Durandeau

Biographie


Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Il signa le certificat suivant en faveur de Vandenbulcke, Pierre, Désiré, Joseph, et que ce dernier présenta quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, gardes nationaux du (ancien) VIIe arrondissement, certifions à qui il appartiendra que le sieur Vandenbulcke, Pierre, Désiré, Joseph, natif de Lille, département du Nord, demeurant maintenant à Paris, rue de la Corderie-du-Temple n° 1, actuellement voltigeur dans la VIIe légion, s’est conduit sous nos yeux avec une bravoure et une intrépidité très grandes dans les journées mémorables des 27, 28 et 29 juillet 1830 et surtout dans celle du 28 en ne quittant pas la place de Grève et principalement au moment où les gardes royaux arrivèrent sur la place par le pont de la Grève, susnommé depuis cette mémorable journée le pont d’Arcole. Voici les faits. A peine lesdits gardes royaux avaient-ils descendus les marches du pont qu’ils firent feu sur la multitude ; alors les sieurs Vandenbulcke s’écria Marchons en avant ! ce qu’il fit conjointement avec d’autres camarades et un tambour qui battit la charge. A la première décharge qu’il fit avec ses camarades, il eut la satisfaction de voir tomber l’officier des gardes royaux qui avait commandé de tirer sur le peuple dont la majeure partie était sans arme. Ce fut alors que l’action s’engagea et devint meurtrière par l’arrivée des deux pièces de canon qui firent sur nous plusieurs décharges à mitraille. Malgré le mal que nous éprouvâmes, nous nous battîmes à diverses reprises avec acharnement et jusqu’à ce que les deux pièces d’artillerie fussent tombées en notre pouvoir et après nous être exposés aux plus grands dangers. En foi de quoi, nous camarades et compagnons d’armes, avons signé le présent, reconnaissant l’exactitude de ce que ledit sieur Vanderbulcke rapporte ci-dessus. » Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIIe arrondissement et liste supplémentaire des citoyens proposés pour la médaille VIIe arrondissement ; Archives de la préfecture de police AA 416 in dossier Vandenbulcke, Pierre, Désiré, Joseph. Il y a dans Archives de Paris VK3 41 in dossier Beury, Alexandre, Etienne, un Durandeau, caporal de la garde nationale, IIe légion, 3e bataillon, compagnie Leclerc, qui certifie quayant été de service au poste de la Bourse pendant cinq jours il y a vu Beury « faisant le service également avec beaucoup dexactitude » ; le même, de service le 29 juillet, se porta témoin devant la Commission des récompenses nationales de lincident qui opposa Chèvre, Félix, Etienne (voir ce nom) à un homme, devenu subitement fou et qui voulait faire sauter un baril de poudre dans lintérieur de la Bourse, où on confectionnait des cartouches et soignait des blessés in Archives de Paris VD6 172 n° 6 in dossier Chèvre, Félix, Etienne. Jai dans Archives de Paris VD6 277 in dossier Dupart, Paul, Amable, le témoignage du comte Auguste de Bastard, capitaine au corps royal détat-major, 87, rue Saint-Dominique, ainsi rédigé en faveur de Dupart, Paul, Amable : « Je dois à la vérité de déclarer que M. Dupart, employé au tribunal de commerce est une des personnes à la bienveillante intervention desquelles jai dû mon salut lorsque mes jours se sont trouvés menacés par suite dun malentendu, au moment où, dans la matinée du 29 juillet 1830, jétais conduit à la Bourse pour y faire connaître la suspension darmes dont jétais porteur. Il nest sorte de protection et de bons traitements dont je nai reçus de M. Dupart pendant les heures que jai passé prisonnier à la Bourse. Cest à lui et à M. Durandeau et Blanchard que je suis le plus redevable. Ces deux messieurs ayant bien voulu déférer à la prière de M. Dupart de se tenir en faction à la porte de la salle où lon mavait fait entrer. » A priori cela ne correspond pas, larrondissement… il devrait être dans la VIIe légion de la garde nationale

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