Gadbin, Jean

Biographie


Né le 29 octobre 1793 à Angers (Maine-et-Loire). Ancien militaire, pensionné de cent francs par an, établi cordonnier (par exemple dans lacte de naissance de son fils ; mais journalier sur la couverture de son dossier in Archives nationales F/1dIII/56). Il fut tué d’un coup de feu, le 28 juillet place de Grève. Son corps fut transporté à la morgue et reconnu le 12 août suivant. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Le 15 janvier 1831, ses voisins délivraient le certificat suivant : « Nous, soussignés, demeurant rue Saint-Honoré n° 357, certifions que le sieur Jean Gadbin était en juillet dernier locataire dans la susdite maison, qu’il a disparu de chez lui le 28 du même mois et qu’il a été trouvé au nombre des malheureuses victimes qui ont péri si glorieusement en défendant nos libertés ; que ledit sieur Gadbin a laissé une veuve avec un enfant de six ans et demi. » Signé : Chabiand ; Jorin ; Langard ; Malfin. Le 3 juin 1831, devant le juge de paix du (ancien) IXe arrondissement (sic), comparurent : Poulet, Simon, employé, demeurant 13, rue de la Calandre ; Dezuttre, Jean, Martin, employé, demeurant 37, rue Saint-Paul. Ils attestèrent avoir connu Gadbin, Jean, journalier (sic), et « savoir qu’il est décédé le 28 juillet 1830 par suite de coups de feu, lequel décès a été constaté par le maire du (ancien) IXe arrondissement le 13 août suivant ». Gadbin laissait une veuve, Andriolle (par erreur Adriolle in Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671), Marie, née le (1er fructidor an III) (17 août 1795 mais le 15 août 1798 deux fois in Archives de Paris VD6 92 et in Archives de Paris VK3 28) à Angers, qu’il avait épousée le 30 avril 1823 dans cette ville, qui reçut un secours de deux cent trente francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel, un secours de dix francs le 31 juillet, un secours de quarante francs le 10 août, un secours de vingt francs le 12 août, un secours de vingt francs le 18 août (mais le 28 août in Archives de Paris VK3 28 un récapitulatif alphabétique des secours donnés aux combattants avec indication précise des dates) un secours de cinquante francs le 25 août (mais le 27 août in Archives de Paris VK3 28 un récapitulatif alphabétique des secours donnés aux combattants avec indication précise des dates), un secours de vingt francs le 28 août, et un autre de trente francs le 29 septembre (un total de trois cent cinq francs in Archives de Paris VK3 28) auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Le 29 août 1830, Garnier, médecin du bureau de charité du (ancien) Ier arrondissement et chirurgien aide-major de la Ire légion de la garde nationale, lui délivra un certificat comme quoi elle était « maintenant affectée d’une maladie de poitrine fort grave, à laquelle ses chagrins ont puissamment contribué ; elle est dans l’impossibilité de pourvoir à sa subsistance ». Elle fut pensionnée de cinq cents francs et il lui fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes de soixante-quinze francs ; et un (par erreur trois sur les listes du Constitutionnel) enfant, Alexandre, né le 26 février 1824 à Angers (Maine-et-Loire), qui fut pensionné et à qui fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Le conseil de famille de l’orphelin était composé de la mère et de Molle, Edouard, inspecteur des travaux du gouvernement, subrogé-tuteur, demeurant Palais des Beaux-Arts, rue des Petits-Augustins en 1831. Alexandre, qui paraissait vouloir « embrasser la carrière militaire », fut d’abord en pension à Versailles, chez M. Baucourt, 24, rue de Vergenou, puis, en 1832, élève à l’institution Basse, 15, rue de Chaillot à Chaillot ; il reçut trois cents francs de frais de trousseau en 1832 ; cette année-là, son bulletin individuel de surveillance spéciale des orphelins et orphelines de Juillet rapportait sur son compte : « Beaucoup de progrès dans l’arithmétique et l’écriture. Bon écolier, plein d’ardeur et d’amour pour ses devoirs. Monsieur Basse compte beaucoup sur cet enfant, qui sera un sujet remarquable. On le destine à l’Ecole de Chalons. Il a obtenu un prix de mémoire et un premier accessit d’écriture à la distribution des prix de sa pension. » Le 22 mars 1832, la veuve Gadbin « sans cesse tourmentée par ses créanciers, qui ont déjà employé contre elle les voies judiciaires et qui la menacent chaque jour de jugement et de saisie-exécution », sollicita auprès de la commission d’arrondissement l’autorisation nécessaire pour vendre sa rente de soixante-quinze francs au capital de mille cinq cents francs. Elle présentait un état de ses dettes, ainsi établi :

« Dettes contractées pendant le vivant de son mari, dont elle a reconnu et renouvelé les titres. Elle doit : à M. Molle, subrogé-tuteur de son fils, 42 francs ; à Mme Désirée Gadbin, sa belle-sœur, 156 francs ; à M. Brunet-Bestrie, professeur, rue Saint-Honoré n° 357, 200 francs ; à M. Elie, place Vendôme, prêt sur gages, 33 francs ; à Françoise Pinier, rue Neuve-du-Luxembourg, n° 4, 48 francs.

»Dettes contractées depuis la mort de son mari et antérieurement au 1er janvier 1832. Elle doit : à M. Donnier, marchand de meubles, 145 francs, sur quoi a été payé 57 francs ; mais elle a acheté depuis un buffet pour 35 francs, ce qui fait qu’elle reste devoir la somme de 123 francs ; à M. Genier, médecin et Chedoux pharmacien, 40 francs ; à M. Dard, son propriétaire, 30 francs ; à M. Hénon, pour trois mois de leçon données à son fils, bois de chauffage, 30 francs.

»Dettes contractées depuis le 1er janvier dernier. Elle doit : à M. Brunet-Bertin, professeur rue Saint-Honoré, n° 357, 85 francs ; à M. Vincent, rue de Verneuil n° 50, le montant de sa pension, qui en a le titre en dépôt 125 francs ; de plus au même pour argent prêté, 10 francs ; à M. Dard, son propriétaire, argent prêté 20 francs ; au même le loyer du terme qui échera le 1er avril, 30 francs ; plusieurs petites dettes au fruitier, à l’épicier de 45 francs.

»Une autre dette, la plus sacrée de toutes, est celle envers sa mère, demeurant à Angers, qui, depuis plusieurs années, s’est soumise aux plus dures privations pour soutenir sa fille, son gendre et son fils à Paris, aujourd’hui âgée de soixante-dix ans et infirme. La veuve Gadbin s’est engagée à envoyer le plus tôt possible à cette bonne mère deux cents francs.

»Le total des dettes de la veuve Gadbin s’élève à la somme de 1217 francs.

»Observations : la veuve Gadbin a bien reçu, en décembre dernier, de la Commission des récompenses nationales la somme de 565 francs. Mais cette somme a été promptement absorbée par les dépenses suivantes : plusieurs petites dettes immédiatement acquittées 80 francs ; hardes et linge de corps nécessaires à l’usage de la veuve Gadbin 70 francs ; trousseau d’Alexandre Gadbin, son fils, 265 francs ; premier trimestre de sa pension dans l’institution de M. Bancard à Versailles 111 francs ; entrée, frais de voyage et autres menues dépenses, 30 francs. Soit un total de 556 francs. Ainsi la veuve Gadbin a reçu en décembre dernier 565 francs, elle en a dépensé immédiatement 556 francs. Ce qui a nécessité de sa part les emprunts du dernier paragraphe de l’état ci-dessus.

»Aujourd’hui la veuve Gadbin possédant le nécessaire et l’utile et n’ayant à s’occuper que de sa subsistance garantie par sa pension annuelle de cinq cents francs et par le produit de son travail n’aurait rien à désirer pour son bonheur si ses dettes étaient liquidées Mais tant qu’elles ne le seront pas il lui est impossible de jouir d’aucun repos. » L’autorisation ne lui fut pas accordée. Le 8 janvier 1883 (date à vérifier !!), elle aliéna sa rente au profit de Bigot, Pierre, Nicolas, épicier, demeurant 12, rue Culture-Sainte-Catherine, pour une dette de 675 francs et 835 francs qu’elle recevait en liquide, soit un total de 1510 francs. En 1839, Alexandre était toujours élève dans la pension Basse. En 1840, Alexandre fut désigné par le maire du (ancien) Ier arrondissement pour faire partie de la délégation de trois orphelins par arrondissement qui devait assister à la cérémonie du 28 juillet à l’église Saint-Germain-l’Auxerrois pour l’inauguration de la colonne de Juillet et la translation des restes funèbres des victimes sous cette colonne. En 1840, la veuve, ayant été malade et ayant contractée des dettes pour se soigner, et ayant « le projet de placer le capital de cette rente de manière à me procurer un revenu plus considérable », demanda à pouvoir aliéner son titre de rente de soixante-quinze francs. En 1841, l’enfant était élève à l’école de Châlons. Il adressa, le 20 janvier, la lettre suivante au maire de l’arrondissement : « J’ai attendu jusqu’ici avec toute la patience possible, j’ai surmonté l’ennui et le dégoût ; mais je suis retombé, mais de nouveaux obstacles se sont montrés et je vous le dis sincèrement je ne puis rester plus longtemps. Il faut toutefois, sans vous manquer de respect, il faut que je quitte l’école au plus tôt car on est entre élèves, si je puis m’exprimer ainsi, en guerre civile. Depuis le commencement nous étions en paix avec la première division ; voilà que des disputes sont survenues et dès lors plus de paix possible. C’est une rivalité entre nos deux divisions mais une rivalité qui ne demande qu’à s’étendre et sans cesse ce sont des bagarres, non des boxades d’enfants mais des jeunes gens fanatiques qui ne demandent qu’à se venger les uns sur les autres des injures faites à leur division. Toujours c’est la seconde et la première parce que quand on est conscrit on ne se mêle pas de ces choses. On ne se bat pas un contre un, deux contre deux, dix contre dix, cinquante contre cinquante, mais cent contre cent. Tenez, ce soir même, je crois que l’on va en venir à ces extrémités. Pensez-vous qu’il soit bien agréable pour moi de vivre ainsi ? Il ne faut pas, Monsieur, m’accuser de lâcheté car j’ai dans les veines un sang trop chaud pour qu’il ne soir pas remué par ces bouleversements et si je me faisais pincer je serais mis à la porte car là on prend le premier venu, coupable ou non, demandez à M. Loujot. Voyez, Monsieur, prévenez de suite ma mère ; répondez lettre pour lettre, je vous en conjure, par ce que j’ai de plus cher. Je vous en supplie, ne soyez pas sourd. Il faut que je parte à quelque prix que ce soit. Vous allez avoir la bonté de m’écrire lettre pour lettre, votre consentement lettre pour lettre, permettez-moi de vous le répéter. Dès ce moment, je n’ai plus rien, hâtez-vous. Sitôt que j’aurai votre lettre, j’irai attendre mon départ et lorsque tout sera fait, je quitterai cette enceinte où je n’aurai trouvé que dégoût. Sitôt après ma lettre, vous enverrez vingt francs au directeur pour compléter la masse de poche et dix-sept francs pour le voyage, pour moi je n’ai presque besoin de rien. Je vous en supplie, Monsieur, vous recevrez cette lettre vendredi, que je reçoive la vôtre samedi ; j’entre aussitôt à l’infirmerie de cette manière, je ne me mêlerai pas des affaires de division. » Le 24 janvier suivant, le maire fit la réponse suivante : « Le maire prévient M. Gadbin, en réponse à sa lettre du 20 du courant, que la Commission municipale, n’ayant plus à exercer de tutelle à son égard que jusqu’au 1er avril prochain, ne peut consentir à ce qu’il quitte l’école avant cette époque, surtout en l’absence de tout motif sérieux pour justifier une décision aussi grave. Si nonobstant les marques d’intérêt dont il a été l’objet, le sieur Gadbin persistait à vouloir abandonner l’école, il devra s’adresser à sa mère, qui, incessamment, nantie du compte de tutelle de la Commission, pourra prendre, si cela lui convient, toute la responsabilité de cette démarche. » L’affaire dut s’arranger puisque, le 21 février 1842, Gadbin adressait la lettre suivante à la Commission : « Le directeur de l’école vient de m’apprendre une nouvelle qui me met dans une fausse position. Je suis sous votre tutelle que jusqu’à dix-huit ans et dans cinq jours je vais les avoir. Cette époque finie, qui est-ce qui se chargera de payer la pension ? est-ce vous ou ma mère ? si c’est elle, je crains fort que cela soit un peu fort pour elle et j’aimerais mieux lui épargner cette charge en quittant l’école. Soyez persuadé que cela n’est pas pour pouvoir devenir un mauvais sujet plus à mon aise. Non, Monsieur, je travaillerai avec tout le zèle dont je suis capable. J’ai de bonnes intentions, je persévérerai, vous pouvez en être persuadé. Mais, Monsieur, vous devez comprendre ma position ; vous étiez convenu de m’envoyer tous les mois cinquante centimes pour payer les mois de musique, je ne vous réclame pas de menus plaisirs mais voilà déjà plusieurs mois de musique que je dois, et cela ne paraît pas extrêmement délicat aux yeux des élèves. Si, Monsieur, c’est vous qui devez remplir les conditions du paiement de la pension, je vous prie de vouloir bien le faire avec toute la promptitude possible. Sinon, dites à ma mère de me retirer de suite et vous comprenez aussi bien que moi la fâcheuse opposition où tout ce changement me met. Voilà pourquoi, Monsieur, je me suis empressé de vous écrire cette lettre. Répondez à M. le directeur avec toute la promptitude possible, afin de me tirer de cette incertitude, qui me trouble sensiblement. Le directeur me préviendra, enfin je saurai à quoi m’en tenir. Daignez faire part de mon embarras à M. Garnier. Je suis, en attendant, etc. » Gadbin, Jean demeurait rue Saint-Nicolas à Angers en 1823 ; 357, rue Saint-Honoré (une chambre) en 1830 ; sa veuve, même adresse en 1831 ; 24, rue de Miromesnil en 1832 (mais 40, rue de Miromesnil in Archives de Paris VD6 92 dossier individuel en 1832 et 42, rue de Miromesnil in Archives nationales F/15/2553 ; 357, rue Saint-Honoré et 40, rue de Miromesnil in Archives de Paris VK3 28) ; 21, rue de Ponthieu en 1833 ; 23, rue des Fourneaux en 1840 ; 14, avenue de Saxe ou 7, rue de Lille chez M. Rabourdin in Archives de Paris VD3 1-2. Le nom de Gadbin (J. Gadbin) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste n° 4, des veuves de victimes de Juillet, pensionnées annuellement de cinq cents francs, Liste n° 5, des orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Veuves de victimes de Juillet, qui ont obtenu une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, Orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, liste nominative des orphelins, auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du Ier arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 93 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 3 (sous le nom dAndriolle, Marie), p. 59 pour l’enfant Alexandre ; Archives de Paris VD4 9 pièce 2541 ; Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat, par arrondissement et par âge, des orphelins et orphelines de Juillet, Etat général des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins et orphelines de Juillet (on trouve le même document dans Archives de Paris VK3 23) ; Archives de Paris VD6 92, Mairie du (ancien) Ier arrondissement, demande d’aliénation de rentes provenant de récompenses nationales, idem liste des veuves, compte établi du 1er août 1830 au 31 août 1831, idem liste des orphelins au-dessus de sept ans, compte établi du 1er août 1830 au 31 août 1831, idem Citoyens dont les noms sont inscrits au Panthéon, idem liste des personnes secourues, idem liste des veuves, compte établi du 1er août 1830 au 31 août 1831, idem liste des orphelins au-dessus de sept ans, compte établi du 1er août 1830 au 31 août 1831, idem liste des orphelins au-dessous de sept ans, compte établi du 1er août 1830 au 31 août 1831, idem Etat nominatif des sommes payées depuis le 1er septembre jusqu’au 31 octobre 1831 aux veuves des victimes de Juillet, idem Etat des sommes payées depuis le 1er septembre jusqu’au 31 octobre 1831 aux orphelins des victimes de Juillet, au-dessus de l’âge de sept ans, idem Etat des secours accordés pour les mois de septembre et octobre 1831 aux blessés, veuves, orphelins, ascendants sur le fonds de 3 000 francs mis à la disposition de M. le maire du (ancien) Ier arrondissement le 31 août 1831, idem Etat des secours accordés pour le mois de septembre 1831 aux blessés, veuves, orphelins, ascendants sur les fonds de 2 000 francs mis à la disposition de M. le maire du (ancien) Ier arrondissement le 1er août 1831, idem Bordereau des sommes payées à titre de secours pendant le mois d’août aux veuves, aux blessés et aux orphelins de Juillet domiciliés sur le (ancien) Ier arrondissement sur le fond de 5 000 francs mis à la disposition de M. le maire du (ancien) Ier arrondissement le 29 juin 1831, idem Bordereau des sommes payées à titre de secours pendant le mois de juillet aux veuves, aux blessés et aux orphelins de Juillet domiciliés sur le (ancien) Ier arrondissement sur le fond de 4 500 francs mis à la disposition de M. le maire du (ancien) Ier arrondissement le 11 juin 1831, idem décompte des paiements faits par la mairie depuis le 1er août 1830 jusqu’au 30 août 1831 aux orphelins de Juillet au-dessous de sept ans pensionnés par la Commission des récompenses nationales, idem Etat nominatif des paiements faits à la mairie du (ancien) Ier arrondissement aux ascendants, veuves, blessés, orphelins, sous-lieutenants depuis le 1er juin jusqu’au 31 août 1831 ; Archives de Paris VD6 121 n° 2, liasse 2, (ancien) Ier arrondissement, état des dépenses du 31 juillet au 31 août inclus 1830, idem liasse 3, état des sommes données aux blessés (non soldés) ; Archives de Paris VD6 121 n° 2 mairie du (ancien) 1er arrondissement, liasse 1, (ancien) Ier arrondissement, état des morts et des blessés dans les journées de juillet 1830 (liste des tués et morts à la suite de blessures) (on retrouve une liste similaire aussi dans Archives de Paris VD6 121 n° 2 liasse 4, état des individus domiciliés dans le [ancien] Ier arrondissement tués ou morts des suites de blessures), idem liasse 4, idem liasse 7, veuves ; Archives de Paris Vbis8Q3 1, orphelins et orphelines de Juillet, (ancien) Ier arrondissement, séance du 12 février 1832, séance du 5 août 1832 ; Ministère du Commerce et des Travaux publics, Rapport au roi sur lexécution de la loi du 13 décembre 1830, relative aux récompenses nationales, et de lordonnance du roi du 25 août 1831, concernant les orphelins et orphelines de Juillet à la charge de lEtat, (qu’on peut trouver par exemple dans Archives de Paris VD6 92), p. 30 ; Archives de Paris VK3 18, Etat des coupons de rente envoyés par le bureau de la Souscription nationale à la mairie du (ancien) Ier arrondissement, idem Bordereau nominatif des ascendants, veuves, orphelins et blessés qui ont reçu à la mairie dudit arrondissement sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, le paiement du semestre de rente 5% échu le 22 septembre 1831 ; Archives de Paris VK3 25 (ancien) Ier arrondissement, liste de citoyens dont les noms sont inscrits au Panthéon ; Archives de Paris VK3 26, (ancien) Ier arrondissement de Paris, état des habitants qui ont été blessés dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, état des personnes domiciliés dans le premier arrondissement tuées ou mortes des suites de blessure et état des habitants du (ancien) Ier arrondissement qui ont été blessés dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives de Paris VK3 28, Commission des récompenses nationales de 1830, listes de noms de combattants bénéficiaires de secours pécuniaires, Ier arrondissement (ancien), idem même référence un récapitulatif alphabétique des secours donnés aux combattants avec indication précise des dates, idem même référence registre de la Souscription nationale, veuves, orphelins, idem même référence un registre de pensionnés (veuves), (orphelins au-dessus de sept ans) ; Archives de Paris VK3 55 ; Archives de Paris VD3 1-2 in dossier Correspondance (1841-1843), idem in dossier Commission des orphelins de Juillet du (ancien) Ier arrondissement (séance du 30 juin 1840) ; Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 29 octobre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831, par la mairie du (ancien) Ier arrondissement à partir du 1er août 1830 et état des sommes payées aux orphelins pour le compte de cette commission, du 1er août 1830 au 31 décembre 1831 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, orphelins du (ancien) Ier arrondissement et état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (dossier de cinq états et 260 veuves) ; Archives nationales F/1dIII/40 (Etat nominatif des orphelins de Juillet qui, ayant atteint leur septième année et cessé d’avoir droit au secours annuel de 250 francs liquidé en leur faveur, ont été rayés des registres du Trésor comme étant dans le cas d’obtenir jusqu’à l’âge de dix-huit ans, un autre secours de 700 francs en vertu de l’article 1er de l’ordonnance du 25 août 1830 ; année 1833, Ier arrondissement, orphelins et orphelines de Juillet, tableau n° 1 indiquant leur âge, la profession à laquelle ils se destinent, l’établissement public ou privé dans lequel ils sont placés ; année 1838 Ier arrondissement ; année 1839 Ier arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/56 ; Archives nationales F/1dIII/72 in dossier Pottier, P. ; Archives nationales F/1dIII/82, Comité des pensions, liste de présence, liste des orphelins et aussi état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) Ier arrondissement, veuves et orphelins ; Archives nationales F/15/2553 orphelins de Juillet, (ancien) Ier arrondissement ; Archives nationales F/15/2557-2559, état officiel des orphelins et aussi même référence, un cahier intitulé Noms des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins pensionnés ; Liste générale alphabétique & par promotions des anciens élèves des écoles nationales darts & métiers depuis leurs fondations : Compiègne-Châlons, 1806, p. 318 ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 82, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.

Gadifert ou Godifert ?

Il reçut un secours de dix francs, le 23 août 1830, à la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il demeurait 4, rue du Marché-Saint-Martin en 1830. Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier.

Gadon.

Commandant en second du poste de la Bourse. Il aida à organiser la défense de la Bourse et, après la victoire, interrogeait, dans ces mêmes locaux, les personnes suspectes qui avaient été arrêtées, selon le témoignage de Tricotel. Il contribua à préserver du pillage l’argenterie du château des Tuileries, en la déposant au poste de la Bourse (voir Novince, Pierre, François). Il délivra un certificat à Lussan-Pelletier pour ajouter son témoignage à celui de Novince, commandant du poste, et Guillon, chirurgien major de l’ambulance, sur la conduite de ce dernier. Il délivra un certificat en faveur de Guillon, François, Gabriel (voir ce nom). Esquisse de quelques scènes de lintérieur de la Bourse pendant les journées des 28, 29, 30 et 31 juillet dernier, C.-F. Tricotel, Paris, 1830 ; Archives de Paris VD6 92 in dossier Benoît ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 in dossier Guillon, François, Gabriel ; Archives nationales 4AZ 19 (4AZ 839 inventaire de l’argenterie provenant du château des Tuileries).

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