Gau, François
Biographie
Né en 1790 aux Martres-de-Veyre (Puy-de-Dôme). Boulanger. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 22 février 1831, contient les indications suivantes sur sa participation aux combats : « Le 28, au Pont-Neuf, au quai de la Cité ; est allé au poste de la place Maubert pour avoir de nouvelles munitions ; on lui a donné six cartouches toutes faites, il y avait des barils de poudre. Le 29, a fait le coup de fusil au Louvre, étant posté près de la fontaine. » Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 22 février 1831, à aucune voix pour la croix, huit voix pour la médaille, une voix pour une mention et une voix pour rien. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de Got, François), auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il demeurait 11, rue Charretière en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique ; Archives de Paris VD6 682 n° 3 ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 22 février 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), en date du 22 février 1831 (sous le nom de Gaut, François) ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIIe arrondissement. In Archives de la préfecture de police AA 395 in dossier Jullerot, Pierre, François, il y a un Gau illisible mais presque sûrement du (ancien) XIIe arrondissement, qui apostilla, le 6 septembre 1831, comme décoré de la médaille de Juillet, le certificat suivant constatant les conditions du décès de Jullerot, Bernard : « Nous, soussignés, maire et adjoints du (ancien) XIIe arrondissement, certifions que le sieur Jullerot, Bernard, âgé de soixante-quatre ans, a péri, victime de son dévouement à la cause nationale dans les grandes journées des 27, 28 et 29 juillet ; qu’il laisse deux fils, Jullerot, Louis, Bernard, âgé de trente-cinq ans, négociant, ancien officier et employé par ordre du gouvernement provisoire en qualité de chef de bataillon au commandement en chef des gardes nationales mobiles de Paris, et Jullerot, Pierre, François, âgé de vingt et un ans, qui tous deux se sont également distingués dans les immortelles journées. Le sieur Jullerot père était généralement estimé, ses sentiments à la bonne cause étaient connues, ses dernières paroles en mourant furent : Le duc d’Orléans... La France sera donc enfin heureuse !!... Ses deux fils méritent la sollicitude du gouvernement et la reconnaissance de la patrie. » In Archives nationales F/1dIII/54 in dossier Dutet, François, Thomas, René, il y a un Got, François, né vers 1792, ouvrier cotonnier, demeurant 11, rue Charretière, qui comparut le 13 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement, pour attester avoir parfaitement connu Dutet, François, Thomas, René et « savoir qu’il a combattu le 28 juillet 1830 à la place de Grève et qu’il y a été tué en face le pont d’Arcole ».