Gruière, Antoine, Louis (parfois orthographié et par erreur Grière)

Biographie


Né vers 1802 à Paris. Ouvrier sur les ports ou garçon de chantier. Il combattait le 28 juillet vers la fin du jour au milieu du pont d’Arcole, quand il fut atteint d’un coup de feu qui lui traversa la jambe droite et pénétra dans la jambe gauche. Conduit à l’Hôtel-Dieu, il refusa l’amputation et mourut des suites de sa blessure le 18 août à 3 heures du matin lit 25 sans la salle Saint-Bernard. Il fut enterré au cimetière du Père-Lachaise. Le Constitutionnel du 22 août 1830 rapporta à son sujet : « M. Gruyeur [sic], ouvrier, vient de mourir des suites des blessures qu’il a reçues dans les combats du 28 juillet ; il laisse six enfants, dont l’aîné est âgé de neuf ans, et le plus jeune d’un mois. Sa veuve demeure rue d’Arras, n° 6. Dans les derniers adieux prononcés sur sa tombe par M. Ponteau, ancien maréchal des logis de l’ancienne garde, son ami promet à ses mânes que sa veuve et ses enfants ne seront pas abandonnés par la patrie. » Sa famille reçut un secours de cent cinquante francs en août puis de quarante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le certificat suivant attestait les circonstances de son décès : « Je certifie que le nommé Antoine, Louis Grier (sic) a succombé des suites de deux blessures faites par deux balles qu’il a reçues aux jambes. Il était bon citoyen, père de six enfants ; il laisse une malheureuse femme, Claudine, Adélaïde Ponteau, femme Grier. J’appelle sur cette femme la générosité des personnes chargées de répandre les secours, personne n’y plus de droit. Mère de six enfants, elle ne peut suffire à les soigner et à leur procurer l’existence. J’ose espérer que cette attestation faite de bonne foi aura des résultats prompts et qui aideront cette infortunée à soutenir une existence que le généreux dévouement du père a compromise mais que le patriotisme français et étranger a juré de soutenir. C’est au pont de la Grève qu’il a reçu ces deux mortelles blessures. » Signé : Croco, propriétaire de la maison 6, rue d’Arras, où Gruière était locataire. Le 18 janvier 1831, devant le maire du (ancien) XIIe arrondissement, comparurent : Leclerc, Charles, Louis, né vers 1783, garçon de chantier, demeurant 4, place aux Veaux ; Conduit, Jean-François, propriétaire, demeurant 17, rue d’Arras ; Christophe, Jean-Claude, fabricant de bas, demeurant 6, rue d’Arras ; Leclerc, Marie, Auguste, fabricant de bas, demeurant 91, rue Saint-Victor. Ils attestèrent savoir que Gruière, Antoine, Louis « était au nombre des braves qui combattaient pour la liberté dans la journée du 28 juillet 1830, que, placé sur le pont d’Arcole en face de la place de Grève, il reçut un coup de feu, vers la fin du jour, qu’une balle lui traversa la jambe droite en entier et pénétra dans la jambe gauche, où elle se fixa ; que le sieur Grière fut conduit à l’Hôtel-Dieu, où il demeura jusqu’au 18 août, jour de son décès ; que trois des témoins susnommés ont été plusieurs fois visiter le sieur Grière (sic) pendant son séjour à l’Hôtel-Dieu et qu’ils ont la certitude que ses blessures ne se sont pas cicatrisées, qu’elles sont même devenues assez graves pour que les gens de l’art aient jugé l’amputation nécessaire, que le sieur Grière s’y opposa et que positivement sa mort fut occasionnée par lesdites blessures ». Le 16 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement, comparurent : Leclerc, Charles, Louis, né vers 1783, garçon de chantier, demeurant 4, place aux Veaux ; Poutos, Louis, Antoine (voir ce nom), né vers 1798, couvreur, demeurant 4, rue des Anglais ; Lejeune, Jean-François (voir ce nom), né vers 1781, tonnelier, demeurant 6, rue des Fossés-Saint-Bernard ; Poupin, Jean, né vers 1805, couvreur, demeurant 7, rue d Poissy. Ils attestèrent savoir que Gruière, Antoine, Louis « a combattu le 28 juillet sur le milieu du pont d’Arcole et qu’il y a été blessé aux chevilles, aux deux pieds par une balle qui lui a traversé ces deux parties du corps, qu’il a été transporté de suite à l’Hôtel-Dieu et qu’il y est mort par suite de ses blessures, qu’il laisse une veuve et cinq enfants mineurs ». Le 18 avril 1831, devant le maire du (ancien) XIIe arrondissement, comparurent : Noizeux, Louis, Laurent, maître mécanicien, demeurant 20, rue de Pontoise ; Lemarié, Jean, Antoine, serrurier, demeurant 9, rue Saint-Nicolas-du-Chardonneret ; Horain, François, marchand de vin, demeurant 90, rue Saint-Victor ; Jousset, Antoine, François, Michel, demeurant 241, rue Saint-Jacques. Ils attestèrent que Gruière, Louis, Antoine, couvreur, demeurant à Paris rue des Fossés-Saint-Victor n° 3, a eu son fils tué le 28 juillet dernier au pont d’Arcole, entre 6 et 7 heures du soir, ayant eu les deux jambes coupées, que sa veuve est restée avec cinq enfants en bas âge, que lui requérant a femme et deux enfants et que sa femme, par suite de cet événement, est tombée dans une sorte d’anéantissement général et de toute perte de mémoire, qu’il se trouve par suite dans la plus grande gêne ». La veuve reçut un secours de trente francs, le 18 février 1831, un secours de trente francs, le 25 février 1831, un secours de trente francs, le 11 mars 1831, un secours de trente francs, le 25 mars 1831, un secours de quarante francs, le 13 avril 1831, un secours de quatre-vingt-quatre francs, le 30 avril 1831, un secours de quatre-vingt-quatre francs, le 31 mai 1831, à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il laissait des parents, Gruière, Louis, Antoine, née le 3 juin 1783 à Paris, et Meunier, Marie, Jeanne, née le 12 février 1781 (mais le 12 février 1785 in Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, état des ascendants des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet) à Paris, qui reçurent un secours de trente francs, le 31 mai 1831, qui furent pensionnés de deux cents francs. Il laissait une veuve, Ponteau, Adélaïde, Claudine, née le 28 septembre 1806 à Paris, qu’il avait épousée le 9 octobre 1828 à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement de Paris, qui fut pensionnée de cinq cents francs. Il laissait sept enfants, dont cinq furent pensionnés : Louis, Antoine, né le 8 juin 1821 (par erreur le 18 juin 1821 une fois sur deux in Archives nationales F/1dIII/37 ; par erreur le 18 juin 1821 in Archives nationales F/1dIII/38 B), Nicolas, Jean, né le 2 août 1822 (bien le 2 août 1822 in Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671 et in Archives de Paris VD6 560 n° 7 ; mais par erreur le 4 août 1822 et le 2 août 1822 in Archives nationales F/1dIII/37), François, Henri, né le 10 janvier 1824 (par erreur le 11 janvier 1824 deux fois in Archives nationales F/1dIII/37 et une fois in Archives nationales F/1dIII/38 B ; mais bien le 10 janvier 1824 in Archives nationales F/15/2553), Marie, Anne, née le 9 juin 1825 ( bien le 9 juin 1825 in Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671 et in Archives de Paris VD6 560 n° 7 et aussi in Archives nationales F/15/2553 ; mais par erreur le 12 juin 1825 in Archives nationales F/1dIII/37 et in Archives nationales F/1dIII/38 B), Hélène, Marie, née le 20 décembre 1827 (bien le 20 décembre 1827 in F/9/1154 mais par erreur le 21 décembre 1827 in Archives nationales F/1dIII/37 et in Archives nationales F/1dIII/38 B ; in Archives nationales F/1dIII/33, lettre en date du 6 octobre 1831 de la Commission des récompenses nationales au ministre de lIntérieur, il est dit quHélène, Marie navait aucun lien de parenté avec les orphelins du même nom…) ; deux autres n’apparaissant pas sur les listes du Bulletin des lois : Louis, Nicolas, né le 29 mars 1829, et un autre né le 19 juillet 1830 mais qui mourut peu après le décès de son père. Le conseil de famille des orphelins était composé de la mère, du grand-père, Gruière, Louis, Antoine, maçon, demeurant 35, rue de Bièvres (mais Grière, Antoine, Louis, couvreur, demeurant 10, rue de Bièvres in Archives nationales F/15/2557-2559 état officiel des orphelins) en 1831 et de Bourrioux, Nicolas, ouvrier sur les ports, subrogé-tuteur, demeurant 13, rue Perdue en 1831. La mère mourut du choléra pendant l’épidémie de 1832. Le tuteur, précisa qu’il ne pouvait prendre aucun des trois orphelins à sa charge, ayant lui-même de la peine à vivre du produit de son travail. En 1831, la Commission de surveillance spéciale des orphelins et orphelines de Juillet rapportait au sujet de Marie, Anne, qu’elle était confiée à son tuteur, Bourrioux, demeurant 13, rue Perdue, qu’elle allait à l’école du bureau de bienfaisance, cloître des Bernardins, qu’elle paraissait docile, et que les époux Bourrioux comptaient sur la pension pour élever convenablement l’enfant. En 1832, Louis, Nicolas et François étaient élèves au collège Sainte-Barbe, 5, rue de Reims. Par un testament en date du 1er mai 1832, le baron Chambon, Claude, Gaudérique, Joseph, Hiérome, ancien commissaire ordonnateur des armées sous l’Empire, demeurant 11, rue du Petit-Vaugirard, « applaudissant aux principes qui ont dirigé la révolution de Juillet et voulant lui rendre un hommage durable » fit un legs en faveur de vingt orphelins ou orphelines du (ancien) Xe arrondissement, de quatre du (ancien) XIe arrondissement et de trente du (ancien) XIIe arrondissement, laissant, pour chacun d’entre eux, une somme de six mille francs (sans qu’on connaisse les critères de sélection choisis à l’établissement de la liste). Quand le baron Chambon mourut, le 26 septembre 1833, le testament fut attaqué par ses neveux, sous le prétexte que « le défunt aurait eu en les dépouillant de son héritage, cédé à des sentiments d’inimitié et de colère ». Puis, finalement, ces neveux se désistèrent, ouvrant alors les droits des orphelins. Nicolas, Jean et Marie, Anne furent deux d’entre eux (sans que l’on sache pourquoi les autres enfants ne furent pas désignés comme légataires). Pour chacun des orphelins la somme fut convertie en deux cent cinquante-six francs de rente à 5 %. En 1835, Hélène, Marie, placée dans une maison d’éducation du passage Saint-Pierre, touchait la pension de sept cents francs allouée aux orphelins de Juillet et trois cents francs pour ses frais de trousseau. En 1835, les trois garçons étaient toujours élèves au collège Sainte-Barbe, et la fille, confiée à sa grand-mère, était élève externe dans une pension. Dans sa séance du 5 avril 1840, la Commission municipale des orphelins de Juillet allouait à la veuve Ponteau (sans doute la grand-mère donc ?) la somme de cent francs pour frais de nourriture, d’entretien et d’éducation pour Marie, Hélène ; de même, la somme de quatre cent cinq francs à Grière (grand-père de l’enfant), blanchisseur, demeurant 12, rue du Bon-Puits, pour les frais de nourriture pendant deux ans et trois mois de Louis, Antoine, et cent soixante-quinze francs et cinquante centimes pour son entretien, soixante-neuf francs et cinquante centimes pour les frais de blanchissage, de raccommodage et de chaussures pour le compte de François, Henri ; de même, cinquante francs à M. Huttin, layetier, 59, rue Saint-André-des-Arts, pour trois mois échus des frais d’apprentissage de François, Henri, placé chez lui par décision du 21 septembre 1838. Le 24 juillet 1840, les restes de Gruière furent exhumés du terrain situé au cimetière du Père-Lachaise, où ils avaient été placés, puis renfermés avec ceux de quatre-vingt-sept autres victimes dans quatre sarcophages, afin d’être transférés dans le caveau prévu à cet effet sous la colonne de Juillet, place de la Bastille. Dans sa séance du 1er juillet 1840, la Commission municipale des orphelins de Juillet allouait à la veuve Ponteau la somme de cent francs pour frais de nourriture, d’entretien et d’éducation et cent dix-sept francs de frais de trousseau pour Marie, Hélène ; de même, cinquante francs à M. Huttin, layetier, 59, rue Saint-André-des-Arts, pour trois mois échus des frais d’apprentissage de François, Henri ; de la même manière, quatorze francs à M. Labitte, cordonnier, 9, rue Gît-le-Cœur, pour fourniture de chaussures à François, Henri. Dans sa séance du 11 septembre 1840, la Commission municipale des orphelins de Juillet allouait à la veuve Ponteau la somme de cent francs pour frais de nourriture, d’entretien et d’éducation et cent dix-sept francs de frais de trousseau pour Marie, Hélène ; de même, cinquante francs à M. Huttin, layetier, 59, rue Saint-André-des-Arts, pour trois mois échus des frais d’apprentissage de François, Henri ; cent francs au grand-père Grière, blanchisseur, 18, rue des Bernardins, tuteur de Louis, Antoine, pour le remboursement de dépenses par lui faites pour la nourriture et l’entretien de Louis, Antoine, son pupille. Dans sa séance du 7 janvier 1841, la Commission municipale des orphelins de Juillet allouait la somme de cent francs à la veuve Ponteau pour frais de nourriture, d’entretien et d’éducation de Marie, Hélène ; cinquante-sept francs et vingt centimes à Mme Donjean, mercière, 35, rue Saint-André-des-Arts, pour fournitures de linge et de vêtements par elle faits pour François, Henri ; décidait le remboursement de cent dix francs de dépenses d’aliments et d’entretien pour le compte de Nicolas, Jean ; remboursait Mme Perrin, née Grière, demeurant 18, rue des Bernardins, de quarante francs, dépenses de nourriture faites pour François, Henri ; quatorze francs à Labitte, cordonnier, 9, rue Gît-le-Cœur, pour des chaussures fournies à François, Henri. Dans sa séance du 8 juillet 1841, la Commission municipale des orphelins de Juillet allouait la somme de cent francs à la veuve Ponteau pour frais de nourriture, d’entretien et d’éducation de Marie, Hélène ; cent francs à Mme Richard, ouvrière en linge et blanchisseuse, demeurant 54, rue de la Roquette, pour les frais d’apprentissage de la même Marie, Hélène, placée en apprentissage chez elle pour deux années, moyennant la somme de cent francs une fois payée. Dans sa séance du 21 octobre 1841, la Commission municipale des orphelins de Juillet allouait la somme de cent francs à la veuve Ponteau pour frais de nourriture, d’entretien et d’éducation de Marie, Hélène. Dans sa séance du 21 octobre 1841, la Commission municipale des orphelins de Juillet payait quatre-vingt-dix francs à Soudière, marchand tailleur, place du Chevalier-du-Guet, pour des vêtements fournis à François, Henri. Dans sa séance du 20 janvier 1842, la Commission municipale des orphelins de Juillet allouait la somme de cent francs à la veuve Ponteau pour frais de nourriture, d’entretien et d’éducation de Marie, Hélène ; dix-neuf francs et soixante-quatorze centimes à Clerc, boulanger, 137, rue Saint-Victor, pour du pain fourni à François, Henri ; dix-huit francs à Boussuge, cordonnier, 27, rue de la Vannerie, pour des chaussures fournies à François, Henri ; soixante-quinze francs à Ponteau, blanchisseur, 20, rue Perdue, pour des frais de blanchissage, raccommodage engagés en faveur de François, Henri. Dans sa séance du 21 avril 1842, la Commission municipale des orphelins de Juillet allouait la somme de cent francs à la veuve Ponteau pour frais de nourriture, d’entretien et d’éducation de Marie, Hélène ; dans la même séance, elle allouait dix francs à Nicolas, Jean, garçon boucher, demeurant 20, rue des Grands-Degrés, pour subvenir à sa nourriture jusqu’à ce qu’il ait trouvé un emploi. Dans sa séance du 1er juillet 1842, la Commission municipale des orphelins de Juillet allouait la somme de cent francs à la veuve Ponteau pour frais de nourriture, d’entretien et d’éducation de Marie, Hélène ; dans la même séance, elle allouait deux cent trois francs à M. Soudière, tailleur, 6, place du Chevalier-du-Guet, pour habillement fourni à François, Henri. Dans sa séance du 14 octobre 1842, la Commission municipale des orphelins de Juillet allouait deux cents francs à la veuve Ponteau, demeurant 45, rue de la Roquette, à savoir cent francs pour les frais d’entretien et d’éducation de Marie, Hélène, et cent francs pour des dépenses extraordinaires liées à l’entretien du trousseau de l’enfant ; de la même manière, trente francs à M. Auvray, tenant hôtel garni 54, rue Saint-Denis, pour avoir logé Nicolas, Jean, depuis le 1er juin jusqu’au 1er septembre suivant ; de la même manière, trente-deux francs et cinquante centimes à Ducoin, logeur, 13, rue Perdue, pour avoir logé en garni François, Henri, pendant quatre mois et demi, expirés le 1er septembre 1842. Dans sa séance du 6 avril 1843, la Commission municipale des orphelins de Juillet allouait à la veuve Ponteau, demeurant 45, rue de la Roquette, soixante-quinze francs pour les frais d’entretien et d’éducation de Marie, Hélène et cent francs pour des dépenses extraordinaires pour l’entretien de son trousseau ; vingt francs à M. Auvray, tenant hôtel garni 54, rue Saint-Denis, pour avoir logé Nicolas, Jean, pendant un mois échu le 25 mars 1843 ; cent vingt francs à M. Soudière, tailleur, 6, place du Chevalier-du-Guet, pour fourniture de vêtements et de linge pour le compte de Nicolas, Jean. Dans sa séance du 3 juillet 1843, la Commission municipale des orphelins de Juillet allouait à la veuve Ponteau, demeurant 45, rue de la Roquette, soixante-quinze francs pour les frais d’entretien et d’éducation de Marie, Hélène. Dans sa séance du 3 juillet 1843, la Commission municipale des orphelins de Juillet remboursait douze francs à Fouilleul, marchand chapelier, demeurant 2, rue Racine, pour un chapeau fourni à Nicolas, Jean ; la même somme au même pour un chapeau fourni à François, Henri ; trente francs à Aubert, marchand fripier, 173, rue Saint-Jacques, pour des vêtements fournis à Nicolas, Jean. Dans sa séance du 25 juillet 1843, la Commission municipale des orphelins de Juillet remboursait dix-huit francs à Galibert, bottier, 3, rue Racine, pour des chaussures fournies à François, Henri. Dans sa séance du 10 août 1843, la Commission municipale des orphelins de Juillet partageait la rente perpétuelle de soixante-quinze francs de Marie, Anne, décédée, entre ses trois frères : Louis, Antoine ; Nicolas, Jean ; François, Henri (et pourquoi pas la sœur ?). Dans sa séance du 10 août 1843, la Commission municipale des orphelins de Juillet payait à Nicolas, Jean, garçon boucher, 57 bis, rue de la Roquette, quatre cents francs pour ses frais de nourriture et achat de vêtements ; dans la même séance, elle partageait entre les trois frères les mille soixante francs et soixante-quinze centimes provenant du livret de caisse d’épargne le Marie, Anne (soit trois cent cinquante-trois francs et cinquante-huit centimes chacune) Pourquoi Marie, Hélène ne rentre pas dans la succession ?. Dans sa séance du 5 octobre 1843, la Commission municipale des orphelins de Juillet allouait soixante-quinze francs à la veuve Ponteau, demeurant 66, rue de la Roquette, pour les frais d’entretien et d’éducation de Marie, Hélène. Dans sa séance du 5 octobre 1843, la Commission municipale des orphelins de Juillet allouait soixante-quinze francs à Grière, couvreur, demeurant 18, rue des Bernardins, en remboursement de frais de blanchissage et entretien du trousseau de François, Henri, son pupille. Dans la même séance, il était payé à Nicolas, Jean, majeur, garçon boucher, demeurant 57 bis, rue de la Roquette mille quatre-vingt-dix-huit francs et quatre-vingt-quinze centimes, somme conservée à son nom à la caisse d’épargne, et trois certificats d’inscription de rente : la première de soixante-quinze francs provenant de la Commission de la souscription nationale, la deuxième de soixante francs de rente achetée par la Commission municipale, la troisième de vingt-cinq francs provenant de la succession de sa sœur Marie, Anne. Dans sa séance du 4 janvier 1844, la Commission municipale des orphelins de Juillet allouait cent francs à la veuve Ponteau, demeurant 45, rue de la Roquette, pour les frais d’entretien et d’éducation de Marie, Hélène ; vingt-six francs et cinquante centimes à M. Galibert, bottier, 3, rue Racine, pour des chaussures fournies à François, Henri ; cent quarante-cinq francs à Lardry, tailleur, 16, rue Buffault, pour des vêtements fournis à François, Henri ; cinquante et un francs et huit centimes à Eckenbuhl, boulanger, 11, rue des Grands-Degrés, pour du pain fourni à François, Henri ; quarante francs à Ducoin, logeur, 13, rue Perdue, pour avoir logé et nourri depuis le 2 septembre 1842 au 2 janvier 1843, François, Henri. Dans sa séance du 11 avril 1844, la Commission municipale des orphelins de Juillet allouait cent francs à la veuve Ponteau, demeurant 66, rue de la Roquette, pour les frais d’entretien et d’éducation et soixante-quinze francs pour des frais de maladie de Marie, Hélène ; quarante-huit francs et quatre-vingt-quatorze centimes à Eckenbuhl, boulanger, 11, rue des Grands-Degrés, pour du pain fourni à François, Henri. Dans sa séance du 11 juillet 1844, la Commission municipale des orphelins de Juillet allouait soixante-quinze francs à la veuve Ponteau, demeurant 66, rue de la Roquette, pour les frais d’entretien et d’éducation de Marie, Hélène ; soixante-quinze francs à M. Lardry, tailleur, 45, rue du Faubourg-Montmartre, pour des vêtements fournis à François, Henri ; trente et un francs à Galibert, bottier, 3, rue Racine, pour des chaussures fournies à François, Henri ; quarante-quatre francs à Ducoin, logeur, 13, rue Perdue, pour avoir logé et nourri depuis le 2 janvier 1843 au 2 juin 1843, François, Henri. Dans sa séance du 17 octobre 1844, la Commission municipale des orphelins de Juillet allouait soixante-quinze francs à la veuve Ponteau, demeurant 66, rue de la Roquette, pour les frais d’entretien et d’éducation de Marie, Hélène ; cinquante-cinq francs et cinquante-huit centimes à Eckenbuhl, boulanger, 11, rue des Grands-Degrés, pour du pain fourni à François, Henri. A l’occasion de l’achat d’un coupon de rente pour Marie, Hélène, il est précisé que son tuteur est Raveaux, Jean, jardinier, demeurant rue de Charenton. Dans sa séance du 16 janvier 1845, la Commission municipale des orphelins de Juillet allouait soixante-quinze francs à la veuve Ponteau, demeurant 66, rue de la Roquette, pour les frais d’entretien et d’éducation de Marie, Hélène ; elle autorisait le paiement de quatre cent soixante-treize francs et trente-deux centimes déposés sur un livret de caisse d’épargne, et la remise de trois coupons de rente, l’un de soixante-quinze francs provenant de la Commission de souscription nationale, le deuxième de quatre-vingts francs acheté par la Commission municipale, le troisième de vingt-cinq francs ; elle autorisait aussi le paiement à Marie, Hélène et à Ergau, Amateur, François, menuisier en bâtiment, son époux, demeurant ensemble 74, rue du Faubourg-Saint-Antoine, le paiement de cent quatre-vingt-dix-neuf francs et vingt et un centimes déposés sur un livret de caisse d’épargne, et la remise du titre de la pension de sept cents francs au nom de Marie, Hélène, comme orpheline de Juillet, d’un coupon de rente de soixante-quinze francs et d’un troisième de cent quatre-vingts francs, et autorisa aussi la vente du coupon de soixante-quinze francs. Dans sa séance du 7 janvier 1847, la Commission municipale des orphelins de Juillet autorisait le paiement à Louis-Antoine, carabinier au 1er bataillon du 6e régiment d’infanterie légère, en garnison à Mascara (Afrique), représenté par Grière, Louis, Antoine, couvreur, demeurant 18, rue de Bièvres, mille cinq cent quatre-vingt-dix-neuf francs et soixante-sept centimes, déposés sur un livret de la caisse d’épargne, et la remise de trois certificats d’inscription de rente : le premier de soixante-quinze francs provenant de la Commission de la souscription nationale, le second de cinquante francs, acheté par la Commission municipale, le troisième, de vingt-cinq francs, provenant de la succession de Marie, Anne, sa sœur. Grière, Antoine, Louis demeurait 6, rue d’Arras-Saint-Victor (mais 8, rue dArras-Saint-Victor in Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830) ; son père, 10, rue de Bièvres en 1830 puis 3, rue des Fossés-Saint-Victor en 1831 (mais 13, rue des Fossés-Saint-Victor in Archives nationales F/1dIII/37) ; sa veuve, 6, rue d’Arras en 1831 in Archives nationales F/1dIII/37 et 18, rue des Jardins-Saint-Paul en 1831 ; 54, rue de la Roquette en 1840. Le nom de Gruière (A.-L. Gruière) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Histoire de ce qui sest passé dans cet hôpital pendant et après les trois grandes journées, suivie des détails sur le nombre, la gravité des blessures et les circonstances qui les ont rendues fatales, Prosper Ménière, docteur en médecine de la faculté de Paris, ancien chirurgien interne des hôpitaux et hospices civils de la même ville, Heideloff et Canel, Paris, 1830, p. 314 (sous le nom de Grier, Antoine) ; Premier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 23 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 25 ; Révolution mémorable des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, Cousin d’Avalon, Paris, Stahl, imprimeur-libraire, quai des Augustins, n° 9, p. 56-57 (sous le nom de Grayeur) ; Liste n° 4, des veuves de victimes de Juillet, pensionnées annuellement de cinq cents francs, Liste n° 5, des orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Liste n° 6, des ascendants de victimes de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Veuves de victimes de Juillet, qui ont obtenu une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, Orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Ascendants de citoyens qui ont succombé pendant ou à la suite des trois journées et qui ont obtenu une pension, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 66 pour les enfants, p. 67 pour les parents, p. 116 pour la veuve ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des orphelins, liste nominative des veuves, liste nominative des ascendants auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du XIIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 111 ; Archives de Paris VD3 1-2, Registre des délibérations de la Commission municipale des orphelins de juillet 1830 du (ancien) XIIe arrondissement (5 avril-1840-31 janvier 1849) ; Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat, par arrondissement et par âge, des orphelins et orphelines de Juillet, Etat général des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins et orphelines de Juillet (on trouve le même document dans Archives de Paris VK3 23) ; Archives de Paris VD6 560 n° 7 : exécution des legs du baron Chambon en faveur des orphelins de juillet 1830 ; Archives de Paris VD6 623 n° 8, (ancien) XIIe arrondissement, liste des personnes tuées dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, ou mortes par suite de blessures reçues dans lesdites journées (sous le nom de Grière, Antoine, Louis) ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (sous le nom de Grière, Louis, Antoine) ; Archives de Paris, VD6 672 n° 1 (veuves) ; Archives de Paris, VD6 672 n° 1 (ascendants) ; Ministère du Commerce et des Travaux publics, Rapport au roi sur lexécution de la loi du 13 décembre 1830, relative aux récompenses nationales, et de lordonnance du roi du 25 août 1831, concernant les orphelins et orphelines de Juillet à la charge de lEtat, (qu’on peut trouver par exemple dans Archives de Paris VD6 92), p. 40-41 ; Archives de Paris VK3 22, relevé des quittances remises à M. le pair de France, préfet de la Seine, par M. Delestre, délégué de la Commission des récompenses nationales, à l’appui des paiements faits aux blessés de Juillet, veuves et orphelins, depuis le 2 février 1831 jusqu’au 31 mai inclusivement ; Archives de Paris VK3 36, liste de veuves, d’orphelins, d’ascendants de citoyens tués en juillet 1830 (ancien) XIIe arrondissement (deux listes de morts de cet arrondissement), (veuves) ; Archives nationales F/1dIII/33, lettre en date du 6 octobre 1831 de la Commission des récompenses nationales au ministre de l’Intérieur (qui fait état du peu de régularité des actes détat civil, faisant tantôt état de Grière et tantôt de Gruière) ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830, état des sommes payées aux orphelins pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 et état des orphelins de Juillet pour lesquels on demande l’allocation des trois cents francs destinés au trousseau ; Archives nationales F/1dIII/38 B, orphelines du (ancien) XIIe arrondissement et orphelins du (ancien) XIIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (dossier de cinq états et 260 veuves), état des orphelins de victimes de Juillet dont les noms et dates de naissance n’ont pas été inscrits conformément à leurs actes de naissance (où le nom de Grière est changé en celui de Gruière) et idem F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (5 états pour un total de 325 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/40 (Etat nominatif des orphelins et orphelines de Juillet, qui, pendant le deuxième trimestre de 1832, ont atteint leur huitième année et dont les pensions doivent être dès lors réinscrites au Trésor au taux de sept cents francs, en conformité de l’article 1er de l’ordonnance du 25 août 1830 ; Etat nominatif des orphelins de Juillet qui, ayant atteint leur septième année et cessé d’avoir droit au secours annuel de 250 francs liquidé en leur faveur, ont été rayés des registres du Trésor comme étant dans le cas d’obtenir jusqu’à l’âge de dix-huit ans, un autre secours de 700 francs en vertu de l’article 1er de l’ordonnance du 25 août 1830 ; année 1833, XIIe arrondissement, orphelins et orphelines de Juillet, tableau n° 1 indiquant leur âge, la profession à laquelle ils se destinent, l’établissement public ou privé dans lequel ils sont placés ; année 1838 XIIe arrondissement ; année 1839 XIIe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/57 ; Archives nationales F/1dIII/74 in dossier Revêche ; Archives nationales F/1dIII/77 in dossier Thebert ; Archives nationales F/1dIII/82, Comité des pensions, liste de présence, liste des orphelins aussi état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIIe arrondissement, veuves, orphelins et ascendants et aussi Commission des récompenses nationales, état des orphelins de victimes de Juillet, dont il paraît que les noms et dates de naissance n’ont pas été inscrits conformément à leurs actes de naissance ; Archives nationales F/9/1154, orphelins de juillet 1830 qui, ayant atteint l’âge de sept ans pendant le cours du quatrième semestre de 1834, vont être rayés des registres du Trésor pour le premier secours de 250 F qui leur avait été alloué et sont susceptibles d’être réinscrits pour de nouvelles pensions temporaires de 700 ou 500 F, conformément à l’ordonnance royale du 25 août 1831 (concernant Hélène, Marie) ; Archives nationales F/15/2553 orphelins de Juillet, (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/15/2554 orphelins de Juillet, correspondance, dossiers collectifs ; Archives nationales F/15/2555, correspondance avec le deuxième bureau, années 1832-1833 ; Archives nationales F/15/2557-2559, état officiel des orphelins (ancien) XIIe arrondissement et aussi même référence, un cahier intitulé Noms des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins pensionnés (où la composition du conseil de famille est indiqué deux fois) ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 82, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841 ; Archives de la préfecture de police AA 420.

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