Gaubert, François

Biographie


Né vers 1794 ou 1804 à Saint-Rome-de-Cernon (Aveyron). Maçon tailleur de pierres. Il fut blessé d’un coup de feu reçu à l’épaule gauche (mais au coude in Archives de Paris VK3 30 ; au coude droit in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II) alors que, le 27 juillet au soir sur un chantier de maçonnerie situé entre la rue de Rivoli et la rue Saint-Honoré, près de l’hôtel Meurice, il repoussait avec ses camarades une charge de lanciers de la garde royale. Soigné à la Pitié, il mourut des suites de sa blessure le 13 ou 14 août. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Sa sœur, Gaubert, Suzanne, née vers 1800 à Saint-Rome-de-Cernon, qui avait déjà perdu un frère « lors des sanglantes journées qui précédèrent la Restauration, alors qu’il s’agissait de défendre l’indépendance nationale », sollicita une pension. 27 décembre 1830, le maire de Saint-Rome-de-Cernon attestait que Gaubert, Suzanne était « sans père ni mère et qu’elle n’a d’autres moyens pour fournir à son entretien et à celui d’une de ses nièces, qu’elle a réclamée auprès d’elle pour la préserver de courir de porte en porte, que le modique salaire du travail de ses faibles mains. Cette orpheline, privée par la perte de son frère qui partageait avec elle le fruit de ses peines et de ses travaux, d’un tuteur et d’un second père, ayant d’ailleurs perdu son premier frère dans les sanglantes journées qui précédèrent la Restauration, pour la défense de l’indépendance nationale, est digne sous tous les rapports de la reconnaissance de la patrie, qui ne sera pas sourde à ce cri de justice ». Le sous-préfet de l’arrondissement de Saint-Affrique (le nom est illisible Frany Hindeinne ?), apostillait le certificat, précisant les faits suivants : « […] Il ajoute que, se trouvant à Paris à l’époque des sanglantes journées de Juillet, il a vu le brave François Gaubert, son compatriote, couché sur un lit de douleur à l’hospice de La Pité, par suite d’un coup de feu qui lui avait fracassé le bras à la hauteur de l’épaule le 27 juillet au soir, sur un chantier de maçonnerie placé entre la rue de Rivoli et celle Saint-Honoré près l’hôtel Meurice, après avoir repoussé avec ses camarades une charge des lanciers de la garde royale. Le soussigné a vu jusqu’au dernier moment l’infortuné Gaubert et c’est d’après les droits qu’il reconnaît à sa sœur, orpheline, pauvre et délaissée, qu’il croit devoir la recommander à la bienfaisante sollicitude du gouvernement comme ayant des droits acquis et bien mérités. » Le maire de Saint-Rome-de-Cernon, en date du 14 septembre 1830, délivra un certificat, attestant que Gaubert, Abraham, Gaubert, Auguste, Gaubert, Suzanne, Gaubert, Félix, frères et sœur de Gaubert, François étaient tous « dans un état d’indigence extrême ». Gaubert, Suzanne, âgée de trente ans, elle ne put obtenir de pension. Gaubert, François demeurait 27, rue de la Parcheminerie, sa sœur, à Saint-Rome-de-Cernon en 1830. Le nom de Gaubert (F. Gaubert) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Voir Lacotte. Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, état nominatif des blessés du (ancien) XIe arrondissement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives de Paris VK3 30, état des habitants du (ancien) XIe arrondissement de Paris qui ont été blessés dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 (sous le nom de Gobert, François) ; Archives de Paris VK3 32, (ancien) XIe arrondissement, une liste de morts (sous le nom de Gobert, François) ; Archives nationales F/1dIII/33 Commission des récompenses nationales, deuxième état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet avec indication du champ de bataille où ils ont été frappés (201 citoyens) (ancien IIe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état de cent cinquante demandes formées en vertu des articles 1er, 2e, 3e, 4e et 11e, de la loi du 13 décembre 1830 et reconnues non fondées ; Archives nationales F/1dIII/56 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 82, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.

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