Dupart, Joseph
Biographie
Né à Coulans. Ouvrier tisserand. Il demeurait à Paris depuis dix mois quand éclata la révolution de Juillet. Il fut blessé à la main droite en travaillant aux barricades de la rue d’Enfer, puis participa, en qualité de sergent, à l’expédition de Rambouillet. Il reçut, selon ses dires, un secours de cent francs. Il fut ensuite caserné à l’Ecole militaire par ordre du général Fabvier puis s’engagea dans la légion de la Charte ; il y resta huit mois. En janvier 1834, « dans le plus grand dénuement », venant de perdre sa femme, et sa blessure l’empêchant de se livrer à toute espèce d’occupation qui exigeait de la force et rendant son travail d’ouvrier tisserand peu lucratif, il sollicita un secours. Le préfet de la Sarthe indiquait qu’il se trouvait « dans un état voisin de la misère. Son travail lui rapporte peu de fruits ; la blessure qu’il a reçue à la main droite ne lui permettant pas d’y apporter toute l’activité nécessaire ». Le commissaire de police de la ville du Mans précisait sur les preuves de sa participation aux journées de Juillet qu’avait présenté Dupart : « […] Il m’a montré un certificat, daté du 24 août 1830, signé Fournier, commandant un détachement de la garde nationale de Paris, visé par le commissaire de police du quartier de l’Observatoire, qui prouve : 1°) que le sieur Dupart a fait partie, en qualité de sergent, d’un détachement qui marcha sur Rambouillet, que dans cette courte campagne il se comporta comme un brave militaire. 2°) Qu’à la rentrée à Paris de ces gardes nationaux mobilisés, il fut caserné à l’Ecole militaire par ordre de M. le général Fabvier. Un second certificat, délivré par le conseil d’administration du 13e régiment d’infanterie légère atteste que le sieur Dupart, soldat de la Charte, a tenu une bonne conduite pendant tout le temps qu’il est resté dans ledit corps. » Le ministère de l’Intérieur répondit par la négative à la demande de Dupart, les fonds étant uniquement destinés à ceux dont la Commission des récompenses nationales avaient constaté les services pendant les trois jours. Il demeurait au Mans (Sarthe) de 1815 à 1829. Archives nationales F/1dIII/54.