Gouvrit, François
Biographie
Né le 8 juillet 1791 à Bourcefranc-le-Chapus (Charente-Maritime). Ancien canonnier, ayant servi de 1810 à 1820, il était porteur du certificat suivant, à en-tête du corps royal d’artillerie, bataillon des pontonniers : « Le chevalier Chapuis, chef de bataillon d’artillerie, commandant les pontonniers, employé à la défense de la place de La Fère, certifie à tous ceux qu’il appartiendra que le nommé Gouvrit, François, pontonnier à la 2e compagnie dudit bataillon, mérite des éloges pour la conduite courageuse qu’il a tenue devant l’ennemi pendant le siège et le blocus de La Fère. Certifie en outre que dans les moments difficiles, où le mauvais exemple était à craindre, ce brave militaire est resté fidèle à son devoir au roi et à la gloire du nom français. » Signé, à La Fère, le 17 décembre 1815 : Chapuis. En juillet 1830, il était ouvrier raffineur de sucre. Il fut blessé d’un coup de feu reçu à la jambe, alors qu’il servait une pièce de canon pendant l’attaque de la caserne de Babylone. Il était porteur du certificat médical suivant : « Je, soussigné, médecin patenté, certifie que le nommé Gouvrit, demeurant rue des Vieilles-Tuileries n° 44, a été blessé à la jambe droite vers le tibia inférieur, région antérieure, ayant sur cette partie une plaie d’un pouce de diamètre. Cette plaie a été faite le 29 juillet dernier à l’affaire de la caserne de Babylone est encore compliquée d’inflammation et de suppuration. » Signé, le 31 août 1830 : Lignac. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Après la prise des Tuileries, se présenta à moi sur la place du Carrousel un généreux citoyen nommé Gouvrit, atteint d’un coup de feu à la jambe. Dans ce moment, je ne puis que lui donner mon nom pour qu’il vînt me retrouver. Aujourd’hui, je serai heureux si mon attestation pouvait faire accorder à ce brave les soins et la récompense que réclame sa blessure. » Signé : Bosquet (voir Bosquet, Pierre, Joseph, François), élève de l’Ecole polytechnique. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que le sieur Gouvrit, ouvrier raffineur, demeurant rue des Vieilles-Tuileries n° 44, a été blessé à la jambe lorsqu’il servait à une pièce d’artillerie à la prise de la caserne de Babylone et que depuis ce temps il a été incapable de vaquer à ses travaux. » Signé, le 9 août 1830 : Clermont, J., V., ex-élève de l’Ecole de médecine, premier servant de la pièce. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, élève de l’Ecole polytechnique, déclare que le sieur Gouvrit, ex-canonnier, actuellement ouvrier raffineur, demeurant rue des Vieilles-Tuileries n° 44, a été blessé à l’attaque de la caserne de Babylone, lorsqu’il servait une pièce d’artillerie avec courage et dévouement. Je certifie en outre que malgré sa blessure il n’en n’a pas moins, fidèle à son poste, continué un service actif. » Signé, le 12 août 1830 : Kerris (voir ce nom), élève de l’Ecole polytechnique. Le quatrième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, régisseur de la maison rue des Vieilles-Tuileries n° 44, appartenant à M. Bureaux, agent de change, certifie que le sieur Gauvrit (sic) habite dans la maison et que depuis le 29 juillet dernier il n’a pu vaquer à son travail ordinaire, pour cause d’une blessure qu’il reçut à la caserne de Babylone. » Signé, le 5 septembre 1830 : Rambouillet. Suite à sa blessure, il resta plusieurs mois sans travailler. Marié et père de famille, il reçut un secours de quatre-vingts francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Il reçut, après la révolution, un total de deux cent quatre-vingt-quatorze francs de secours auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement (sous le nom de Gouvrit, François sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel). Il sollicita une place de concierge ou de surveillant dans un des châteaux, parcs ou jardins du roi. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné (sous le nom de Gouvry, François), donna, le 22 mars 1831, la conclusion suivante : « A montré une très légère excoriation à la partie antérieure et inférieure de la jambe droite, excoriation qu’il attribue à un coup de feu, circonstance qui, fût-elle prouvée, ne lui donnait aucun droit à une récompense nationale. En conséquence nous estimons que le susnommé n’a aucun droit à une récompense nationale. » La demande de pension qu’il avait présentée fut, en conséquence, rejetée. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Sa médaille lui fut délivrée le 23 juin 1831 et son brevet le 20 août de la même année (il signa le récépissé de remise de ses médaille et brevet de son nom de Gauvrit). Il demeurait 44, rue des Vieilles-Tuileries en 1830-1831 (mais 45, rue des Vieilles-Tuileries in Archives nationales F/1dIII/36 ; mais bien 44, rue des Vieilles-Tuileries in Archives nationales F/1dIII/38 A). Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du Xe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 84 ; Archives de Paris Vbis7K4 2 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille Xe arrondissement ; Archives de Paris Vbis7K4 4, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives de Paris VD6 545 n° 3 (liste des médaillés du [ancien] Xe arrondissement, sous le nom de Gouvrit, François) ; Archives de Paris VK3 47 in dossier Lenaux ou Lenoux, Pierre (où son nom est sur une liste de blessés du (ancien) Xe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés et non blessés du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (206) citoyens qui quoique non blessés dans les journées de Juillet ont prétendu au bénéfice des articles 5 et 6 de la loi du 13 décembre (sous le nom de Gouvry, François) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/57 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) Xe arrondissement, blessés de la 1re classe.