Gravaser fils

Biographie


En 1831, il écrivit dans ces termes au roi : « […] Ayant combattu le 29 juillet à la caserne de Babylone et ayant reçu une blessure à la jambe droite, alors j’allai me mettre de côté pour me soigner. Lorsque la porte fut enfoncée de boulets de canon, j’oubliai mon mal et j’entrai, le septième. Apercevant un pauvre malheureux Suisse qui mettait une vieille blouse pour se sauver alors en me voyant il se met à genoux pour me demander la liberté. Alors je lui dis Mon brave ce nest pas du sang quil me faut, cest des armes et comme j’avais une mauvaise casquette sur la tête je la lui donne et un méchant tablier que lui donne aussi. Il avait l’air d’un ouvrier et nous nous sommes en allés comme ça. Enfin il m’a embrassé en m’appelant son libérateur et je me suis en allé chez nous rue du Bac, n° 124. Parce que je suis chez une papetière pour ne pas qu’elle me renvoie de chez elle, je n’ai rien dit et je me suis soigné moi-même mais parce que nous avons fait de la charpie et tout le matin j’étais au puits avec l’eau fraîche je me pansais et je mettais de la charpie. […] Je n’ai rien dit à personne. Et comme j’ai appris qu’il y avait des personnes qui recevaient de l’argent, je n’ai pas voulu en demander mais si je prends la liberté de vous écrire ce n’est pas pour vous demander de l’argent c’est pour que vous m’accordiez une croix d’honneur selon que j’ai mérité […] » Il demeurait 124, rue du Bac en 1831. Archives nationales F/1dIII/57.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.