Gobin, Ferdinand, Jean-Baptiste
Biographie
Né le 15 mars 1802 à Dunkerque. Architecte. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Il fut nommé, par ordonnance en date du 21 février 1831, sous-lieutenant, sur proposition de la Commission des récompenses nationales et affecté au 33e de ligne. Il avait reçu (sous le nom de Gobin, Jean-Baptiste, Ferdinand) trois cents francs auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement, comme secours et somme à valoir sur son indemnité de première mise d’équipements. Sa sœur, Caroline, née le 24 octobre 1796 à Dunkerque (Nord), célibataire en 1848, sollicita devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février l’obtention d’un bureau de papier timbré, « se fondant sur les travaux administratifs de mon père et sur ceux de mon frère, décédé capitaine dans le 14e régiment de ligne », expliquait-elle. Sa demande était apostillée par Paillet, député en 1850, par Delespaul, par le général Ribes, ancien colonel du régiment où avait servi son frère, par le maire du (ancien) Xe arrondissement, par Dutrône, ancien conseiller à la cour d’Amiens. On trouve l’indication suivante sur le dossier de Gobin : « Son père a servi sous la république et l’Empire. A perdu sa position sous la Restauration, a été persécuté et laissé sans ressources avec femme et enfants. Le frère (ou le père illisible ? et alors par erreur) de Mlle Gobin, combattant et décoré de Juillet, est décédé à Paris par suite de maladie contractée en Afrique (décédé capitaine). » Gobin figurait, précisait-elle, sous le numéro 130 des combattants de Juillet qui sont inscrits au ministère de l’Intérieur. En septembre 1850, sa demande étant sans objet, du fait de la dissolution de la Commission, elle demandait la restitution du certificat qu’elle avait fourni, « en raison des apostilles honorables qui y étaient contenues ». Nagel, demeurant 21, rue Lavoisier-Saint-Honoré, fit une demande en son nom auprès du ministre de l’intérieur. Il demeurait 18, rue Mauconseil en 1831 ; Gobin, Caroline demeurait 129, rue de Sèvres en 1848-1850. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Journal militaire officiel, année 1831, premier semestre, Paris, chez Anselin, 1831, p. 235, ordonnance du 21 février 1831 (sous le nom de Gobin, Jean-Baptiste, Ferdinand) ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/33 état des sous-lieutenants nommés sur la présentation de la Commission des récompenses nationales ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/57 in dossier Gobin, Nicolas, Joseph ; Archives de la préfecture de police AA 390. Voir sans doute Gabin, architecte ?