Gobert, Nicolas
Biographie
Né le 5 décembre 1780 (le 6 décembre 1780 in Archives nationales F/1dIII/39 ; mais bien le 5 décembre 1780 in Archives nationales F/1dIII/34 et in Archives nationales F/1dIII/38 A) à Cornay (Ardennes). Garçon restaurateur (mais baigneur-pédicure in Archives nationales F/1dIII/39 mais bien garçon restaurateur in Archives nationales F/1dIII/34) ou plus vraisemblablement baigneur aux bains Montesquieu. Le docteur Delanglard, Marie, Edouard (voir ce nom) lui délivra le témoignage suivant : « J’étais occupé à panser les hommes que nous blessaient sans cesse les soldats embusqués dans les maisons du coin de la rue Saint-Nicaise et environ ; j’ai reçu dans mes bras le nommé Nicolas Gobert, âgé de cinquante-six ans, né dans les environs de Reims, marié, professant l’état de baigneur aux bains Montesquieu et demeurant rue d’Argenteuil, n° 40. Ce brave citoyen a été frappé par une balle qui lui a traversé la cuisse gauche vers la région moyenne ; la balle a frappé dans le milieu de la région du muscle couturier et est ressortie vers la région postérieure et interne de la cuisse. J’ai fait transporter ce blessé à l’ambulance que j’avais subitement formée à l’hôtel de Berlin, rue des Frondeurs et, après lui avoir appliqué le premier appareil, je l’ai évacué aussitôt à l’hôpital Beaujon. » Il fut soigné à l’hospice Beaujon, où il fut de ceux que la reine vint visiter. Marié, il reçut un secours de quatre-vingts francs en août et un autre de quarante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Admis dans la 2e catégorie de la 2e classe des blessés, il reçut une indemnité de six cents francs versés sur deux ans. Il reçut, à titre de blessé de la 2e catégorie de la 2e classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il sollicita une place de concierge ou de garçon de bureau dans une résidence royale. En 1835, il était paralysé de la main droite et ne pouvait signer. Sa veuve reçut un secours de quarante francs en 1849, un secours de cinquante francs en 1851 et en 1852, à titre de veuve d’un médaillé de Juillet. Il demeurait 40, rue d’Argenteuil en 1830-1831 ; chez M. l’abbé Paradis, aumônier à l’hospice de Bicêtre en 1849 ; sa veuve, née vers 1776, 9 (sans doute par erreur de l’administration) mais plus sûrement 11, rue de la Bibliothèque en 1850-1851 ; chez M. l’abbé Paradis, aumônier à l’hospice de Bicêtre en 1852. Premier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 24 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 26 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 8, des blessés de Juillet ayant reçu une indemnité temporaire, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont été admis à des secours temporaires (300 fr. pendant deux ans), le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la IIe catégorie de la IIe classe du IIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 69 ; Archives de Paris VD6 121 n° 2, mairie du (ancien) 1er arrondissement, liasse 4 une liste de deux pages en date du 31 juillet 1830 et signée Laroche ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement et par la caisse municipale, pendant le mois de novembre ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (243) citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis en raison de leurs blessures à des secours temporaires basés d’après le jury médical ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/57 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IIe arrondissement, blessés de 2e classe 2e catégorie ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, projet d’accorder à 289 décorés, médaillés, blessés, combattants de Juillet et veuves, etc., rapport approuvé le 26 avril 1849, minute 21 et suivantes, idem minute 26 et suivantes, idem Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet 1830, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 20 mai 1850, minutes 105-109, idem 19 juin 1850, Emploi d’une somme de 705 francs provenant d’allocations non retirées par des décorés ou blessés de juillet 1830, minute 118, idem, Proposition, en date du 6 mai 1851, d’accorder à 153 décorés, médaillés, veuves, combattants et orphelins de Juillet 1830, des secours s’élevant à la somme de 8.025 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 181-184, idem Proposition d’accorder à 128 décorés, médaillés, veuves, ascendants, orphelins et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant à 6.895 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, en date du 19 avril 1852, minutes 217-220.