Fabre, Auguste
Biographie
Maître d’hôtel. Ses droits furent examinés par la Commission des récompenses nationales de la préfecture de Nantes. Il reçut la médaille de Juillet. Il fut l’objet de la lettre suivante, en date du 26 août1831 : « Les soussignés, décorés de Juillet, on l’honneur de vous exposer, que lorsque la commission d’enquête de la ville de Nantes mit sous vos yeux le travail qu’elle fit pour désigner ceux qui avaient mérité l’honorable distinction que Sa Majesté a bien voulu nous accorder, elle ne put être à même d’obtenir des renseignements nécessaires sur un de nos concitoyens, Auguste Fabre. Confiants dans son bon droit nous n’avons pas fait de démarches auprès de la commission car nous avions l’intime conviction que ce brave citoyen serait désigné dans le nombre des décorés, personne mieux que lui n’ayant mérité une pareille récompense ; à l’époque du 30 juillet, il s’est distingué par plusieurs actes de bravoure, de patriotisme et de dévouement pour le maintien de l’ordre public, avant et depuis il en a toujours donné des preuves éclatantes. En conséquence nous venons vous prier, Monsieur le ministre, d’accorder à notre brave concitoyen Auguste Fabre la décoration de juillet à laquelle il a des droits que personne ne contestera. Nous espérons, monsieur le ministre, que vous voudrez bien prendre en considération notre juste sollicitation. Nous avons l’honneur, etc. » Signé : Kitchen-Vic (voir Kitchen-Vic, Félix) ; Hudôme jeune (voir Hudome, Jean) ; Pieau (voir Pieau, Charles, Louis) ; Santerre (voir ce nom) ; Durand (voir Durand, Emile, ou Durand, Pierre) ; Mabon (voir ce nom) ; Pichaud (voir Pichaud, Pierre) et Tournade (voir Tournade, Laurent) ; Taupier (voir Taupier, Emile) ; Petit-Jean (voir Petit-Jean, Alexandre, Louis, Marie) ; Mazier (voir Mazier, Emile) ; Trenchevent (voir Trenchevent, Léonard, Hilaire) et Ageron (voir Ageron, Joseph). Il reçut la médaille de Juillet, sur la proposition de la ville de Nantes par l’ordonnance du 17 juillet 1832. Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances n° 26, 2e section, ordonnance n° 1137 du 17 juillet 1832, Paris, Imprimerie royale, mars 1833, p. 2, ordonnance du roi qui décerne la Croix de Juillet à quarante-deux citoyens et la médaille de Juillet à cinquante-huit citoyens ; Archives nationales F/1dIII/80, dossier Loire-Inférieure ; Archives nationales F/1dIII/80, dossier Loire-Inférieure, Etat des citoyens auxquels la médaille de Juillet a été décernée par l’ordonnance du 17 juillet 1832.