Faudois, Nicolas, Pierre, François

Biographie


Né le 4 mars 1772 (bien le 4 mars 1772 dans son acte de baptême mais le 1er mars 1772 in Archives nationales F/1dIII/35 B ; mais bien le 4 mars 1772 in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension et in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc.) à Senlis (Oise), fils de Faudois, Nicolas, marchand tanneur et corroyeur, et de Lievain, Marie, Catherine, son épouse. Ancien soldat de Jemmapes et de la Bastille, volontaire dans le détachement du 16e bataillon des fédérés nationaux en l’an IV, puis tanneur ou corroyeur. Il fut atteint, le 28 juillet vers 17 heures, de deux coups de feu, l’un à la cuisse et l’autre aux testicules, alors qu’il combattait contre la garde royale, rue des Lombards. Ses blessures étaient ainsi décrites par la mairie : « A reçu au testicule gauche une balle, qui a nécessité l’amputation de cet organe et une autre balle qui est entrée à la partie interne et supérieure de la cuisse droite et est sortie deux pouces plus en arrière. » Il reçut un secours de cent francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il reçut un secours de cinquante francs, le 21 août 1830, un secours de cinquante francs, le 3 septembre, un secours de quarante francs, le 27 septembre (mais comme demeurant 12, rue Aumaire) un secours de cinquante francs, le 15 octobre 1830, un secours de cinquante francs, le 3 novembre 1830, un secours de cinquante francs, le 15 novembre 1830, un secours de cinquante francs, le 6 décembre 1830, un secours de cinquante francs, le 20 décembre 1830, un secours de cinquante francs, le 10 janvier 1831, un secours de soixante francs, le 23 janvier 1831, un secours de quarante francs, le 14 février 1831, un secours de quarante francs, le 28 février 1831, un secours de quarante francs, le 16 mars 1831, un secours de quarante francs, le 28 mars 1831, un secours de quarante francs, le 11 avril 1831, un secours de quarante francs, le 25 avril 1831, un secours de quarante francs, le 9 mai 1831, un secours de quarante francs, le 2 juin 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 1er juillet 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 1er août 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 30 août 1831, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le 4 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIe arrondissement, comparurent : Fontenelle, Alexandre, marchand de fritures, demeurant 7, rue Guérin-Boisseau ; Postel, Etienne, Victor, doreur, demeurant 30, rue Guérin-Boisseau ; Portier, Jean, logeur, demeurant 31, rue Guérin-Boisseau. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Faudois, Nicolas, Pierre, François et « qu’il est à leur connaissance que le 28 juillet dernier ledit Faudois s’est battu au coin de la rue des Lombards contre la garde royale pour la cause de la liberté et que vers 5 heures du soir il a été atteint de deux balles, l’un d’elles a traversé la cuisse droite et l’autre le testicule gauche ». Le 8 avril 1831, devant le maire du (ancien) VIe arrondissement, comparurent : Fetiron, François, Frédéric, logeur, 12, rue Jean-Robert ; Couturier, Joseph, Adolphe, teinturier, demeurant 15, rue Jean-Robert. Ils attestèrent que Faudois, Nicolas, Pierre, François n’avait « aucune fortune particulière et qu’il n’a d’autres moyens d’existence que le produit de sa profession ». Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le jury médical, chargé de juger la nature et les conséquences des blessures pour chacun des blessés, donna à son sujet les conclusions suivantes : « A été atteint de deux blessures par arme à feu, l’une à travers le testicule gauche et qui a nécessité l’amputation de cet organe, l’autre à travers la partie supérieure et interne de la cuisse droite, cicatrisées mais avec perte d’un organe. En conséquence, nous estimons qu’il a été atteint de blessures dont l’une a entraîné une incapacité durable et complète d’un organe et qu’il doit être rangé dans la quatrième classe des blessés. » Admis dans la 4e classe des blessés, il fut pensionné de cinq cents francs. Il reçut, en tant que décoré et blessé, un secours de cinquante francs et un habillement soit bourgeois soit de garde national (pour une valeur de soixante francs), sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution de Juillet. Il mourut le 1er septembre 1831. Il fut enterré au cimetière du Père-Lachaise. La mairie compta une somme de cent cinquante-huit francs et dix centimes dont vingt francs pour payer la taxe d’inhumation, douze francs pour payer le salaire des chantres et autres officiants de l’église Saint-Nicolas, employé pour ses obsèques le 2 septembre, six francs pour la bière, sept francs soixante pour payer un drapeau tricolore et un crêpe, vingt-deux francs et cinquante centimes pour payer deux mois et demi de loyer au logeur Fetizon, et quatre-vingt-dix francs à la femme Fremont pour les soins qu’elle avait donnés au défunt dans les trois mois qui avaient précédé sa mort Faudois avait épousé Leduc, Catherine, le 10 ventôse an IV à Provins (Seine-et-Marne), dont il était veuf en 1830 ; sur l’acte de mariage, Leduc, Catherine est indiquée comme la fille de feu Leduc, Pierre, Gilles, armurier à Provins, et de feue Doye, Catherine son épouse. Il avait un fils Nicolas, François, né le 19 germinal an V à Donnemarie (Seine-et-Marne). Le 24 juillet 1840, les restes de Faudois (sous le nom de Faudoix, Nicolas, Pierre, François dans le procès-verbal d’exhumation in Archives de la préfecture de police AA 420) furent exhumés du terrain situé au cimetière du Père-Lachaise, où ils avaient été placés, puis renfermés avec ceux de quatre-vingt-sept autres victimes dans quatre sarcophages, afin d’être transférés dans le caveau prévu à cet effet sous la colonne de Juillet, construite place de la Bastille, pour honorer la mémoire de tous ceux qui moururent en combattant pour les libertés publiques. Il demeurait à Provins dans l’an IV ; à Donnemarie dans l’an V ; 12, rue Jean-Robert en 1830-1831 (mais 18, rue Jean-Robert in Archives nationales F/1dIII/39 ; mais bien 12, rue Jean-Robert in Archives nationales F/1dIII/35 B, in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, mairie du (ancien) VIe arrondissement, Liste d’incapacité de travail et deux fois III, Enregistrement des bons délivrés etc., in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc. et VI Extrait du registre contenant les décisions du jury médical à la Commission des récompenses nationales). Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Histoire de ce qui s’est passé dans cet hôpital pendant et après les trois grandes journées, suivie des détails sur le nombre, la gravité des blessures et les circonstances qui les ont rendues fatales, Prosper Ménière, docteur en médecine de la faculté de Paris, ancien chirurgien interne des hôpitaux et hospices civils de la même ville, Heideloff et Canel, Paris, 1830, p. 308 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 54 ; Archives de Paris VD6 91 couverture du dossier Turge, Juste, Nicolas ; Archives de Paris AP VD6 356 n °5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD 6 356 n° 6, mairie du (ancien) VIe arrondissement, Etat nominatif des décorés de la médaille de Juillet qui sont pensionnés ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, II, Liste d’incapacité de travail, idem même référence III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (blessés pensionnaires), idem même référence VI Extrait du registre contenant les décisions du jury médical à la Commission des récompenses nationales, idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale, un cahier Souscription nationale, idem Répartition des fonds de la souscription nationale, Etat nominatif des blessés qui, étant décorés de la croix ou de la médaille, ont reçu, à l’occasion de l’anniversaire de Juillet un secours de cinquante francs et un habillement bourgeois ou un uniforme de garde national, et de ceux qui, n’étant point décorés, n’ont participé qu’au secours de cinquante francs ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIe arrondissement et lettre du 26 septembre 1832 ; Archives nationales F/1dIII/55 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIe arrondissement, blessés de 4e classe ; Archives de la préfecture de police AA 420.

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