Flannet, Joseph
Biographie
Né le 10 novembre 1800 à Neuilly (Hauts-de-Seine). Menuisier (in Archives nationales F/1dIII/39 mais marchand de vins dans le certificat in Archives de Paris VK3 46 ; menuisier in Archives de Paris VK3 39). Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier : « Nous, soussignés, certifions qu’il est à notre connaissance que le sieur Fleaunet (sic), de Neuilly, s’est conduit avec distinction pendant les journées des 28 et 29 juillet et qu’il n’a cessé de donner des preuves éclatantes de courage et de patriotisme pendant la journée du 29, où il s’est réuni à plusieurs citoyens de cette commune pour se porter à la caserne de Courbevoie et s’y procurer des armes. Certifions en outre qu’il est à notre connaissance que, malgré l’arrivée d’un peloton de la garde royale venant de Saint-Cloud, qu’il a coopéré à faire rétrograder, il est un de ceux qui, par leur courage, se dont introduits dans la caserne et malgré la résistance et l’attitude menaçante des gardes royaux qui se trouvaient encore à la caserne, sont parvenus à se procurer des armes. » Signé, le 9 février 1831 : Legrand ; Marie ; Lepère ; Talot Hebert ; Turba ; Alexandre ; Grosseuvre. Le deuxième : « Nous, soussignés, Pierre, Henry, Hector Hebert et Jacques, Julien Talot, tous deux propriétaires et adjoints au maire de la commune de Courbevoie à l’époque des trois journées de juillet 1830, certifions qu’il est à notre connaissance que, le jeudi 29 juillet, le sieur Joseph Flaunet (sic), marchand de vin à Neuilly, a donné une preuve éclatante de courage et de patriotisme par les faits suivants, que nous allons rapporter : Quelques habitants de Neuilly, réunis dans la matinée du jeudi, au nombre desquels se trouvait le sieur Flaunet, décidèrent que, pour préserver leur pays de toute invasion, il fallait se transporter à la caserne de Courbevoie afin d’obtenir des armes des gardes royaux qui y étaient restés. Le sieur Flaunet détermina donc cinq ou six de ses amis à le suivre, lesquels, arrivés au bout du pont de Neuilly, à l’entrée de Courbevoie, rencontrèrent un peloton de gardes royaux composé d’une trentaine d’hommes revenant de Saint-Cloud et retournant à leurs quartiers. Trop faibles pour opposer aucune résistance dans la marche de cette troupe, le sieur Flaunet conçut l’heureuse idée de se détacher de ses amis, pris un détour par la demi-lune et se rendit en grande hâte à la caserne, où, étant arrivé, il trouva réunis devant le quartier dont les grilles étaient fermées un certain nombre d’individus de Courbevoie et des communes environnantes. Il leur annonça donc qu’un peloton de gardes royaux armés allait à l’instant arriver et augmenterait par conséquent le nombre de ceux qui occupaient encore la caserne, qu’il était donc urgent de voler à leur rencontre et s’opposer à ce qu’ils rentrent dans le quartier. En effet, par le bon avis du sieur Flaunet, on alla au-devant de la troupe qu’on parvint à faire rétrograder et que l’on n’a plus revue. Après cet événement, nous anciens adjoints susdits, survenus pour sommer l’autorité militaire, au nom des citoyens, d’ouvrir les grilles de la caserne et de nous délivrer les armes qui y restaient, c’est dans cette circonstance que nous avons encore remarqué le courage du sieur Flaunet, qui, malgré l’attitude fière et menaçante des gardes royaux, a été un de ceux qui se sont exposés à nous suivre dans ce moment dangereux et a beaucoup coopéré à la délivrance des armes. » Signé, le 8 février 1831 : Hebert ; Talot. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis et comparut devant le jury le 10 février 1831. Il reçut la médaille de Juillet auprès de l’arrondissement de Saint-Denis (sous le nom de Flannet, Joseph sur les listes du Bulletin des lois, sur celles du Moniteur universel et sur celle de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39). Sa médaille lui fut délivrée le 28 juin 1831 (il signe bien deux fois les registres de récépissés des médailles et brevets de son nom de Flaunet). Il demeurait à Neuilly en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VK3 39, département de la Seine, arrondissement de Saint-Denis, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, idem Récompenses nationales, remise des brevets de la médaille de Juillet idem département de la Seine, arrondissement de Saint-Denis, Récompenses nationales, état nominatif des décorés de la médaille de Juillet mais qui ne se sont point encore présentés pour recevoir le brevet (où son nom est rayé) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Saint-Denis (on trouve aussi ces mêmes listes deux fois in Archives de Paris VK3 39) ; Archives de Paris VK3 44 ; Archives de Paris VK3 46 in dossier Didier, Clovis, Louis, Auguste.