Fagard, Charlemagne

Biographie


Né vers 1806 à Noyon. Sellier. Il tenta trop tard de faire valoir ses droits devant la Commission des récompenses nationales. Il sollicita ensuite, le 8 août 1831, l’appui du roi, afin d’obtenir la décoration de Juillet. Il lui fut répondu par la circulaire faisant valoir que les travaux de la Commission des récompenses nationales étaient terminés et qu’en conséquence, il ne pouvait pas être donné suite à sa demande. Il déposa, enfin, un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] XIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il était porteur du certificat suivant : « Les soussignés, habitants de Paris, certifient et attestent à qui il appartiendra que le sieur Fagard, Charlemagne, profession de sellier, demeurant à Paris, rue Grenetat n° 41, a combattu pendant les mémorables journées de juillet 1830, que le deuxième jour, il a contribué au désarmement du poste de la fontaine des Innocents, à 7 heures du matin, qu’ensuite il fut rue des Francs-Bourgeois pour prendre la caserne des gendarmes et de là à la grève, qu’ensuite il a quitté la place de grève au moment où les gardes royaux ont repris l’hôtel de ville, et s’en fut sur les boulevards où il a combattu l’espace de quatre heures à la porte Saint-Martin ; il descendit ensuite par la rue Montorgueil et qu’aux Petits-Carreaux il se défendit encore contre un peloton de soldats suisses. Là, s’est terminée la journée du 28 juillet pour le sieur Fagard. Le 29, il s’est transporté à la prise de la caserne de Babylone, où il s’est emparé de sept fusils pour armer ses camarades ; après ce, il partit de cette caserne puis se transporter au château des Tuileries où il a monté la garde dans les appartements pour les garantir du pillage. Après il s’est installé le même soir à la barricade de la rue Dauphine, où il a passé la nuit ; le 30, il s’est transporté à Saint-Cloud ; et, en dernière analyse, il a fait le voyage de Rambouillet avec ses braves frères d’armes. Les soussignés estiment dans cet état de choses que le sieur Fagard a mérité par sa conduite l’estime de ses concitoyens et la bienveillance du gouvernement, à laquelle il s’est acquis des droits. » Signé, le 1er août 1831 : Lemelle, demeurant 232, rue Saint-Denis ; Dupré, demeurant 232, rue Saint-Denis ; Marigny, demeurant 243, rue Saint-Denis ; Billot, demeurant 7, rue du Petit-Hurleur ; Coquard, marchand de vin, demeurant 38, rue du Four-Saint-Germain ; Méha, menuisier, demeurant 173, rue Saint-Denis ; Bert, peintre, demeurant 217, rue Saint-Denis ; Parmentier, coiffeur, demeurant 8, rue du Petit-Hurleur. En 1832, à l’occasion du soulèvement républicain, il fut condamné à deux mois de prison, pour vol et rébellion à main armée. Il était marié et père de cinq enfants en 1848. Il demeurait 8, rue du Cœur-Volant en juillet 1830 ; 41, rue Grenetat en 1831 ; 63, rue Grenetat en 1848. Archives nationales F/1dIII/55 ; Archives nationales F/15/3884, Commission des récompenses nationales, détenus politiques 2e catégorie, pensions.

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