Froget, Louis

Biographie


Né vers 1803 à Amplepuis (Rhône). Ouvrier serrurier chez Roussel, 12, rue de Montaigne, dans le faubourg Saint-Honoré. Il était absent de Paris lors de la clôture des listes de décorés et fut oublié. Il déposa un dossier devant la Commission des Réclamants ([ancien] Ier arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions que le nommé Froget, Louis […] a vaillamment combattu dans les journées de juillet 1830, qu’il est parti de son atelier le 27 à 11 heures du matin, n’ayant d’autres armes qu’une vingtaine de livres de bouts de rognures de fer dans ses poches, que, la même journée, il s’est transporté jusqu’au bout du Petit-Pont de l’Hôtel-Dieu, où il montra beaucoup de courage. De là, il fut à la Ville [lire à l’Hôtel de ville, N.D.A.], ensuite à la caserne de la Pépinière et, de là, rue Verte, pour s’emparer des armes. De retour à la place Beauvau, il contribua à enlever le poste et s’est mis le premier en faction et que, relevé de cette même faction, il se transporta aux écuries du Roule, où il resta jusqu’au 30 au soir, comme sergent du poste, où il obtint pour les valets de pied une heure de déménagement et autres employés des écuries et qu’enfin il empêcha le pillage, que beaucoup de mauvais sujets préméditaient d’effectuer. Nous estimons que ce brave patriote, par sa conduite courageuse, son dévouement, mérite l’estime de ses concitoyens et la bienveillance du gouvernement. » Signé, le 2 septembre 1831 : Maillot, serrurier, demeurant 7, rue du Rocher ; Regnault, demeurant 8, rue de Ponthieu ; Lambert, demeurant 2, rue d’Angoulême-Saint-Honoré ; Le Saulnier, demeurant 12, rue du Colisée ; Tellier ; Ducerne ; Dupont ; Roussel, chef du 3e bataillon de la Ire légion de la garde nationale, qui ajoutait : « Comme ayant commandé la force armée du quartier des Champs-Elysées à partir du 29 juillet 1830, je certifie les faits énoncés par le sieur Froget, qui s’est rendu aux écuries du Roule par mon ordre, où il s’y est conduit en honnête homme et en courageux citoyen. » Il demeurait chez M. Benousi illisible 15, rue de Ponthieu en 1830. Archives nationales F/1dIII/88.

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