pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet, certifie que le sieur Pierre, Louis Dufour, profession de bottier, est compris audit état sous le numéro 47, avec une note des plus favorables. Ce travail a été remis par les commissaires sus-qualifiés à M. Lababbie, rue Saint-Denis n° 148, et ce dernier l’a transmis à M. Plougoulm (voir ce nom), avocat, rue du Sentier n° 1, comme membre attaché à la Commission des récompenses pour les mémorables journées. » Signé, le 25 octobre 1830 : Payot, P., demeurant 28, rue des Lombards. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, ex-pharmacien de l’infirmerie impériale et des hôpitaux civils de Paris, certifie que Pierre, Louis Dufour, bottier, s’est signalé pendant les journées mémorables des 27, 28 et 29 juillet, notamment sous mes yeux, rue Saint-Denis, à l’encoignure de la rue des Lombards, de manière à lui mériter l’estime de ses concitoyens. » Signé, le 8 octobre 1830 : Langlois de Chalouge illisible. Le quatrième certificat, ainsi rédigé : « Le maire de la commune de Rocquencourt certifie à qui il appartiendra que M. Dufour, Pierre, Louis, ex-sergent de grenadiers au 52e de ligne, est un des premiers qui se soient présentés dans la commune, commandant un détachement de volontaires parisiens poursuivant le 15e de ligne. Nous attestons, sur notre responsabilité personnelle, que le ci-dessus dénommé a conjointement avec son détachement désarmé six militaires de la garde royale et un sergent, le 31 juillet 1830. » Signé, le 12 octobre 1830, pour le maire absent : Lubert, adjoint. Il était indiqué sur les fiches de la Commission comme jouissant d’une fortune médiocre. Il demeurait 2, rue des Cinq-Diamants en juillet 1830 ; 15, rue de Richelieu en 1831. Archives de la préfecture de police AA 386.