Duteil
Biographie
Serrurier. Le 4 août 1830, il adressait la lettre suivante au général Lafayette (sic) : « Fils d’un ancien militaire qui a servi honorablement, j’ai cru, quand la patrie réclamait les braves citoyens, que mon âge n’était pas un obstacle à ce que je concourusse à la délivrer du joug qui l’opprimait. Le jeudi 29 juillet, j’ai prouvé que j’étais digne et de mon père et de mes camarades. Je suis un des premiers de ceux qui ont enlevé la pièce de canon dans les Champs-Elysées, au bout de l’allée de Marigny. Mon nom, placé sur la pièce, gravé avec la pointe de ma baïonnette qui fait [foi] de ce que je vous avance. L’on dit que l’on accorde des récompenses à ceux qui ont enlevé le poste de la place Beauvau. Quoique dévoué à ma patrie je l’ai défendu avec courage et suis prêt à le faire encore. » Il offrait de recueillir les témoignages de : Letrillard, demeurant 6, rue des Saussaies ; Caillet, demeurant 10, rue des Saussaies ; Dubois, demeurant 6, rue du Marché ; illisible même rue et numéro illisible ; Delandes illisible, demeurant 8, rue du Marché ; illisible, commissionnaire au coin de la rue Duras ; Didier, serrurier, demeurant 4, rue d’Aguesseau. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ier arrondissement. Il demeurait 2 bis, rue de Courcelles en 1830. Archives de Paris VK3 43 ; Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 20 septembre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales.