Farine, Joseph, Dieudonné

Biographie


Né le 29 juin 1802 à Namur (Belgique), fils de Farine, Jean, Maurice, lancier rouge de la Garde impériale, né sous les drapeaux, enfant de troupe jusqu’à quatorze ans et élève trompette dans le régiment où servait son père. Bottier. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie de cet arrondissement. Sa médaille lui fut délivrée le 27 juin, et son brevet le 17 août 1831. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1835, il sollicita des secours. Le préfet de police donna sur son compte les renseignements suivants : « […] Ouvrier cordonnier. Il n’a point d’autres ressources que son travail et sa position n’est pas heureuse. Il est marié depuis cinq mois avec une veuve qui a deux enfants de son premier mariage. Ce pétitionnaire, qui est réellement décoré de Juillet, est sergent dans la XIe légion de la garde nationale. Il se fait estimer dans sa compagnie par sa bonne conduite. » Il reçut quarante francs en 1835. En juillet 1836, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut une gratification de cinq francs, à titre de décoré non pensionné. En 1841, la police, suite à une demande de secours, rapportait sur son compte : « […] Il est cordonnier mais il ne travaille pas depuis quelque temps à cause d’une maladie de deux mois, qu’il a passés à l’hôpital Saint-Louis. Il vient d’obtenir au journal le Globe l’emploi de chef de départ, qui lui rapporte quatre-vingts francs par mois. Mais il a à sa charge son vieux père âgé de soixante-dix ans, qui est homme de peine chez M. Boutarel, colonel à la IXe légion. Les renseignements leur sont favorables à tous deux. » Il reçut un secours de vingt-cinq francs en 1841. En 1842, il sollicita des secours et reçut vingt-cinq francs. Il reçut un secours de vingt-cinq francs en 1843. En 1844, il sollicita des secours et reçut soixante francs en 1844. En 1846, il sollicita des secours. En 1850, la police donnait sur son compte les renseignements suivants : « […] Marié et a deux enfants qui ne sont plus à sa charge. Lui et sa femme sont depuis longtemps sans occupation. Position précaire. Conduite excellente. Ne s’est jamais mêlé d’intrigues politiques. » Il reçut un secours de quarante francs en 1846. En 1849, grenadier au 4e bataillon de la IVe légion, « garde national depuis le 29 juillet 1830 et n’ayant jamais manqué une prise d’armes quand l’ordre s’est si souvent trouvé menacé », il sollicita des secours. Il reçut un secours de vingt-cinq francs et un autre de soixante francs en 1850. En 1852, il sollicita des secours et reçut cinquante francs. Il demeurait 7, rue Etienne en 1830-1831 ; 4, rue des Brodeurs en 1835-1836 ; 6, rue des Brodeurs-Saint-Germain, un logement de cent soixante francs par an, en 1841-1844 ; 1, rue des Deux-Boules dans le quartier des Bourdonnais en 1846 ; 17, rue des Lavandières-Sainte-Opportune en 1849-1852. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris Vbis1K4 2, Département de la Seine, IVe arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés du (ancien) IVe arrondissement ; Archives de Paris VD6 277 ; Archives de Paris VD6 524 n° 3, année 1836, état de répartition de la somme de trois cent dix-huit francs entre MM. les décorés de Juillet domiciliés sur le (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/9/1154, secours aux victimes de Juillet 1831-1835 ; Archives nationales F/15/4240 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 27 février 1850, minutes 100-104, idem Proposition, en date du 18 juin 1850, d’accorder à 194 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, des secours s’élevant à la somme de 10.390 francs, minutes 110-116, idem Proposition d’accorder à 128 décorés, médaillés, veuves, ascendants, orphelins et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant à 6.895 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, en date du 19 avril 1852, minutes 217-220.

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