Favry, Jean-François
Biographie
Né le 5 mai 1811 à Paris. Il prit, selon lui, « une part très active dans la révolution de juillet 1830 […] et s’y fit remarquer d’une manière distincte ». Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 26 avril 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu à la jambe gauche, de sa partie antérieure et interne vers la partie postérieure à travers les chairs seulement, blessure guérie sans infirmité. En conséquence nous estimons que le susnommé a été atteint d’une blessure qui n’a entraîné d’empêchement que pendant la durée du traitement et qu’il doit être rangé dans la première classe des blessés. » Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, somme qu’il ne toucha sans doute pas puisqu’il apparaît dans la liste nominative du IIe arrondissement des blessés de la Ire classe au nom desquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit, avant le 1er janvier 1834, terme de la déchéance. Il s’enrôla volontaire le 30 décembre 1830 et fut promu, le 9 septembre 1831, sergent au 8e régiment d’infanterie légère, sur proposition de la Commission des récompenses nationales. Il était caserné à l’Ecole militaire en 1831. En octobre 1831, caserné à Maubeuge, il donna procuration à Bourbon, demeurant 62, rue des Boucheries-Saint-Germain, pour toucher en son nom toute somme lui revenant de la part de la Commission des récompenses nationales ou de la Commission de la souscription nationale. En 1848, il était peintre en bâtiments, savait lire et écrire et était marié. En 1848, la seule récompense qu’il avait obtenue (son grade dans l’armée), se trouvant éteinte de par son congé définitif, il sollicita auprès de la nouvelle Commission des récompenses nationales une « marque distinctive de son dévouement à la cause populaire ». Il joignait à sa demande un certificat, signé de cinq personnes, qui attestait qu’il avait pris les armes dans les journées de Février et avait assisté à la prise des Tuileries. Il demeurait 10, rue Rousselet-Saint-Germain en 1848. Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives, p. 68, liste nominative des blessés de la Ire classe du IIe arrondissement au nom desquels il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit, avant le 1er janvier 1834, terme de la déchéance, p. 115, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Archives nationales F/1dIII/33, Commission des récompenses nationales, lettre du 12 août 1831 du ministère de l’Intérieur, état n° 5 de vingt-six candidats proposés pour le grade de sous-officier dans l’armée et aussi Commission des récompenses nationales, liste générale de présentation et de nomination de sous-officiers ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (197) citoyens dont les blessures ont entraîné un empêchement de travail que pendant la durée du traitement ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/88 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IIe arrondissement, blessés de 1re classe et aussi même référence liste nominative des personnes pour lesquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit jusqu’au 31 décembre 1833, (ancien) IIe arrondissement, blessés de 1re classe.