Fabre, Guillaume
Biographie
Né le 15 décembre 1798 à Chaudes-Aigues (Cantal). Garçon de magasin chez Aimé, André, libraire, 13, quai Malaquais en 1830 et depuis cinq années consécutives, où, selon son employeur, il se conduisit toujours « avec honneur et probité ». Il s’illustra aux Tuileries et dans la rue de Rohan. Il fut blessé, le 29 juillet, à la cuisse gauche, près la région inguinale, par une balle, dont le choc fut amorti par du linge placé dans la poche de son pantalon. Il déposa un dossier devant la Commission des Réclamants ([ancien] Xe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet et une place de frotteur chez le roi. Selon un certificat médical, délivré le 5 avril 1831 par le docteur Duhamel, demeurant 122, rue Saint-Honoré, « la peau de la cuisse et le tissu cellulaire ont été entamés et conservent encore aujourd’hui la cicatrice de cette plaie peu profonde ». Obligé de s’absenter quelques semaines pour soigner sa blessure, il perdit sa place, expliquait le 6 avril 1831 son patron « par la stagnation des affaires et l’impossibilité où je suis encore de lui donner de l’occupation » Fabre sollicita la décoration de Juillet et une place de frotteur chez le roi. Le 4 avril 1831, rappelant que « durant les trois mémorables journées, il [s’était] trouvé constamment parmi les combattants », que ses dernières demandes auprès du roi, en octobre et en février étaient restées infructueuses, qu’il était désormais sans place et sans ressources, ayant perdu son emploi, il renouvela ses demandes. Sa lettre était apostillée par Botteau, portier au 21, rue de Rohan, qui attestait lui avoir donné les premiers soins à la suite du coup de biscayen qu’il avait reçu à la cuisse. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Xe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 15 mars 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu à ouverture unique mais à balle extraite à la partie supérieure et antérieure, de la cuisse gauche, blessure cicatrisée sans difficultés et sans infirmité En conséquence nous estimons que le susnommé a été atteint d’une blessure qui n’a entraîné d’empêchement que pendant la durée du traitement et qu’il doit être rangé dans la première classe des blessés. » Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. En 1830, il était marié et sans ouvrage. Il demeurait 11, rue Beauregard en 1830 ; 74, rue Mazarine en 1831. Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du Xe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 84 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (197) citoyens dont les blessures ont entraîné un empêchement de travail que pendant la durée du traitement ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) Xe arrondissement, blessés de la 1re classe ; Archives nationales F/1dIII/88.