Gavot, Cyprien

Biographie


Né le 14 octobre 1809 (mais le 9 octobre 1809 sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39 ; mais bien le 14 octobre 1809 in Archives nationales F/1dIII/36 et in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension) à Paris (ancien) VIIIe arrondissement. Ebéniste. Il fut blessé d’un coup de feu reçu au genou droit, le 28 juillet. Sa mère, mère de dix-sept enfants, reçut un secours de cent francs en août et de trente francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Le 9 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIIIe arrondissement, comparurent : Sénéca, Achille, Henry (voir ce nom), ébéniste, demeurant 68, rue de Charenton ; Meunier, Louis, Joseph (voir Meunier, Joseph, Louis), ferblantier, demeurant 20, rue de la Roquette ; Frétigny, Cyr, Auguste (voir ce nom), menuisier, demeurant 68, rue de Charenton. Ils attestèrent connaître parfaitement Gavot, Cyprien « et savoir qu’il a été blessé le 28 juillet 1830 ». Le 12 avril 1831, devant le maire du (ancien) VIIIe arrondissement, comparurent : Sénéca, Achille, Henry (voir ce nom), ébéniste, demeurant 68, rue de Charenton ; Chavignot, Jean-Baptiste (voir ce nom), déchireur de bateaux, demeurant 8, rue de Bercy. Ils attestèrent connaître parfaitement Gavot, Cyprien « et savoir qu’il est sans fortune et qu’il n’a pour vivre que le produit de son travail ». Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. En mai 1831, souffrant de ne pouvoir travailler et d’être sans ressources suffisantes, il signa, avec Frétigny, Moreau, Leporcher, Truck, Joly, Raout, Hauchecorne, Burtaire, Leblond et Thénadey une pétition afin de faire activer les décisions de la Commission des récompenses nationales sur la fixation des pensions. Admis dans la 3e classe des blessés, il fut pensionné de trois cents francs et reçut une inscription de rentes de la Commission de souscription nationale. Il comparut, le 18 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) IXe arrondissement, pour attester connaître Dionis, Emmanuel, Jean, Louis « et savoir qu’il a été blessé le 28 juillet 1830 place Baudoyer ». Il comparut, le 11 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIIIe arrondissement, pour attester connaître Duchateau, Jean, Louis, Marie, menuisier, demeurant 6, rue Lenoir, « et savoir qu’il a été blessé le 28 juillet 1830 dans le faubourg Saint-Antoine ». Duchateau, Jean-Louis, Marie, comme quoi il connaissait ce dernier et savait qu’il avait été blessé d’un coup de feu reçu le 28 juillet dans le faubourg Saint-Antoine. Il comparut, le 9 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIIIe arrondissement, pour attester connaître parfaitement Frétigny, Cyr, Auguste et « savoir qu’il a été blessé le 28 juillet rue Saint-Antoine ». Il comparut, le 12 avril 1831, devant le maire du (ancien) VIIIe arrondissement, pour attester parfaitement connaître Meunier, Louis, Joseph et « savoir qu’il est sans fortune et qu’il n’a pour tout moyen d’existence que le produit de son travail ». Il comparut, le 9 avril 1831, devant le maire du (ancien) VIIIe arrondissement, pour attester parfaitement connaître Sénéca, Achille, Henry et, sur cette attestation, le maire certifia que Sénéca avait « à sa charge sa femme et trois enfants en bas âge, dont un est infirme ; que le père n’avait pour faire exister sa famille que le produit de son travail, ressource qui lui est enlevée en partie par suite de sa blessure ». Il apostilla ainsi la demande présentée au roi, le 27 août 1831, par Cayrol, Pierre afin d’obtenir la Croix de Juillet en remplacement de la simple médaille qu’il avait reçue : « Nous, soussignés, décorés de Juillet, déclarons que le nommé Cayrol a vaillamment combattu avec nous dans les journées de Juillet et nous supplions Sa Majesté d’avoir la bonté de lui accorder la décoration qu’il réclame et qui est due à la pureté de son patriotisme et à son dévouement à Sa Majesté. » Il reçut un secours de soixante francs et un secours de cinquante francs en 1851, à titre de médaillé de Juillet. Il demeurait 84, rue du Faubourg-Saint-Antoine (83, rue du Faubourg-Saint-Antoine in Archives de Paris VD6 471 n° 5 ; mais bien 84, rue du Faubourg-Saint-Antoine sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39, aussi in Archives nationales F/1dIII/36 et in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension et in Archives de Paris VD3 1-2) en 1830-1831 ; 77, chaussée de Clignancourt en 1850-1851 ; 91, rue du Faubourg-Saint-Martin en 1851. Premier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 24 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 27 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la IIIe classe auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIIIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 105 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 61 ; Archives de Paris VD3 1-2, (ancien) VIIIe arrondissement (1830-1849), paiements faits aux victimes de Juillet sur les fonds de la Souscription nationale (liste de blessés de 3e classe) ; Archives de Paris VD6 471 n° 5, liste des décorés de Juillet auprès du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives de Paris VK3 43 (couverture du dossier Diguet, Victor) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/48 in dossier Cayrol, Pierre ; Archives nationales F/1dIII/53 in dossier Dionis, Emmanuel, Jean, Louis ; Archives nationales F/1dIII/54 in dossier Duchateau, Jean-Louis, Marie ; Archives nationales F/1dIII/55 in dossier Frétigny ; Archives nationales F/1dIII/56 ; Archives nationales F/1dIII/66 in dossier Meunier, Joseph, Louis ; Archives nationales F/1dIII/75 in dossier Sénéca, Achille, Henry ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIIIe arrondissement, blessés de 3e classe ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif de décorés, médaillés, blessés ou combattants de juillet 1830 et veuves de décorés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, courrier en date du 6 décembre 1850, minute 142-147, idem Courrier au ministre de l’Intérieur, en date du 28 janvier 1851, sur une proposition d’accorder à 28 décorés, 119 médaillés, 20 veuves de décorés ou de blessés, 16 blessés de Juillet 1830, 4 femmes de médaillés, 1 orphelin et 1 mère de médaillé décédé, des secours s’élevant ensemble à la somme de 10.875 francs, minutes 159-163, idem, Proposition, en date du 27 novembre 1851, d’accorder à 165 décorés, médaillés, blessés, veuves, ascendants, orphelins, combattants et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 9.610 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 202-204.

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