Forestier, Denis, François

Biographie


Il déposa un dossier devant la Commission des Réclamants ([ancien] IIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il était porteur du certificat suivant (établi le 10 juillet 1831, soit trop tard pour lui ouvrir des droits devant la Commission des récompenses nationales) : « Nous, soussigné, habitants du quartier du marché Saint-Honoré et de la rue d’Argenteuil, certifions que le sieur Denis, François Forestier, est un des braves gardes nationaux qui sortit le 28 juillet au matin, armé et en tenue, qu’il s’est rendu à la mairie d’Antin, l’un des premiers, et qu’il ne sortit de ce poste commandé par M. Felvilain, sergent, que lorsque les décharges et les feux de peloton du 5e régiment de ligne les forcèrent de se retirer. De retour chez lui, il fit des barricades et le 29 au matin il arma un imprimeur d’un fusil qu’il avait obtenu avec beaucoup de difficultés des sapeurs-pompiers de la caserne de la rue de la Paix, pour lui servir à se défendre contre les ennemis de notre liberté, vu que le sien était hors d’état de lui servir. Le même soir, il organisa dans le marché des Jacobins un poste, qu’il commanda pendant trois jours. Sa conduite fut digne d’éloges et mérite l’attention de la Commission des récompenses nationales. » Signé, le 10 juillet 1831 : Castel, bottier, demeurant 52, rue d’Argenteuil ; Delon (voir Delon, François), marchand corroyeur, décoré de Juillet, grenadier à la IIe légion de la garde nationale ; Trannel, demeurant 29, rue du Marché-Saint-Honoré ; Plé, demeurant 35, rue du Marché-Saint-Honoré ; Lacroix (voir Lacroix, Jean-François, Victor), jeune, marchand de volailles, décoré de Juillet, demeurant 26, rue du Marché-Saint-Honoré ; Cronier, boucher, demeurant 3, rue du Marché-Saint-Honoré ; Choquel…, demeurant 35 bis, rue du Marché-Saint-Honoré ; Hutin, tailleur, demeurant 50, rue d’Argenteuil. Il sollicita que son père fût nommé surveillant au nettoyage des rues. Il signa, le 12 juillet 1831, le certificat suivant en faveur de Revy, Joseph, Raphaël, et que ce dernier présenta quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, certifions à qui il appartiendra que le sieur Revy, Joseph, Raphaël, âgé de trente et un ans, peintre et vitrier, demeurant à Paris, rue de l’Evêque n° 16, a combattu dans nos glorieuses journées, notamment le 28 et le 29 juillet ; que le premier jour il a fait des barricades dans la rue d’Argenteuil et à la butte des Moulins et que le 29 il a fait ouvrir d’un coup de fusil la maison de l’épicier, rue Sainte-Anne n° 1, afin de pouvoir prendre position dans cette même maison pour tirer sur les soldats postés rue de l’Echelle aux Bonnes d’enfants. Nous attestons qu’il est à notre connaissance qu’il a percé la toiture de cette même maison pour y prendre position et que le même jour il a placé au poste de la butte des Moulins le drapeau tricolore et qu’il est demeuré six jours de service à ce poste aussitôt après les journées de Juillet. » Il demeurait 32, rue d’Argenteuil en 1830. Archives nationales F/1dIII/33 nominations à des emplois civils (1831) ; Archives nationales F/1dIII/88 ; Archives de la préfecture de police AA 410 in dossier Revy, Joseph, Raphaël.

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