Dumesnil, Pascal

Biographie


Né le 3 mai 1812 (bien sous le nom de Dumesnil, Paschal et bien le 3 mai 1812 dans son acte de naissance ; par erreur le 4 mai 1812 in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension et in Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831) à Rouen (Seine-Maritime), fils de Dumesnil, Jacques, Paschal, charcutier, et de Hebert, Marie, Adélaïde son épouse. Cordonnier. Il fut blessé d’un coup de feu reçu dans la cuisse et d’un coup de crosse à la tête (mais de deux coups de feu à la cuisse et lautre à la tête in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension), le 28 juillet sur le boulevard Saint-Martin, en combattant dans les rangs du peuple. Il reçut les premiers soins chez Varmier, 45, bd Saint-Martin, où il fut soigné par le docteur Rey, puis fut transféré à l’hospice Saint-Louis. Le certificat suivant attestait les conditions dans lesquelles il avait été blessé : « Le soussigné certifie que le nommé Pascal Dumesnil a été blessé d’un coup de feu le 28 juillet 1830 sur le boulevard Saint-Martin, en combattant dans les rangs du peuple ; qu’il l’a fait transporter chez lui, même boulevard n° 45, où les premiers soins que réclamait son état lui ont été donnés par M. le docteur Rey ; que cette même blessure a nécessité plusieurs jours après son entrée à l’hospice Saint-Louis, où il est resté jusqu’à sa convalescence. Ce dernier fait est à la connaissance du soussigné, qui a visité plusieurs fois ledit sieur Dumesnil à l’hospice. Plusieurs locataires de la maison boulevard Saint-Martin n° 45 peuvent d’ailleurs attester que le sieur Dumesnil a été blessé dans la matinée du 28 juillet dans une charge faite par la troupe. » Signé, le 6 juin 1830 : Varnier, H., demeurant 45, bd Saint-Martin. Suivaient les signatures de (pour les noms lisibles) : Desbarrolles, Ad., demeurant 45, bd Saint-Martin ; Leclerc, propriétaire, demeurant 45, bd Saint-Martin ; Bourrienne, concierge, demeurant 45, bd Saint-Martin ; Cuissez illisible. Le 31 mai 1831, devant le juge de paix du (ancien) IIIe arrondissement, comparurent : Vasseur, Joseph, coiffeur, demeurant 14, rue des Fossés-Montmartre ; Voisin, Aimé, Michel, fruitier, demeurant 2, impasse Saint-Claude. Ils attestèrent que Dumesnil avait été « blessé d’un coup de feu sur le boulevard Saint-Martin dans la journée du 28 juillet dernier ». Il reçut un secours de soixante-dix francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIIe arrondissement. Il reçut un secours de trente francs, le 29 septembre 1830, un secours de quinze francs, le 4 octobre 1830, un secours de dix francs le 20 octobre 1830, un secours de cent francs le 29 octobre 1830, un secours de cinquante francs le 3 novembre 1830, un secours de cent francs le 12 novembre 1830 à la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Admis dans la 3e classe des blessés, il fut pensionné de trois cents francs. Il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Son nom apparaît aussi (essayer de confirmer…) dans l’Etat nominatif, avec indication des emplois que désirent obtenir MM. les officiers qui ont fait partie des cadres du 2e régiment des volontaires de la charte, qui a formé le 3e bataillon du 9e régiment dinfanterie légère, pour être joint à celui qui a été présenté à MM. les membres de la Commission des récompenses nationales par M. Le préfet du département de la Seine, rédigé par les officiers de ce régiment, comme demandant une sous-lieutenance : le différend avait été expliqué comme suit par les officiers, dans la réclamation qu’ils présentèrent, le 25 octobre 1830, à la Commission des récompenses nationales : « Le conseil d’administration des officiers du 2e régiment des volontaires de la charte a l’honneur de vous adresser, ci-joint, un état nominatif avec indication des emplois que désirent obtenir MM. les officiers dudit régiment et sur le sort duquel le gouvernement n’a pas encore statué. Le conseil, Messieurs, espère de votre sagesse et de votre justice, la prise en considération de l’état ci-joint, quoiqu’il ne vous ait pas été présenté dans les délais que vous aviez prescrits. Ce retard, Messieurs, ne peut être attribué ni à leur négligence ni à leur indifférence : il y a une cause première qu’il est important de vous faire connaître. Un ordre du jour fut donné vers la mi-septembre par M. Tournier, commandant le dépôt de Rueil, qui défendait expressément d’adresser aucune demande aux autorités civiles et militaires, de quelque nature qu’elles fussent. Le même ordre portait que des états généraux seraient faits et présentés par lui et la commission du 1er régiment aux autorités compétentes et que sur ces mêmes états tous les officiers y figureraient indistinctement, selon le motif de leur réclamation. Les officiers du 2e régiment se conformèrent à cet ordre et malheureusement pour eux leur confiance a été trompée. Naguère, le hasard permit que des renseignements leur parvinssent sur leur non-admission aux états présentés par le 1er régiment. Dès lors ils s’empressèrent de rédiger celui qui vous a été renvoyé par M. le préfet de la Seine. Voilà, Messieurs, la vérité, que nous sommes forcés de vous faire connaître. Ainsi, les retards que nous avons éprouvés doivent militer en notre faveur, ou différemment nous serions victimes d’un subterfuge, dont les conséquences seraient irréparables. Maintenant, Messieurs, il n’y a que la sagesse de vos délibérations qui puisse réparer le tort qu’on a voulu nous faire. Elle seule, dans cette conjonction, fait tout notre espoir et notre consolation. » Il fut nommé sous-officier, sur proposition de la Commission des récompenses nationales et affecté au 2e régiment des hussards, en garnison à Chalons (mais dans les hussard au 3e dragon, en garnison à Chalons, in Archives nationales F/1dIII/33). Il demeurait 12, rue des Fossés-Montmartre en 1830-1831 (mais 246, rue Saint-Denis deux fois in Archives nationales F/1dIII/34 et aussi in Archives de Paris VD3 1-2 mais bien 12, rue des Fossés-Montmartre in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension) ; à Givet (Ardennes) en 1831. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 50 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la IIIe classe auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IIIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 96 ; Archives de Paris VD3 1-2 in dossier Commission des récompenses nationales, (ancien) IIIe arrondissement, idem état des sommes payées par MM. les commissaires ci-après désignés aux combattants et blessés de juillet 1830 du (ancien) IIIe arrondissement, idem Etat des paiements faits par M. Ternaux, commissaire délégué des récompenses nationales pour le (ancien) IIIe arrondissement, aux veuves, ascendants et blessés dudit arrondissement, années 1830-1831 (M. Ternaux n’a pris les paiements que le 13 octobre 1830) ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la médaille de Juillet du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 173 n° 1 in dossier Pannier Lafontaine, Jean-François ; Archives de Paris VK3 35, liste des décorés des 27, 28 et 29 juillet, qui ont été habillés en exécution de l’arrêté de M. le préfet de la Seine (où son nom est rayé) ; Archives nationales F/1dIII/33, Commission des récompenses nationales, liste générale de présentation et de nomination de sous-officiers et aussi Commission des récompenses nationales, deuxième état de sous-officiers ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement et par la caisse municipale, pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/54 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IIIe arrondissement, blessés de 3e classe.

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