Grétré, Pierre, Etienne

Biographie


Propriétaire. Le 6 décembre 1831, il adressa la lettre suivante au ministre de l’Intérieur afin de solliciter la décoration de Juillet : « […] A l’honneur de vous exposer qu’habitant la ville de La Charité-sur-Loire lors de la révolution de Juillet, il fut convoqué pour se rendre à la mairie, le 29 juillet, afin d’assister à la délibération qui devait être prise relativement aux événements qui se passaient alors. Qu’ayant été consulté il ne craignit pas de dire qu’il n’y avait qu’un seul parti qui dût être pris spontanément en France, que partout sans attendre d’autre impulsion que son patriotisme, on devait arborer le drapeau tricolore et former des gardes nationales sous ses heureux auspices quoique la proposition ne fut pas accueillie à ce moment-là par ses concitoyens ; les événements qui suivirent ne tardèrent pas à la faire mettre à exécution. Si Charles X eût été victorieux, il eût payé cher sa proposition. C’est donc en récompense du patriotisme qu’il a montré qu’il ose solliciter de vous, monsieur le ministre, la décoration donnée aux braves de Juillet. Dans l’espoir que cette justice lui soit rendu, il a l’honneur etc. » Sa lettre était apostillée ainsi par le maire de la ville de La Charité : « Le maire de la ville soussigné déclare que les faits énoncés dans la pétition sont de toute vérité ; qu’en effet le 29 juillet dans la soirée les principaux habitants de la ville réunis hôtel de la mairie pour délibérer sur les événements dont on n’avait encore qu’une très faible connaissance, M. Pierre, Etienne Grétré annonça avec autant de franchise que de loyauté que le seul moyen d’empêcher la guerre civile en France était de faire connaître l’horreur que les ordonnances de Charles X devaient inspirer à tout cœur vraiment français et de former de suite une garde nationale sous l’égide du drapeau tricolore. J’atteste de plus que M. Pierre, Etienne Grétré ayant sa résidence à La Charité n’a cessé de donner des preuves de patriotisme, de son amour pour l’ordre et les lois. » Signé le 16 novembre 1831 : Pillien. Par délibération, en date du 10 janvier 1832, la Commission décida à l’unanimité que les faits avancés n’étaient pas suffisants pour donner lieu à décerner une décoration. Grétré demeurait à Cosne (Nièvre) en 1830. Archives nationales F/1dIII/80, Nièvre.

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