Ferrère-Laffitte, Jean, Chilon
Biographie
Né le 20 avril 1795 à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), neveu du banquier Laffitte. Banquier. On trouve la trace suivante de son activité pendant les combats de Juillet : « Sur la rive droite de la Seine, M. de Laborde (voir Delaborde, Alexandre, Louis, Joseph), a été un des premiers à accepter, le 29, un commandement de la garde nationale. Il s’est mis à la tête de la légion du deuxième arrondissement et lui a assigné le manège, rue Cadet, pour rendez-vous. A l’instant, trois compagnies s’y sont formées et ont nommé leurs officiers. L’une d’elles, commandée par le capitaine Servatius (voir Servatius, Mathias), avait en tête, pour soldats, MM. Ferrère-Laffitte, Eug. Laffitte (voir Laffitte, Charles, Pierre, Eugène), Ad. Laffitte, Morlot (voir Morlot de Wengy, Alexandre), Bainière, agent de change, et Larreguy (voir Larreguy, François), banquier, l’un des collaborateurs du Journal du commerce ; de braves artisans et de simples ouvriers les suivaient. Elle s’est aussitôt rendue à l’entrée du faubourg Montmartre, qu’on lui avait désignée comme position, en attendant de nouveaux ordres. Là, deux ordres différents n’ont pas tardé à arriver à son capitaine, qui en a donné aussitôt lecture à sa compagnie. “Vous le voyez, mes camarades, a dit en finissant M. Servatius, d’un côté on nous ordonne de rester dans notre arrondissement, et de rentrer chez nous en attendant un nouveau rappel ; de l’autre on nous demande du secours sur un point où on se bat ; que voulez-vous faire ?” Le cri unanime au feu a répondu aux paroles du capitaine ; la compagnie a suivi un élève de 1’École polytechnique, qui était chargé de diriger les renforts vers le Théâtre-Français. Elle y est arrivée, au moment où quelques braves venaient de s’emparer vaillamment d’une pièce de canon. Ceux qui l’avaient prise étaient à cheval dessus et traînés en triomphe. Les femmes l’avaient couverte de fleurs. » Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement (par erreur sous le nom de Laffitte, Feret sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39 ; par erreur sous le nom de Lafitte, Feret sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur). Sa médaille lui fut délivrée le 30 juin 1831. En 1830, il apostilla (sous le nom de Laffitte, Chs) la véracité des faits qui se déroulèrent le 28 juillet à l’hôtel de Laffitte, faits avancés par Bidon, Joseph, dans la lettre adressée à la Commission des récompenses nationales pour établir ses droits à un emploi. Il demeurait 36, rue d’Artois en 1830 ou 19, rue d’Artois en 1830-1831. Histoire de la révolution des quatre-vingt-seize heures, de ses causes et de ses effets, Auguste Imbert, 2e édition, Paris, Guyonnet éditeur, 1830, p. 145-146 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris Vbis1K4 2, Département de la Seine, IVe arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, 1831 ; Archives de Paris VK3 41 in dossier Bidon, Joseph ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IVe arrondissement ; La Banque en France au XIXe siècle, Gille Bertrand, Droz, Genève, Paris, 1970, p. 61.