Dupasquier, Adolphe
Biographie
Né vers 1810, fils d’un inspecteur de l’enregistrement, décédé en 1828 à Marseille, après vingt-huit ans et demi de services, laissant une veuve et quatre ou cinq enfants (ll y a les deux indications différentes dans ses courriers) en bas âge, sans pension, les trente années de services exigées par la réglementation n’ayant pas été atteintes. Il sollicita une sous-lieutenance auprès de la Commission des récompenses nationales de la préfecture du Rhône. Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Nous, soussignés, membres de la commission administrative provisoire de la ville de Lyon, certifions que M. Adolphe Dupasquier a constamment été sous les armes pendant les quatre journées qui ont précédé notre glorieuse révolution de Juillet, qu’il était du nombre des gardes nationaux qui s’emparèrent de l’hôtel de ville et amenèrent à capitulation les autorités alors entourées de troupes nombreuses, avant que l’on eut à Lyon aucune nouvelle du résultat de la prise qui avait lieu à Paris à la même époque. La courageuse et patriotique conduite de M. Adolphe Dupasquier, dans cette mémorable circonstance lui a mérité les suffrages de ses camarades, qui, à l’âge de 21 ans, l’ont élevé au grade de sous-lieutenant dans la garde nationale lyonnaise. » Signé le 4 février 1831 : Alexandre, membre sociétaire ; Gilibert (voir Gilibert, Stanislas) ; Dupasquier, Charles (voir ce nom), oncle ; Tissot (voir ce nom) ; Chèze (voir ce nom) ; et d’autres noms illisibles. La Commission des récompenses nationales pour le département du Rhône renouvela sa demande d’un grade de sous-lieutenant en sa faveur. Le 11 juillet 1832, le préfet du Rhône renouvelait la demande auprès du ministre de l’Intérieur, précisant : « […] Ce jeune homme, qui paraît avoir une vocation très prononcée pour l’état militaire, honorerait par son courage, sa conduite et son dévouement au trône de Juillet l’épaulette qu’il ambitionne. » En 1832, il signait sa pétition comme ex-sous-lieutenant de la garde nationale de Lyon. Il lui fut répondu que la totalité des postes étant pourvue il ne pouvait être fait droit à sa demande. Il demeurait côte Saint-Sébastien manque qqch en 1832. Archives nationales F/1dIII/79, Rhône ; Archives nationales F/1dIII/81, dossier n° 8 ; Archives nationales F/1dIII/81, lettre du préfet en date du 11 juillet 1832 ; Archives nationales F/1dIII/81, dossier n° 8, lettre en date du 5 novembre 1832.