Grosjean, Philippe
Biographie
Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Ve arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, patentés et gardes nationaux du (ancien) Ve arrondissement, certifions que le sieur Philippe Grosjean, ancien militaire, demeurant à Paris, rue du Petit-Carreau n° 32, s’est, dans les mémorables journées des 27, 28 et 29, distingué tant par son dévouement à servir la cause de la liberté que par les soins que ce brave et vieux soldat, ainsi que sa famille, ont donné aux victimes de ces glorieuses journées. Sous tous les rapports, il mérite la justice qu’il a en vain réclamée sous le règne précédent. » Signé, le 10 août 1830 : Esnault, marchand de vins, demeurant 29, rue du Petit-Carreau ; Cholet, demeurant 5, rue Neuve-Saint-Sauveur ; Lacour, marchand de bois, demeurant 32, rue du Petit-Carreau ; Bocquet, sergent de chasseurs ; Duchesne, grenadier du 3e bataillon ; Grave, demeurant 36, rue du Petit-Carreau ; Heuvey, marchand de vins, demeurant 22, rue Thévenot ; Garnier, demeurant 32, rue du Petit-Carreau ; Lamotte, demeurant 32, rue du Petit-Carreau ; Courcier, marchand tapissier, demeurant 32, rue du Petit-Carreau ; Miné ou Minet. Il signa, le 29 novembre 1831, le certificat suivant en faveur de Moyaux, Adolphe, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, propriétaires patentés et autres, demeurant à Paris, rue du Petit-Carreau et autres de la capitale, déclarons bien et personnellement connaître M. Moyaux, Adolphe, horloger, demeurant aussi à Paris, rue du Petit-Carreau n° 32, à l’époque des événements de juillet 1830, pour un bon et honnête citoyen, de conduite, vie et mœurs irréprochables et auquel nous nous sommes fait un devoir autant qu’un plaisir de délivrer un certificat de la conduite distinguée qu’il a tenue pendant les trois glorieuses et immortelles journées de cette époque mémorable, pour lui servir auprès de vous et lui obtenir la Croix de Juillet, que, par ses exploits, il a si bien méritée. Tombé malade après de dépôt de sa demande et de notre certificat entre vos mains, messieurs, et forcé de quitter Paris pendant longtemps pour se rétablir d’une longue et douloureuse maladie, M. Moyaux reçut de vous et de la mairie de son arrondissement deux lettres pour se présenter et personne ne paraissant pour lui, il fut non seulement mis de côté, malgré d’incontestables droits, mais lors de son retour, la Commission, ayant terminé ses travaux, ne put lui rendre ses titres. C’est pour quoi, nous, soussignés, pleinement convaincus de sa bravoure, de son dévouement pendant les trois jours et des périls auxquels il s’est volontairement exposé en ne cessant de combattre pour le triomphe des libertés publiques, lui avons délivré pour vous être présenté le présent comme un hommage dû à la vérité plus qu’un témoignage de notre estime particulière. Daignez, messieurs, y avoir tout égard, lui accorder la Croix de Juillet, qu’il réclame comme la seule récompense digne de lui et qui aurait dû lui être accordé sur l’examen de ses pièces en son absence même et n’ayant reçu aucune des gratifications pécuniaires accordées aux combattants de ces jours d’éternel souvenir. » Il demeurait 32, rue du Petit-Carreau en 1831. Archives de la préfecture de police AA 391 ; Archives de la préfecture de police AA 404 in dossier Moyaux, Adolphe.