Dulac
Biographie
Ex-capitaine de la Garde impériale. Selon La France nouvelle, nouveau journal de Paris, en date du 3 août, il était colonel de la Grande Armée et nomma, avec le colonel Pailhès, Fossé à la préservation de la Bourse. Il signa, le 10 novembre 1830, un certificat de notoriété en faveur de Franzerberg père ainsi établi : « Je, soussigné, déclare et certifie qu’il est à ma connaissance comme témoin oculaire que M. Franzenberg père s’est trouvé avec son fils aux affaires des 27, 28 et 29 juillet dernier. Le 28, nous nous sommes trouvés ensemble, lui et moi, rues Vivienne, Neuve-des-Petits-Champs, place des Victoires, et au perron du Palais-Royal, partout travaillant aux barricades et excitant les citoyens à la résistance et engageant les soldats de la troupe de ligne à épargner le sang de leurs concitoyens ; que notamment le 29, dans la rue de Richelieu où nous avons essuyé un coup de canon à mitraille, au moment où M. de Franzenberg père, revenant de chercher de nouvelles munitions pour alimenter le feu du fusil à deux coups de son fils, tâchait malgré le feu des Suisses de le rejoindre dans les environs du Théâtre-Français, poste que le chef d’escadron Franzenberg, après avoir combattu ailleurs était venu reprendre à la tête d’une nombreuse jeunesse et de braves ouvriers faisant les plus héroïques efforts pour enlever aux Suisses la maison qu’ils occupaient au coin de la rue de Rohan et de celle de Saint-Honoré, efforts et dévouement qui coûtèrent la vie au généreux Franzenberg. » Il signa, Dulac, E., chef d’escadron, ex-capitaine des dragons de la Garde impériale, commandant en second du poste de la Bourse, le certificat délivré par Pailhès en faveur de Guillon, François, Gabriel, ajoutant le commentaire suivant : « Si mon témoignage peut ajouter à ce qu’a dit mon brave camarade et ami, le colonel Pailhès, je m’empresse de le donner, ayant été témoin du courage qu’a déployé M. le docteur Guillon et des soins empressés et affectueux qu’il donnait aux blessés pendant les immortelles journées de Juillet. » Il était chef d’escadron dans la garde municipale en novembre 1830. Il reçut, le 8 septembre 1830 une lettre de recommandation adressée par le maire de Vaugirard Gautier, Etienne, Guillaume (voir ce nom), et ainsi rédigée : « Mon cher et brave colonel, je vous adresse et vous recommande particulièrement pour être admis dans la garde municipale les nommés Michel, Germain, Commaille, Miellot, Pierre, Aubaton, Auguste, tous quatre anciens militaires porteurs des certificats de services les plus honorables, tous quatre domiciliés dans ma commune et qui pendant les mémorables jours de juillet ont commandé les pelotons d’ouvriers de Vaugirard qui ont concouru à la défense de Paris avec un courage exemplaire. Je profite de cette occasion pour vous renouveler l’assurance de mes sentiments les plus affectueux. » Signé : Gautier (voir Gautier, Etienne, Guillaume). Dulac, à son tour, fit parvenir cette recommandation au lieutenant-colonel Vascot. La France nouvelle, nouveau journal de Paris, 3 août 1830. Voir Contremoulin (sous l’orthographe de Dulacq) ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 in dossier Guillon, François, Gabriel ; Archives nationales F/1dIII/50 in dossier Commaille, Jean dit Frédéric ; Archives nationales F/1dIII/55 in dossier Franzerberg de, Louis, François.