Genot, Etienne
Biographie
Né vers 1782. Commissionnaire dans les vins. Il fut blessé, le 28 juillet, d’un coup de baïonnette à la lèvre inférieure et eut une dent de cassée. Il était porteur du certificat médical suivant : « Je, soussigné, Loiseau, chirurgien, major en retraite, chevalier de l’ordre royal de la Légion d’honneur, demeurant rue du Faubourg-du-Temple n° 62, certifie que le sieur Genot, Etienne, demeurant rue du Faubourg-du-Temple n° 110, a reçu un coup de baïonnette à la lèvre inférieure, le 28 juillet dernier, dans la rue Saint-Antoine, devant l’église Saint-Paul, d’après le rapport du blessé. » Signé, le 4 septembre 1830 : Loiseau. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, Roch, Louis, coiffeur, âgé de soixante ans, rue des Enfants-Rouges n° 6, d’une part ; Chevance, Pierre, Louis, âgé de soixante-dix, ans, demeurant 5, rue de Ménilmontant, d’autre part. Certifions que le sieur Genot, commissionnaire dans les vins, restant à l’époque rue des Jardins-Saint-Paul n° 3, quartier de l’Arsenal, a été blessé le 28 juillet 1830 à la lèvre inférieure d’un coup de baïonnette, a eu une dent de cassée pour la cause commune et que le témoin Roch l’a reconduit chez lui pour le panser. » Signé, le 13 janvier 1831 : Roch, Louis ; Chevance, Pierre, Louis. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IVe arrondissement. Il reçut, comme combattant, un total de cinquante-cinq francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Le dossier de ses droits fut aussi instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IXe arrondissement et il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Ve arrondissement), sise 10, rue Bourg-labbé puis 6, rue Dalayrac. En 1831, il sollicita la croix et affirmait que ses pièces avaient été enregistrées. Il reçut auprès de la mairie du IVe arrondissement, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de cent vingt francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Le 16 janvier 1832 le maire du (ancien) IXe arrondissement quand il certifia qu’il n’y avait pas identité entre lui et Genot, Alexandre (voir ce nom) donnait comme indications sur Genot, Etienne, qu’il était « ancien marchand de vins, demeurant 3, rue des Jardins, et qui a touché des secours au (ancien) IXe arrondissement et (ancien) IVe arrondissement ». En 1830, il était célibataire. Il demeurait 3, rue des Jardins-Saint-Paul en juillet 1830 ; 27, foire Saint-Laurent, faubourg Saint-Martin en 1831 ; 107 ; puis rue du Faubourg-du-Temple en août 1831 ; 89, rue Saint-Honoré en 1831-1832 sur les listes de la mairie in Archives de Paris VD6 288 n° 7 et in Archives nationales F/1dIII/35 A et aussi en 1832, in Archives nationales F/1dIII/38 A et in Archives de Paris VK3 18, lettre en date du 16 janvier 1832 du maire du (ancien) IXe arrondissement dans le certificat du maire ; mais 110, rue du Faubourg-du-Temple en juillet 1830 et 107, rue du Faubourg-du-Temple en 1831 in Archives de la préfecture de police AA 389. Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IVe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 72 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IXe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 81 (sous le seul nom de Genot) ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, et Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés ; Archives de Paris VK3 18, lettres en date des 13 et 16 janvier 1832 du maire du (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, (ancien) IXe arrondissement, dossier indemnitaires classés et non classés ; Archives nationales F/1dIII/38 A, mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, état par ordre alphabétique des blessés et autres victimes des événements de Juillet, secourus dans la mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, du 8 octobre 1830 au 10 mars 1831, et depuis cette dernière époque jusqu’au 6 avril suivant ; Archives nationales F/1dIII/56 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IVe arrondissement, blessés de 1re classe et aussi même référence liste nominative des personnes pour lesquelles il a été déposé ! »‘diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit jusqu’au 31 décembre 1833, (ancien) IVe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IXe arrondissement, blessés de 1re classe (sous le seul nom de Genot) ; Archives de la préfecture de police AA 389. In Archives de la préfecture de police AA 422, année 1834, dossiers A à Z il y a un Genot, Etienne, né vers 1786 à Lons-le-Saulnier (Jura), sans profession et sans domicile, arrêté le 13 avril 1834, pour troubles, dans les conditions suivantes selon le procès-verbal établi à l’issue de son arrestation : « Arrêté le 13 par le garde municipal Bonnière 1er bataillon, 3e compagnie à Tournon, et Mille, Théodore, caporal à la 4e compagnie, 1er bataillon même caserne. Il était couvert de boue et dans un état d’ivresse presque complet. Quatre lettres signées de lui et par lesquelles il demande des secours à diverses personnes ont été saisies sur lui. » Il était indiqué aussi comme ayant déjà été arrêté, le 27 juillet 1827 pour escroquerie et condamné à six mois le 28 août suivant. Voir l’autre Genot, même adresse ?