Dujardin, Pierre

Biographie


Né en 1804 à Paris. Ancien militaire. Serrurier en voitures. Il fut blessé. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. En 1846, malade depuis deux ans et ayant épuisé toutes ses ressources, il sollicita pour la première fois un secours. Les renseignements de police indiquèrent sur lui en 1846 : « Sa mauvaise vue l’empêche souvent de travailler. » Il reçut un secours de quarante francs en 1847. En 1849, la même administration rapportait : « Sans travail depuis le mois de février, il se trouve dans une position assez précaire. Aux affaires de juin, il était dans les rangs de la IIe légion. » Il reçut, à titre de médaillé de Juillet, un secours de cinquante francs en 1849, un secours de cinquante francs en 1850 et un secours de cinquante francs en 1851. En 1852, toujours selon la même source : « Bonne réputation, Dujardin ne s’occupe pas de politique. » Il reçut un secours de cinquante francs en 1852 et en 1853. En 1854, « presque sur le point de perdre la vue […], sans occupations, ayant épuisé toutes ses épargnes, [se trouvant] dans une position pénible », il sollicita des secours et obtint cinquante francs, quarante francs en 1855 et en 1856. En 1857, les mêmes sources précisaient : « Travaille comme ouvrier forgeron et, lorsque l’état de sa santé le lui permet, il gagne jusqu’à quatre francs par jour ; mais il est souvent obligé de se reposer et son salaire diminue d’autant. On ne recueille que de bons renseignements sur le sieur Dujardin, homme tranquille, d’une conduite régulière et dévoué au gouvernement. » Il reçut un secours de quarante francs en 1857. En 1858, il était toujours le soutien de sa mère, âgée de quatre-vingt-dix ans. Sa demande fut classée sans suite parce qu’il avait été condamné, le 1er août 1826 à un mois de prison pour voies de fait et, le 5 mai 1827, à trois mois pour escroquerie. En 1866, il était marchand colporteur d’articles de bonneterie et sa position était décrite comme non nécessiteuse, et sa conduite comme n’ayant donné lieu à aucune remarque défavorable, par la préfecture. Il reçut un secours de trente francs en 1866, en 1867, en 1868, en 1869 et en 1870. Il était marié à Balmont, Marguerite, née vers 1796, femme de ménage. Il demeurait 10, rue Bellefond en 1826-1831 ; 3, rue de Chabrol, un loyer annuel de cent quarante francs, en 1846 ; 52, rue de Rochechouart en 1849-1850 ; 90, rue de Rochechouart, un loyer annuel de cent quatre-vingts francs, de 1850 à 1870. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 68 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/54 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IIe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, projet d’accorder à 289 décorés, médaillés, blessés, combattants de Juillet et veuves, etc., rapport approuvé le 26 avril 1849, minute 21 et suivantes, idem minute 26 et suivantes, idem rapport du 3 septembre 1850, Allocation de secours s’élevant ensemble à 12.610 francs à 218 décorés ou blessés de juillet, 25 veuves de décorés et 1 ascendant de blessé de Juillet, minutes 129-134, idem Proposition, en date du 6 septembre 1851, d’accorder à 286 décorés, médaillés, blessés, combattants, ascendants et veuves de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 15.600 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 194-199, idem Proposition d’accorder à 143 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 233-237, en date du 9 août 1852.

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