Dumont, Jacques, François
Biographie
Né vers 1794, fils d’une victime de l’explosion de la poudrière de Grenelle, le 14 fructidor an II, et de Lebeau, Louise, Angélique, son épouse. La veuve fut pensionnée de trois cents livres, et l’enfant de cent cinquante ou deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de douze ans, qu’il ne reçut jamais sa mère, illettrée, ne l’ayant jamais demandée. Imprimeur ou typographe en juillet 1830, graveur en lettres en 1838. En 1838, père de famille, « dans une triste position », il sollicita un secours, rappelant que, du fait de sa profession, il avait été « un des premiers » à participer aux combats de Juillet. En 1839, il renouvela sa demande de secours. Le préfet de police donna sur son compte les renseignements suivants : « […] Marié et père d’un enfant […] Il est graveur en lettres mais la faiblesse de sa vue l’empêche, dit-il, de travailler. Il s’occupe aussi à écrire des lettres et à rédiger des pétitions. Sa femme de son côté est laitière et gagne régulièrement six francs par jour. En somme ce ménage, dont on dit du bien, passe pour être dans une certaine aisance. » Sur son dossier, il est indiqué comme non inscrit sur le travail de la Commission des récompenses nationales ; il ne reçut en conséquence sans doute aucun secours. Il est aussi indiqué, curieusement : « Il ne s’est pas présenté à la Ville pour toucher les vingt francs de la gratification des anniversaires (décision du 16 juillet 1839), pour laquelle il était désigné dans la liste des trois cents. » Il demeurait 1, rue Leclerc à la barrière d’Arcueil en 1831-1840. Archives nationales F/15/4240.