Expert, Guillaume, Antoine
Biographie
Il déposa un dossier devant la Commission des Réclamants ([ancien] IIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il était porteur du certificat suivant, signé le 22 juillet 1831, ce qui était trop tard pour faire valoir des droits auprès de la Commission des récompenses nationales : « Nous, soussignés, habitants de la ville de Paris et combattants de Juillet, certifions que le sieur Guillaume, Antoine Expert, demeurant à Paris, rue Montmartre, n° 129, s’est signalé pendant les événements mémorables de cette époque. Nous attestons l’avoir vu pendant la journée du 29, combattre avec acharnement et bravoure tant qu’a duré l’affaire depuis la rue du Coq-Saint-Honoré jusqu’à la rue de Rohan ; qu’il est entré dans la maison n° 226, rue Saint-Honoré, qu’arrivé au deuxième étage, il y a pris et arrêté un nommé Durrazzo, caporal au 8e régiment de la garde royale, auquel il a sauvé la vie en le sauvant de la fureur des citoyens qui voulaient le tuer ; enfin, que ce brave et estimable citoyen a fait preuve du plus grand dévouement à la cause sacrée des libertés publiques. » Signé, le 22 juillet 1831 : Rivière (voir sans doute Rivière, Denis, Lucien, marchand de verdure, demeurant 4, rue Lenoir-Saint-Honoré, qui comparut avec lui le 22 juillet 1831, devant le juge de paix du (ancien) IIe arrondissement) ; Lenord ; Wery (voir sans doute Wery, Florimond, cocher, demeurant 17, rue de la Poterie à la halle, qui comparut avec lui le 22 juillet 1831, devant le juge de paix du (ancien) IIe arrondissement). Il comparut, le 22 juillet 1831, devant le juge de paix du (ancien) IIe arrondissement, pour attester avoir parfaitement connu Vidalène, Antoine et savoir « qu’il a été atteint d’une balle au front et d’une autre à l’épaule droite, qui a pénétré jusqu’au cœur, le mercredi 28 juillet 1830 à 3 heures de relevée, rue Lenoir n° 4, dans les combats qui ont eu lieu à cette mémorable époque et qu’il est décédé sur le coup ». Il signa le certificat suivant en faveur de Sedillot, Jean-Baptiste, et que ce dernier présenta quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, Jean-Louis Besnard (voir Besnard, Jean-Louis ?), sous-lieutenant de cavalerie en ce moment à Paris, et Antoine Expert, demeurant rue Montmartre n° 129 à Paris, certifions que le sieur Jean-Baptiste Sedillot, ancien militaire au 4e régiment de chevau-légers, depuis son congé employé à l’octroi de la ville de Paris, ayant fait le service de la garde nationale, s’étant trouvé à la butte Chaumont lors de l’arrivée des troupes étrangères, certifions que ledit Sedillot a fait partie des défenseurs de la liberté avec nous dans les mémorables journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; qu’il s’est trouvé dans les affaires de la rue du Coq-Saint-Honoré et de la rue Nicaise, ensuite qu’il était aux affaires de la place de Grève et à celle de la caserne de Babylone et qu’après il a marché sur Rambouillet et a fait plusieurs gardes et patrouilles sous les ordres de MM. Charas (voir Charras, Jean-Baptiste, Adolphe), Tamisier (voir Tamisier, François, Laurent, Alphonse), Millote (voir Millotte, Louis, Emile), etc. » Il demeurait 129, rue Montmartre en 1830. Archives nationales F/1dIII/87 ; Archives nationales F/1dIII/78 in dossier Vidalène, Antoine ; Archives de la préfecture de police AA 413 in dossier Sedillot, Jean-Baptiste.