Faujanet, Prosper

Biographie


Né le 21 juin 1813 à Sarlat (Dordogne), fils de Faujanet, Jean, Gérard, et de Patronche, Jeanne. Il s’enrôla volontaire à la mairie de Haguenau le 11 août 1831, au 10e régiment de chasseurs à cheval ; il servait précédemment comme élève trompette depuis le 15 mai 1831. Une lettre de la Commission des récompenses nationales, en août 1831, lui promettait que le ministre le ferait sergent au lieu de maréchal des logis (il apparaît comme nommé sous-officier, sur proposition de la Commission des récompenses nationales et affecté au 60e de ligne in Archives nationales F/1dIII/33). Le 28 mars 1835, il sollicita un congé illimité ; ne l’ayant pas obtenu, il versa deux cent cinquante-deux francs dans les caisses de son régiment pour pouvoir se faire remplacer par Farnier, Jean-Joseph, comme le règlement l’y autorisait. Le 22 mars 1848, il adressait la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales instituée après la révolution de Février : « Me trouvant à Paris lors des événements de 1830, je courus aux barricades et je fis, je puis le dire, durant les trois jours, bravement mon devoir. La Commission instituée à cette époque pour les récompenses nationales en jugea ainsi. Sur sa proposition, le ministère de la Guerre, sanctionnant mon enrôlement volontaire, m’envoya, en qualité de maréchal des logis dans le 10e régiment de chasseurs à cheval (décision ministérielle du 27 juin 1831). C’était là précisément ce que j’avais ambitionné. Agé de dix-sept ans, plein de résolution et d’enthousiasme, j’entrai avec bonheur dans l’armée, où je croyais qu’un homme de cœur pouvait, sans abdiquer son indépendance, se créer un honorable avenir. Mes illusions ne tardèrent pas à se dissiper. Envoyé à Lyon en 1834, je vis que le gouvernement, reniant son origine, voulait faire de l’armée l’instrument aveugle de ses violentes attaques contre nos franchises sociales et nos libertés politiques. Le service militaire ne me sembla plus compatible avec mes convictions et je brisai, non sans de vifs regrets, une carrière qui était à mes yeux la plus belle comme la plus noble, après trois ans de présence sous les drapeaux, je demandai donc un congé illimité et me fis remplacer. Si vous pensez, citoyen membre de la Commission que cette conduite, qui compromit et tronqua mon avenir, mérite votre intérêt et est une garantie pour ma conduite future, je vous demanderai pour unique faveur la place de lieutenant de gendarmerie à Sarlat (Dordogne) ; le titulaire actuel est un étranger à la localité et par suite ne verrait aucune disgrâce dans le changement de sa résidence. La Commission peut être sûre que si elle me recommande pour les fonctions que je sollicite et que je serais si heureux d’obtenir que je remplirais les devoirs avec conscience, loyauté, fermeté. Quelle que soit votre décision, comptez, etc. » Il demeurait 2, rue d’Anjou-Dauphine en 1830 ou 1831. Archives nationales F/1dIII/33, Commission des récompenses nationales, liste générale de présentation et de nomination de sous-officiers ; Archives nationales F/1dIII/88.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.