Gobin, Jean-François, dit Petit Jean
Biographie
Né le 23 avril 1807 à Paris. Tourneur-ajusteur-mécanicien. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, et qui nous donne quelques indications sur sa participation à la révolution de Juillet. Il expliquait, dans une lettre du 3 avril 1848, qu’il avait pris part à la Révolution de Février et sollicitait « un emploi de gardien dans l’organisation du nouveau service de sécurité de la capitale ou une place quelconque qui le mette à même de suffire à l’existence de sa femme et de la sienne, vu l’infirmité grave dont il est atteint par suite de deux amputations en se consacrant avec dévouement au maintien de la république et au bonheur de son pays ». Il avait été blessé, dans son métier est-il précisé ailleurs, chez Bellet et Pecqueur, et amputé de deux doigts. Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Je, soussigné, certifie que le sieur Gobin, Jean-François travaillait chez moi à la révolution de 1830, qu’il s’est battu pendant les trois journées des 27, 28 et 29 juillet ; qu’il avait obtenu des certificats l’attestant, certificats qu’il a égarés en 1832. Je certifie aussi qu’il est habile tourneur et bon ajusteur. » Signé, le 3 avril 1848 : Pecqueur, demeurant dans le quartier Popincourt, et avec qui il avait travaillé chez Margosa, mécanicien rue de Ménilmontant. Toute décision fut annulée faute de titres présentés. Il fut convoqué une dernière fois le 13 octobre 1848 ; la lettre de convocation fut renvoyée à la Commission avec l’indication : Parti on ne sait où. Il s’était marié en 1833 à la mairie du (ancien) VIe arrondissement de Paris et avait perdu un fils. Il demeurait 56, rue de Ménilmontant en 1848. Archives de la préfecture de police AA 390.