Gretard, Jean-Claude

Biographie


Né le 18 octobre 1785 à Auxonne (Haute-Saône). Négociant. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Il signa il signe bien Grédard, le 15 novembre 1830, le certificat suivant en faveur de Poilliot, Denis : « Nous, soussignés, certifions et attestons que le nommé Poillot, Denis (sic), demeurant rue Saint-Anastase n° 3, s’est trouvé dans la journée du 27 juillet dans la soirée, près le temple des protestants, où étaient les cuirassiers de la garde royale ; qu’il y a jeté des cailloux avec des camarades, mais qu’ayant été poursuivis, ils se sont retirés dans les allées, où ils ont attendu la nuit ; qu’ensuite ils les ont assaillis de nouveau avec un homme en blouse, qui était à leur tête et qui déployait devant l’ennemi le plus grand courage par son exemple et son intrépidité ; ayant été de nouveau chargés, ils ont rentré dans leur première retraite, d’où ils ont observé l’ennemi jusqu’à minuit passé, qui s’étant retiré, le dénommé s’est aussi retiré avec ses camarades ; que le 28 juillet, il a désarmé plusieurs soldats qui rentraient à la caserne de l’Ave Maria, qu’il a distribué plusieurs fusils aux braves qui s’armaient pour la liberté, qu’il s’était emparé du cheval du colonel du 50e de ligne, conduit par un soldat qu’il a aussi désarmé et auquel il a remis le cheval, ne pouvant le conserver, qu’il s’est parfaitement distingué au coin de la rue du Perche, en se battant contre la garde royale, que dans cet endroit il avait pour chef le brave surnommé capitaine La Blouse, dont il est impossible de faire l’éloge tant sa conduite est admirable dans cette occasion et dans plusieurs autres, qu’il nous avait placés près du tourniquet Saint-Jean, crainte d’être surpris pendant qu’il faisait former une barricade au coin de la rue du Perche et monter des pavés dans les premiers étages des maisons. Le dénommé ayant entendu la fusillade à la place de Grève, il est descendu sous l’arcade Saint-Jean, où il est resté à combattre jusqu’à ce qu’il eut épuisé ses munitions, et ensuite revenu près du capitaine La Blouse, où il s’est distingué dans la rue Saint-Antoine, contre la garde royale qui venait du faubourg Saint-Antoine et qui a été forcée à la retraite. Ensuite, le dénommé s’est transporté au bas de la rue de la Tixéranderie, où il a montré le plus grand dévouement à la cause de la liberté, en affrontant tous les dangers mais qu’ayant reçu dans la soirée un coup de feu au cordon testiculaire droit, il a été obligé à regret de quitter ses camarades, ayant été ramené par [Mougey et Bérard] dans sa maison, où il a été pansé le même soir par un médecin. Enfin, les soussignés, pour rendre hommage à la vérité et au mérite de ce brave, croient devoir dire que nul homme n’a plus mérité de la patrie et que ce serait le plus bel acte de justice de lui décerner les plus nobles récompenses. Il déclare aussi qu’avec le capitaine la Boulse il a vu un chef qui avait un chien et qui avait plusieurs hommes sous ses ordres mais il n’a pas l’avantage de le connaître ; il s’est aussi montré le plus zélé partisan de la plus noble cause. » En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de Gredard, Jean-Claude), auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il signa, le 5 octobre 1831, sous le nom de Grédard, demeurant 3, rue Neuve-Sainte-Anastase le certificat suivant en faveur de Bornat, Claude, qui tentait de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants sise rue Bourg-Labbé : « Nous, soussignés, citoyens domiciliés à Paris, tous combattants dans les mémorables journées de Juillet, certifions et attestons, comme ayant participé aux faits mentionnés dans l’exposé ci-dessus, que le sieur Bornat, Claude […], que nous connaissons comme camarade et ami, a montré dans les journées de la révolution de juillet 1830 autant d’intrépidité que d’humanité dans toute sa conduite ; que tout ce qui est relaté dans sa lettre à messieurs les membres de la Commission des récompenses nationales est d’une exacte vérité, qu’il a affronté les plus grands dangers partout où il a combattu. Nous affirmons en outre que sa modestie a pu, seule, l’empêcher de solliciter dans les premiers temps la décoration et les récompenses dont il s’est rendu digne. En foi de quoi, nous lui avons délivré, avec une vive satisfaction, le présent certificat, pour lui servir auprès de messieurs les membres de la Commission des récompenses nationales et comme un témoignage sincère de notre estime. » Sa veuve, née Fournier, reçut un secours de quarante francs en 1849, un secours de cinquante francs en 1850, un secours de quarante francs en 1851, un secours de cinquante francs en 1852, à titre pourtant de veuve (quatre fois) d’un médaillé de Juillet. Il demeurait 2, rue Neuve-Sainte-Anastase en 1831 (mais 3, rue Neuve-Sainte-Anastase in Archives nationales F/1dIII/36, in Archives nationales F/1dIII/82 et in Archives de la préfecture de police AA 373 in dossier Bornat, Claude) ; sa veuve, 8, rue Jarente au marché Sainte-Catherine en 1849 ; 7, chaussée des Minimes en 1850 ; 9, chaussée des Minimes en 1851-1852. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) IXe arrondissement ; Archives de Paris VD6 482 n° 3, mairie du (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées à la mairie du (ancien) IXe arrondissement jusqu’au 15 mars 1831, aux blessés, non blessés, veuves, orphelins, ascendants et sous-lieutenants, par suite des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 (sous le nom de Gredard) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/72 in dossier Poillot, Denis ; Archives nationales F/1dIII/82, état des personnes résidant dans l’étendue du (ancien) IXe arrondissement de Paris, qui ont obtenu la médaille de Juillet et auxquelles, à l’occasion des trois journées de Juillet, il a été accordé une somme de vingt-cinq francs (sous le nom de Gredard, Jean-Claude) ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, projet d’accorder à 289 décorés, médaillés, blessés, combattants de Juillet et veuves, etc., rapport approuvé le 26 avril 1849, minute 21 et suivantes, idem minute 26 et suivantes (sous le nom de Grédard, Jean-Claude), idem Proposition, en date du 18 juin 1850, d’accorder à 194 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, des secours s’élevant à la somme de 10.390 francs, minutes 110-116 (sous le nom de Grédard, Jean-Claude), idem, Proposition, en date du 6 mai 1851, d’accorder à 153 décorés, médaillés, veuves, combattants et orphelins de Juillet 1830, des secours s’élevant à la somme de 8.025 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 181-184 (sous le nom de Grédard, Jean-Claude), idem Proposition d’accorder à 130 décorés, veuves et blessés de juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 225-229, en date du 19 juin 1852 (sous le nom de veuve Gredard, née Fournier) ; Archives de la préfecture de police AA 373 in dossier Bornat, Claude.

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