Gaultier de Biauzat, Louis, Philippe

Biographie


Né le 16 juillet 1791 à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Fourrier le 3 mars 1808, sergent le 1er juillet 1810, sergent-major le 1er avril 1811, adjudant le 1er novembre 1813, sous-lieutenant le 30 juin 1819, lieutenant le 9 juin 1825, réformé le 10 janvier 1830, il fit la campagne d’Autriche en 1809, d’Espagne en 1810 et 1811, de Russie en 1812, au blocus de Dantzig en 1813, prisonnier en Russie en 1814, en Belgique en 1815, depuis lieutenant en réforme. Après une première demande, infructueuse, présentée le 4 septembre 1830, afin d’être intégré dans la garde municipale, il adressa au président de la Commission des récompenses nationales une nouvelle lettre afin d’obtenir la décoration de Juillet et lui rappelait sa première demande d’être placé dans la garde municipale. Il relatait ainsi sa conduite : « […] Lors des événements mémorables de Juillet, j’étais placé avantageusement. La patrie en danger m’a fait reprendre les armes ; j’ai tout quitté pour voler à la défense de la liberté. Dans les journées des 28 et 29, j’ai guidé nos jeunes citoyens et je les ai conduits à la victoire ; j’ai été à Rambouillet. Je me suis fait inscrire pour les gardes nationales mobiles et j’y ai servi en qualité d’adjudant-major jusqu’au licenciement. Je me suis retiré, espérant être rappelé sous peu. Je n’ai rien touché, ni solde ni gratification ; il est vrai je n’ai rien demandé […]. » Il était porteur du certificat suivant : « Les soussignés, voulant payer un tribut d’éloges à la conduite qu’a tenue M. Gaultier de Biauzat, lieutenant d’infanterie en réforme, dans les journées des 28 et 29 juillet, attestent qu’il n’a cessé de prendre part à la cause de la liberté ; qu’il encourageait les jeunes citoyens qui allaient au combat et les dirigeait sur les points où ils étaient le plus nécessaires. » Signé, le 23 août 1830 (à rapprocher des signatures en faveur de Gattin, Benoist, qui recueille bon nombre delles) : Servières (voir Servières, Antoine ?), négociant ; Pau (voir sans doute Pau, Vital, Esprit), commis voyageur ; Champion, ouvrier ; David, Alphonse (voir ce nom), commis ; Gattin, B. (voir Gattin, Benoist), propriétaire ; Blanc, ex-sergent-major ; Couturier, commis voyageur, demeurant 13, rue des Deux-Portes ; Mouchet, conducteur de diligences. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de l’arrondissement de Sceaux. Il signa, le 5 octobre 1830, le certificat suivant en faveur de Gattin, Benoist : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Gattin, Benoist, propriétaire, natif de Vaud, arrondissement de Bellay, département de l’Ain, demeurant à Paris, rue Beaurepaire, n° 10, a donné des preuves d’un grand dévouement à la cause de la liberté dans les journées mémorables des 27, 28 et 29 juillet et que le 29 il a désarmé un Suisse dans la rue de Rohan au moment où il ajustait un citoyen et qu’il l’a mis hors de combat. » Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Dans son dossier, il est indiqué qu’il s’était illustré à la Grève et au coin de la rue Richelieu et Mandar et qu’à son retour de l’expédition de Rambouillet, il avait été nommé lieutenant adjudant-major au bataillon de garde nationale mobile caserné aux Minimes. Il signa, le 10 août 1830, le certificat suivant en faveur de Pallet, et que ce dernier présenta quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, certifions à qui de droit que M. Joseph Paillet, ancien officier de cavalerie, demeurant à Paris, rue Tiquetonne n° 18, s’est montré pendant les trois glorieuses journées de Juillet, de manière à ne laisser aucun doute sur les sentiments qui l’animaient en faveur de notre régénération politique, et que les 28 et 29 il a consacré son bras à la défense de nos libertés constitutionnelles. Nous affirmons ces faits comme l’ayant vu combattre à nos côtés à l’Hôtel de ville, sur les boulevards Saint-Denis et Saint-Martin etc. » Il demeurait chez Vazeille-Biauzat, marchand de vins en gros, 32, grand-rue à Bercy en 1830 ; 10, rue Beaurepaire en juillet 1830 in Archives de la préfecture de police AA 388 et AA 406 in dossier Pallet, Joseph ; 158, rue Mouffetard en 1831. Archives de Paris VK3 45 ; Archives de la préfecture de police AA 388 (aussi sous le nom de Gaultier Biauzat) ; Archives de la préfecture de police AA 406 in dossier Pallet, Joseph.

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