Gruet, Adon, Thomas, Jean-Baptiste

Biographie


Né le 16 décembre 1790 dans la paroisse de Saint-Firmin-le-Confesseur à Amiens (Somme), fils de Gruet, François, Firmin, Thomas, garçon perruquier, et de Herbet, Marie, Jeanne, Thérèse, Reine (ou Herbert, Marie, Jeanne, Thérèse Remie dans lacte de mariage de son fils), son épouse. Ancien soldat de l’Empire, il perdit un œil à la bataille de Waterloo, devenu menuisier en 1830. Il fut blessé d’un coup de monture de sabre, qui lui fit perdre l’œil qui lui restait, le 28 juillet alors qu’il combattait sur le boulevard Montmartre. Il reçut un secours de soixante francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il était porteur des deux certificats suivants. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Gruet habite notre maison, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève n° 52, depuis l’espace de quinze mois en qualité d’ouvrier menuisier et qu’il a toujours travaillé de son état avec assiduité et qu’il voyait très clair de l’œil gauche mais depuis le 28 juillet, jour de la grande semaine où il a reçu un coup sur cet œil en combattant pour la liberté depuis cette époque il se trouve privé de la lumière du jour et dans l’impossibilité de pouvoir travailler. » Signé, le 18 mars 1831 (pour les noms lisibles) : Cirode (il signe bien Cirode) ; Leschevin ; Pailliette ; Naigeon ; Rousseau ; Martin ; Bugnet ; Dagand ; Leblanc ; Noël, relieur ; Hulin ; Chevallier. Le second certificat, ainsi rédigé : « Je certifie avoir occupé M. Gruet de son état de menuisier et que dans la journée du 27 juillet 1830 j’ai été chez lui et qu’il était occupé à me réparer un coffre à optique, qu’il n’a pas pu finir vu que le lendemain il ne voyait pas clair, dont il m’a déclaré avoir été blessé au combat, ce qui m’a mis dans une grande inquiétude. » Signé, le 11 mars 1831 : Garnier, brocanteur, demeurant 3 bis, chaussée du Maine. Le 26 février 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement, comparurent : Moulin, François, né vers 1798, jardinier, demeurant 30, rue de Larochefoucault ; Choque, Nicolas, né vers 1769, journalier, ex-lieutenant des douanes, demeurant 28, rue de la Tannerie ; Cirodde, Pierre (il signe bien Cirodde), né vers 1792, couverturier, demeurant 52, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève ; Froteau, Etienne, François, couverturier, né vers 1798, demeurant 74, rue Saint-Victor. Ils déclarèrent connaître parfaitement Gruet, Adon, Thomas, Jean-Baptiste « marchandeur en bâtiment […] savoir les sieurs Moulin et Choque qu’il a combattu le 28 juillet et a reçu un coup de monture de sabre sur l’œil gauche au boulevard Montmartre et les sieurs Cirodde et Froteau qu’ils ont vu ramener, le soir, le dit sieur Gruet à son domicile, la tête enveloppée d’un appareil ». Il est répertorié (sous le numéro 720) dans la liste des demandes de secours posées auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, après la révolution. Il reçut un secours de seize francs, le 2 février 1831, un secours de seize francs, le 9 février 1831, un secours de seize francs, le 16 février 1831, un secours de seize francs, le 23 février 1831, un secours de seize francs, le 2 mars 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 18 mars 1831, un secours de cinquante francs, le 14 mai 1831, à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il produisit un certificat d’indigence. Il fut ajourné, par décision du jury médical de la Commission des récompenses nationales, en date du 8 mars 1831, puis admis dans la 6e classe des blessés, par décision de ce même jury, en date du 15 mars 1831 (sous le nom de Gruet, Adam, Thomas sur les listes du Moniteur universel), et pensionné de six cents francs. Victime d’une injustice particulièrement cruelle, il fit parvenir, le 16 mai 1831, la lettre suivante (le nom du destinataire n’apparaît pas) : « Monsieur. Après les événements de juillet, j’ai été plusieurs fois en rapport avec la Commission du (ancien) XIIe arrondissement, chargée des récompenses nationales. Vous savez que je suis un vieux soldat de Bonaparte, que j’ai été blessé à Waterloo, où j’ai perdu l’œil droit. Nous autres, de la Grande Armée, nous sommes toujours là pour notre pays. Au mois de juillet, j’étais à la tête des combattants au Palais-Royal, sur les boulevards, partout où l’action était la plus vive. Là encore j’ai été blessé, maintenant je suis aveugle. Tous ces faits ont été prouvés devant la Commission. J’ai comparu devant le jury médical, qui a connu et jugé de mes blessures. Je suis inscrit pour la pension de six cents francs. Voilà ce qu’a fait pour moi le jury médical. Mais les personnes chargées d’assigner les récompenses honorifiques ont décidé autrement. Elles ont sans doute pensé que celui qui avait assez fait pour obtenir la pension de six cents francs n’avait point fait assez pour obtenir la décoration de Juillet. Ceci n’est point un reproche c’est simplement l’exposé d’un fait que tout le monde peut juger. Si c’est un oubli de mes droits, pourquoi ne l’a-t-on pas réparé puisqu’on devait publier une liste supplémentaire des citoyens qui méritaient la Croix de Juillet ? Pourquoi n’y a-t-on pas inscrit mon nom ? J’ai pris, Monsieur, la liberté de vous adresser cette lettre en forme de réclamation, à vous qui étiez avec nous à Waterloo et qui pouvez mieux que personne juger et sentir ce que doit souffrir un vieux soldat qui se voit négliger lorsque ses droits ont été hautement et publiquement reconnus. » Il avait épousé Sené, Marie, Louise, Mathilde, Eléonore, le 8 avril 1818 à Lihons (Somme) ; sur l’acte de mariage, Sené, Marie, Louise, Mathilde, Eléonore est indiquée comme née le 24 ventôse an VII, fille de Sené, Didier, faiseur d’aiguilles, et de Lengellé, Marie, Louise, Suzanne. La Gazette des tribunaux, en date du 1er janvier 1837, publia l’information suivante : « Les sieurs Gruet-Adon et Vermont, fabricants de chaussons, 7, rue des Sept-Voies ont été arrêtés hier : ils sont inculpés de propos offensants pour la personne du roi tenus au moment de l’attentat (de Meunier, qui tira un coup de fusil contre Louis-Philippe, N.D.A.). Ce matin ils ont été conduits à La Force. » Ses deux enfants, Jean-Baptiste, Auguste, né le 27 novembre 1819 à Lihons (sous le nom de Grenet, Jean-Baptiste, Auguste fils de Grenet, Adon, Thomas, Jean-Baptiste et Sené, Marie, Louise, Mathilde, Eléonore), et Marie, Eléonore, Séverine, née le 16 mai 1821 à Lihons (sous le nom de Grenet, Marie, Eléonore, Séverine, fille de Grenet, Jean-Baptiste et Sené, Marie, Eléonore), furent considérés comme orphelins de Juillet et pensionné de sept cents francs (il a pourtant bien trois enfants in Archives de Paris VD3 1-2 : Jean-Baptiste, Auguste ; Marie, Eléonore, Séverine ; Hippolyte, Auguste mais né le 14 août 1830 in Archives nationales F/15/2557-2559 état officiel des orphelins et il sappelle Guet ! comme dans Tableau des pensions). En 1831, la Commission de surveillance spéciale des orphelins et orphelines de Juillet rapportait au sujet de Marie, Eléonore, Séverine qu’aucune décision n’avait été prise à son égard, que son père était marchand de vins et vivait 54, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève, depuis dix ans en concubinage avec une autre femme ; que sa mère vivait 63, chaussée du Maine, en concubinage avec un sieur Dangolier, nourrisseur, et dont elle avait un enfant ; que sa mère désirait garder sa fille auprès d’elle et l’envoyait à l’école. La même commission rapportait au sujet de Jean-Baptiste, Auguste, qu’il était chez sa grand-mère à Lyons (Somme). Marie toucha trois cents francs de frais de trousseau en 1833 et il fut dit à son sujet : « La position de cette jeune personne, chez ses parents, était tellement à déplorer que monsieur le maître des requêtes a dû solliciter son entrée dans un établissement public. » Jean-Baptiste, Auguste fut confié à sa grand-mère ; à l’âge de seize ans, Jean-Baptiste était toujours confié à sa grand-mère, et était élève dans l’institution Sainte-Barbe. Par un testament en date du 1er mai 1832, le baron Chambon, Claude, Gaudérique, Joseph, Hiérome, ancien commissaire ordonnateur des armées sous l’Empire, demeurant 11, rue du Petit-Vaugirard, « applaudissant aux principes qui ont dirigé la révolution de Juillet et voulant lui rendre un hommage durable » fit un legs en faveur de vingt orphelins ou orphelines du (ancien) Xe arrondissement, de quatre du (ancien) XIe arrondissement et de trente du (ancien) XIIe arrondissement, laissant, pour chacun d’entre eux, une somme de six mille francs (sans qu’on connaisse les critères de sélection choisis à l’établissement de la liste). Quand le baron Chambon mourut, le 26 septembre 1833, le testament fut attaqué par ses neveux, sous le prétexte que « le défunt aurait eu en les dépouillant de son héritage, cédé à des sentiments d’inimitié et de colère ». Puis, finalement, ces neveux se désistèrent, ouvrant alors les droits des orphelins. Jean-Baptiste, Auguste et Marie, Eléonore, Séverine furent deux d’entre eux. Pour chacun des orphelins la somme fut convertie en deux cent cinquante-six francs de rente à 5 %. Par décision de la Commission, en date du 28 juin 1833, Marie, Eléonore, Séverine fut placée dans la pension de Mme Collange, 10, rue de la Gaîté, à la barrière Montparnasse à Montrouge, pour un prix annuel de pension de quatre cent vingt-cinq francs : « Il y avait à la fois nécessité de la soustraire aux mauvais exemples qu’elle avait sous les yeux lorsqu’elle était chez sa mère et de pourvoir à son éducation. » Le 1er septembre 1835, une lettre du maire du XIIe arrondissement faisait savoir au sujet de Marie, Eléonore, Séverine : « Je viens d’être instruit qu’une orpheline de Juillet du XIIe arrondissement, Marie, Eléonore, Séverine, Gruet, âgée de quatorze ans, s’est échappée dimanche dernier 30 août, vers trois heures après-midi de chez madame Collange, maîtresse de pension à Montrouge, où elle a été placée par décision de la Commission municipale du 1er juillet 1833. Dans la matinée, elle pria madame Collange de la laisser aller chez sa mère, pour faire ses adieux à son frère, qui retournait à Lihons-en-Santerre où il demeure. Elle reçut la permission de s’absenter jusqu’à deux heures et rentra très exactement, mais, vers trois heures, elle disparut, emportant une partie de ses effets. Madame Collange se transporta de suite chez la femme Gruet, sa mère, qui vit maritalement avec le sieur Etienne, nourrisseur, chaussée du Maine, n° 63 [Gruet était donc décédé à cette époque ? le fait est dautant plus probable que le grand-père Sené est indiqué comme le tuteur des enfants Gruet, N.D.A.] ; elle n’y trouva que le sieur Etienne, qui parut très étonné de la fuite de la jeune Gruet et jura qu’il ne savait rien sinon qu’il y avait peu d’instants la femme Gruet était partie pour conduire son fils. Il ajouta que sans doute elle les faisait partir ensemble et que si elle envoyait sa fille dans ce pays elle en ferait un mauvais sujet. Le placement de la jeune Gruet dans une pension a eu lieu contre le gré de sa mère, qui, plusieurs fois, a fait des démarches pour l’en faire sortir, et tout porte à croire qu’elle est l’auteur de cette évasion et que, en effet, la jeune Gruet est partie avec son frère pour Lihons-en-Santerre, où demeure son aïeul, le sieur Sené, fabricant d’aiguilles. » Le préfet de la Seine, le 12 décembre 1835, informait le ministre dans ces termes : « J’ai l’honneur de vous informer que la Commission municipale, après avoir donné toute son attention à cette affaire, a décidé qu’il n’y avait pas lieu de consentir à ce que la jeune Gruet restât confiée plus longtemps aux soins de son aïeul. La commission ne doute pas qu’il ne soit animé de bonnes intentions à l’égard de cet enfant mais elle pense qu’il ne peut trouver dans le lieu qu’il habite les moyens de faire donner à la jeune Gruet l’éducation que la Commission désire qu’elle reçoive. Elle en trouve une preuve dans le frère de cette orpheline qui, depuis qu’il a été confié aux soins du sieur Sené, n’a pas reçu l’instruction qui lui aurait été donnée s’il fût resté confié aux seuls soins de la Commission. La Commission pense encore que le séjour de la jeune Gruet dans une maison où travaillent constamment des ouvriers présente de graves inconvénients et la soustrairait à la surveillance active dont elle doit être l’objet. La Commission municipale insiste d’autant plus sur le retour de la jeune Gruet qu’elle peut disposer en ce moment d’une place à trois cents francs dans la maison d’éducation du passage Saint-Pierre [dans le faubourg Saint-Antoine, N.D.A.] où cette orpheline sera placée convenablement sous la double surveillance de la Commission et de l’administration des hospices de Paris. » Le 14 janvier 1836, le préfet de la Somme informait le ministre de l’Intérieur de l’issue de sa démarche pour tenter de faire raccompagner la jeune Gruet vers la maison d’éducation : « Les observations que contenait votre lettre, monsieur le ministre, et qui ont été communiquées aux parents de la jeune Gruet, ont produit l’heureux résultat qu’on en devait attendre. Monsieur le sous-préfet de Péronne m’informe aujourd’hui d’après une lettre de monsieur le maire de Lihons, en date du 7 courant, que les parents de la jeune Gruet ont compris combien était juste la réclamation de la Commission municipale et combien dans l’intérêt de leur parente, il leur importait d’y souscrire. Ils auraient aussitôt obéi à l’invitation qui leur a été faite de reconduire la jeune Gruet à Paris si une affection nerveuse et convulsive dont cette enfant éprouvait les accès n’était venue différer leur départ. Toutefois les parents avaient décidé qu’elle partirait vers le 11 de ce mois pour Paris accompagnée de son aïeul. » En 1838, elle suivait toujours son apprentissage. Dans sa séance du 5 avril 1840, la Commission municipale des orphelins de Juillet décidait d’allouer quinze francs à Mme Lion, lingère, rue Saint-Denis au coin de la rue Saint-Sauveur, pour le prix de quelques objets d’habillement fournis à Marie, Eléonore, Séverine ; de la même manière, cent douze francs et cinquante centimes à M. Tarlet, instituteur, 29, rue d’Orléans-Saint-Marcel, pour trois mois de pension d’Hippolyte, Auguste (il a changé de prénoms ?), confié à son établissement par décision en date du 30 avril 1838 ; de la même manière, quinze francs et trente centimes pour le prix de chemises payé par M. Tarlet pour le même Hippolyte, Auguste. Dans sa séance du 1er juillet 1840, la Commission municipale des orphelins de Juillet décidait d’allouer cent douze francs et cinquante centimes à M. Tarlet, instituteur, 29, rue d’Orléans-Saint-Marcel, pour trois mois de pension d’Hippolyte, Auguste, et trente-six francs pour ses frais d’habillement. De même dans sa séance du 11 septembre 1840 mais neuf francs et cinquante centimes pour le remboursement de frais de chaussures et autres objets ; de la même manière la somme de cent francs à Drancy, cordonnier, 22, rue du Fer-à-Moulin, époux de Gruet, Marie, Françoise, beau-père d’Hippolyte, Auguste, pour des dépenses extraordinaires de maladie et de vêtements. Dans sa séance du 7 janvier 1841, la Commission municipale des orphelins de Juillet allouait toujours cent douze francs et cinquante centimes à M. Tarlet, instituteur, 29, rue d’Orléans-Saint-Marcel, pour trois mois de pension d’Hippolyte, Auguste et ajoutait six francs pour le remboursement de frais de chaussures et trois francs pour des frais de lunette par lui avancés. Dans sa séance du 8 juillet 1841, la Commission municipale des orphelins de Juillet allouait toujours cent douze francs et cinquante centimes à M. Tarlet, instituteur, 29, rue d’Orléans-Saint-Marcel, pour trois mois de pension d’Hippolyte, Auguste, et six francs pour des frais de chaussures. De même dans ses séances du 21 octobre 1841, du 20 janvier 1842, toujours cent douze francs et cinquante centimes à M. Tarlet, pour trois mois de pension d’Hippolyte, Auguste. La même chose dans sa séance du 21 avril 1842, somme à laquelle neuf francs pour des frais d’entretien du trousseau de l’enfant. Dans sa séance du 21 mai 1842, la Commission municipale des orphelins de Juillet allouait trois cents francs à Marie, Eléonore, Séverine, demeurant alors 2, rue de Reims, à titre de forfait pour l’acquisition d’un trousseau en vue du mariage qu’elle devait incessamment contracter ; de même deux cents francs à Jean-Baptiste, Auguste, charron, demeurant 165, rue de Sèvres à Vaugirard, pour l’aider à se procurer divers objets d’habillement dont il avait besoin. Dans sa séance du 17 juin 1842, la Commission municipale des orphelins de Juillet faisait payer à Léonard, Victor, Nicolas, menuisier, demeurant 27, rue Grenetat, et à Marie, Eléonore, Séverine, son épouse, douze cent soixante-trois francs et vingt-sept centimes, déposés sur le livret de l’orpheline, et trois certificats d’inscription de rente (un de soixante-quinze francs provenant de la Commission de la souscription nationale ; un de cent francs acheté par la Commission municipale des orphelins de Juillet ; un troisième de trente-neuf francs provenant aussi de la Commission de la souscription nationale). Dans sa séance du 1er juillet 1842, la Commission municipale des orphelins de Juillet faisait payer à Jean-Baptiste, Auguste, charron-forgeron, demeurant 190, rue de Sèvres à Vaugirard mille trois cent vingt-sept francs et quatre-vingt-deux centimes, somme déposée sur son livret de caisse d’épargne ; elle lui remettait en outre deux certificats d’inscription de rente (un de soixante-quinze francs provenant de la Commission de la souscription nationale, le second de cent francs acheté par la Commission municipale des orphelins de Juillet) ; dans la même séance, elle continuait d’allouer cent douze francs et cinquante centimes à M. Tarlet, pour trois mois de pension d’Hippolyte, Auguste, somme à laquelle elle ajoutait cent sept francs et soixante-quinze centimes pour les frais d’entretien du trousseau et les frais de première communion du même orphelin. Dans sa séance du 14 octobre 1842, la Commission municipale des orphelins de Juillet continuait de payer à M. Tarlet la pension d’Hippolyte, Auguste. Dans sa séance du 1er juin 1843, la Commission municipale des orphelins de Juillet décidait de confier Hippolyte, Auguste, à sa mère, désormais l’épouse de Drancy, et qui l’avait retiré du pensionnat de M. Tarlet, pour le placer en apprentissage de Layetier-emballeur, et de lui allouer deux cent cinquante francs annuels pour les dépenses de nourriture et d’entretien. Dans ses séances du 3 juillet 1843, du 5 octobre 1843, du 4 janvier 1844, du 11 avril 1844, du 11 juillet 1844, du 17 octobre 1844, du 16 janvier 1845, du 15 avril 1845, du 22 octobre 1845, du 8 janvier 1846, du 9 avril 1846, du 16 juillet 1846, du 8 octobre 1846, du 7 janvier 1846, du 7 avril 1847, du 19 août 1847, du 16 octobre 1847, du 20 janvier 1848, du 20 avril 1848 (elle ajoutait soixante francs supplémentaires dans cette dernière séance), du 20 juillet 1848 (elle ajoutait de nouveau soixante francs supplémentaires dans cette dernière séance), du 25 octobre 1848, la Commission municipale des orphelins de Juillet payait soixante-deux francs et cinquante centimes à Drancy, pour trois mois échus de frais de nourriture, d’entretien et d’éducation d’Hippolyte, Auguste. En 1848, une enquête du ministère de l’Intérieur, afin de savoir comment avaient été traités les orphelins de Juillet, faisait savoir que les deux enfants avaient résidé fort peu de temps à Lihons chez leur aïeul, que Marie était mariée à Léonard, menuisier et demeurait 27, rue Grenetat, et que son frère était charron mécanicien. Gruet, Adon, Thomas, Jean-Baptiste demeurait à Lihons en 1818 ; 54, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève (27, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève sur les listes du Constitutionnel ; 52, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève plusieurs fois in Archives de Paris VK3 22, aussi dans un certificat et aussi in Archives de Paris, VD6 672 n° 1, in Archives de Paris VD6 682 n° 3 et aussi in Archives nationales F/1dIII/37, in Archives de Paris VK3 35 et surtout dans une lettre quil signe in Archives de Paris VD3 1-2 in dossier Demandes de récompenses et de secours, et recommandations ; mais bien 54, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève in Archives nationales F/15/2553, trois fois in Archives nationales F/1dIII/38 B et une fois in Archives de Paris VK3 14, une pièce en date du 8 mars 1831 [mais une autre fois sans doute 54 cest illisible in Archives de Paris VK3 14, une pièce du jury médical en date du 15 mars 1831) en 1830-1831 ; la mère des enfants, 63, chaussée du Maine en 1834 ; la veuve, remariée, 22, rue du Fer-au-Moulin en 1843-1848. Premier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 23 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 25 ; Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 67, 68 (sous le nom de Guet, Hippolyte, Auguste) ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du XIIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 112 ; Archives de Paris VD3 1-2, Registre des délibérations de la Commission municipale des orphelins de juillet 1830 du (ancien) XIIe arrondissement (5 avril-1840-31 janvier 1849) ; Archives de Paris VD3 1-2 in dossier Demandes de récompenses et de secours, et recommandations (1830-1831) ; Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat, par arrondissement et par âge, des orphelins et orphelines de Juillet ; Archives de Paris VD6 560 n° 7 : exécution des legs du baron Chambon en faveur des orphelins de juillet 1830 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (sous le numéro 720) ; Archives de Paris VD6 672 n° 1 Commission des récompenses nationales, jury médical ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, demandes de secours, pièces produites par les blessés ; Ministère du Commerce et des Travaux publics, Rapport au roi sur lexécution de la loi du 13 décembre 1830, relative aux récompenses nationales, et de lordonnance du roi du 25 août 1831, concernant les orphelins et orphelines de Juillet à la charge de lEtat, (qu’on peut trouver par exemple dans Archives de Paris VD6 92), p. 40-41 ; Archives de Paris VK3 14, état des blessés dont les pensions ne sont point encore liquidées et une pièce en date du 8 mars 1831, idem une pièce du jury médical en date du 15 mars 1831 ; Archives de Paris VK3 22, relevé des quittances remises à M. le pair de France, préfet de la Seine, par M. Delestre, délégué de la Commission des récompenses nationales, à l’appui des paiements faits aux blessés de Juillet, veuves et orphelins, depuis le 2 février 1831 jusqu’au 31 mai inclusivement ; Archives de Paris VK3 35, liste des blessés du (ancien) XIIe arrondissement qui se sont présentés devant le jury d’habillement ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis à la pension (cahier de trente-deux blessés) ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, état des enfants (27) assimilés aux orphelins en vertu de l’article 2 de la loi du 13 décembre, aussi orphelines du (ancien) XIIe arrondissement et orphelins du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/40 (année 1833, XIIe arrondissement, orphelins et orphelines de Juillet, tableau n° 1 indiquant leur âge, la profession à laquelle ils se destinent, l’établissement public ou privé dans lequel ils sont placés ; année 1838 XIIe arrondissement ; année 1839 XIIe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/57 ; Archives nationales F/1dIII/57 classé à Gruet, Adon, Thomas, Jean-Baptiste ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIIe arrondissement, orphelins (sous les prénoms de Marie, Eléonore, Séverine, et de Jean-Baptiste, Auguste), orphelins (sous le nom de Guet, Hippolyte, Auguste) et blessés de la 6e classe ; Archives nationales F/15/2553 orphelins de Juillet, (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/15/2555, correspondance avec le deuxième bureau, années 1832-1833 ; Archives nationales F/15/2557-2559 plusieurs bulletins de surveillance spéciale de Marie, Eléonore, Séverine et dossier de Wailly et aussi un état officiel des orphelins (ancien) XIIe arrondissement ; La Gazette des tribunaux, 1er janvier 1837 ; Utrechtsche Courant, du 6 janvier 1837 n° 3, qui reprend l’information de la Gazette des tribunaux.

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