Guimbal, Guillaume

Biographie


Né le 27 juin 1786 (mais le 28 mai 1787 dans le registre quil signe in Archives de Paris VK3 27 et in Archives de Paris VK3 25 dans une liste de citoyens qui ont mérité la croix, liste qui est corrigée à la main) à Cusset (ou Luzette dans le Cantal in Archives nationales F/9/1155 mais bien Cusset in Archives nationales F/1dIII/39 ; aux Ternes in Archives de Paris VK3 25 dans une liste de citoyens qui ont mérité la croix, liste qui est corrigée à la main) (Cantal). Ancien militaire, ayant dix années de service, décoré de la Légion d’honneur (pas dans la base leonore), devenu commissionnaire ou journalier. Il fut condamné à un an de prison par jugement correctionnel de Brioude (Haute-Loire), le 12 octobre 1815, pour propos séditieux. Il fut fortement contusionné au pied gauche. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions, ayant été présents, que le mercredi 28 juillet le sieur Guimbal, Guillaume, s’est emparé de l’épée d’un des officiers qui faisait feu sur le peuple et la lui a cassé et jeté dans le ruisseau et qu’un chiffonnier en a fait son profit. » Signé le 4 août 1830 : Sourcis ; Alline ; Scordel ; Ribolton ; le maire du (ancien) Ier arrondissement certifia lui aussi les faits. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ier arrondissement. Il reçut un secours de trois francs le 2 août 1830, auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. En septembre 1830, devant deux termes de son loyer, père de sept enfants dont six à sa charge, l’aîné âgé de seize ans sans ouvrage et lui près d’en manquer, il sollicita des secours. Il reçut (sous le nom de Guimbal, Guisse) cinquante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il fut admis, auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement, dans la 1re classe des blessés avec une indemnité de trois cents francs versés sur une année. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de cent vingt francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Au moment de décerner les décorations, une contestation s’engagea entre certains décorés de Juillet et l’administration ; celle-ci en effet imposa une prestation de serment de fidélité au roi, à la charte et aux lois, qui n’avait pas été prévue initialement. Certains décorés protestèrent contre une telle mesure, plusieurs refusèrent d’aller retirer la décoration, d’autres au contraire la soutinrent. Parmi eux, Guimbal, qui signa la Déclaration des citoyens du (ancien) Ier arrondissement, désignés pour la décoration de Juillet, en date du 12 mai 1831 et rédigée comme suit : « Le serment exigé par l’ordonnance du 30 avril dernier est devenu l’objet d’une polémique affligeante, dont le résultat a été de faire naître des doutes pénibles sur les véritables intentions des braves désignés pour la décoration de Juillet. Etre fidèle au roi des Français, garder obéissance à la charte sont des obligations communes à tous les citoyens, s’en affranchir serait un crime : telle est l’opinion des soussignés, qui considèrent comme un devoir de faire la déclaration suivante. L’amour de la patrie, le besoin de résister à l’oppression nous a spontanément fait prendre les armes, ainsi qu’à une foule de généreux citoyens, qui sans illisible et sans s’être concertés ont tous concouru au même but pendant les trois mémorables journées de Juillet. La hache du bourreau nous menaçait tous également ; si nous eussions succombé, elle se fut appesantie sur nos têtes, il fallait vaincre ou mourir. La cause sacrée de la patrie a triomphé mais en plein jour, au brûlant soleil de Juillet, sans avoir jamais conspiré dans l’ombre. Charles X et ses ministres ont été les seuls conspirateurs. Le roi citoyen veut aujourd’hui nous remettre lui-même le signe d’honneur que la nation nous a décerné comme récompense nationale. Nous le recevrons avec reconnaissance des mains royales du chef de l’Etat et nous lui prêterons serment ainsi qu’à la charte. Mais nous ne voudrions pas porter cette honorable décoration si elle devait jamais être considérée comme un signe de ralliement contre l’ordre constitutionnel. Les combattants de Juillet veulent avant tout l’ordre, la paix publique, la liberté et non la licence, la prospérité de la France et la consolidation de toutes nos institutions nationales. Ils se font gloire d’être la légion sacrée de notre jeune royauté et ils en seront toujours les premiers défenseurs parce qu’ils sont convaincus qu’en France maintenant le roi ne veut que ce que veut la loi et que la charte jurée ne cessera jamais d’être une vérité. » (La liste des décorés de la Croix de Juillet du [ancien] Ier arrondissement qui la signèrent était composée de : Godey, Jean-Baptiste ; Truck, Charles, Ferdinand ; Magistel, Antoine, Jean, Louis, Nicolas, Etienne ; Lecocq, Louis, Octave, Amédée ; Guimbal, Guillaume ; Montdidier, François ; Gavier, Louis, Charles ; Boyé, Henri ; Fréchon, Hippolyte, Jean ; Moiton, Alexis ; Blandin, Joseph ; Girard, Jean, Narcisse ; Danse, Charles, Olivier ; Balmet, René ; Lepagnol, Charles, Théodore ; Micheau, George, François ; Poutrait, François, Claude ; Tissandier, Joseph ; Bottet, François, Alexandre ; Viger, Henri, François, Paul ; Bador, Jean, Antoine ; Mocquant, François, Joseph ; Destains, Victor ; Fillias, Pierre, François). Il prêta son serment de décoré de Juillet, en mai 1831 à la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Ce serment était ainsi libellé : « Je jure fidélité au roi des Français, obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du royaume. » Ne sachant signer, il fit une simple croix. Il reçut sa croix le 21 juin 1831, et son brevet le 19 août de la même année. En 1831, à l’occasion du premier anniversaire des journées de Juillet, il reçut de la Commission de souscription nationale, en tant que blessé et décoré, une indemnité de cinquante francs et un habillement complet. Il reçut (sous le nom de Guilbale, Guillaume) une somme de vingt-cinq francs, en 1833, à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution de Juillet. Il reçut, comme décoré de Juillet, une gratification de huit francs, en juillet 1834, à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution. En 1835, marié et père de sept enfants, dont cinq encore à sa charge, il sollicita d’être compris au nombre des décorés portés pour recevoir une gratification. La préfecture de police donna sur son compte les renseignements suivants : « […] Sa conduite n’a donné lieu à aucun reproche. […] Ses ressources ne consistent que dans le produit de son travail de commissionnaire et dans ce que gagne sa femme comme marchande des quatre-saisons. » La même année, le préfet de police précisait sur son compte : « J’ai fait prendre avec le plus grand soin de nouveaux renseignements sur le sieur Guimbal, Guillaume […]. Il résulte qu’en effet il n’y a pas identité entre lui et l’individu portant le même prénom qui a été condamné le 4 juin 1813 aux assises du Cantal à cinq ans de travaux forcés pour faux. Ce dernier demeurait lors de son arrestation, le 7 avril 1820, rue des Grésillons n° 6 et il a été reconnu que le pétitionnaire était domicilié depuis longtemps à la même époque rue de Surène n° 2. Depuis son arrivée à Paris, en 1817, il n’a habité que trois maisons, d’abord rue Saint-Nicolas-d’Antin n° 68, où il s’est marié, ensuite rue de Surène et enfin marché d’Auguesseau n° 21, où il est aujourd’hui. Comme le constate le certificat du commissaire de police du quartier de la place Vendôme, il n’a jamais quitté ce quartier et on fait partout l’éloge de sa conduite. » Il reçut, cette année-là, un secours de soixante-quinze francs. Il ne savait pas signer. Il reçut, comme décoré de Juillet, une gratification de cinq francs et trente centimes, en juillet 1837, à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution. Il reçut, comme décoré de Juillet, une gratification (dont le montant ne nous est pas parvenu), en 1839 à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution. Il était inscrit sur une liste de décorés de Juillet appelés à recevoir une gratification (dont le montant ne nous est pas parvenu), en 1840 à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution. Reconnu comme condamné politique sous la Restauration, il recevait un secours mensuel de dix francs. Il reçut un secours de soixante francs en 1850, en 1851 et en 1852, à titre de décoré de la Croix de Juillet. En 1851, il reçut un secours de trente francs, de la part de la préfecture de police, à titre d’ancien prisonnier politique, sans doute sous la Restauration. A chaque trimestre de l’année 1852, il reçut un secours de trente francs, de la part de la préfecture de police, à titre de condamné politique sous la Restauration. Il reçut un secours de trente francs au 1er trimestre de 1853, de la préfecture de police, en tant qu’ancien condamné politique. Il demeurait 68, rue Saint-Nicolas-d’Antin en 1817 ; 2, rue de Surène en 1820 ; 21, marché d’Aguesseau en 1830-1837 ; 12, rue des Saussaies en 1839-1840 ; 5, rue Duras en 1849-1852. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du Ier arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 66 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) Ier arrondissement ; Archives de Paris VD6 91, liasse n° 4 (deux fiches à son nom, une fois, par erreur comme demeurant cour des Coches), idem liasse n° 5, état nominatif des décorés de Juillet qui ont reçu l’indemnité de vingt-cinq francs accordée par décision de M. le préfet de police, contenue dans sa lettre du 26 juillet [1833], idem liasse n° 5, une liste de blessés qui reçurent un secours (cité deux fois) ; Archives de Paris VD6 92, Mairie du (ancien) Ier arrondissement, liste des blessés indemnitaires de la 1re classe, compte établi du 1er août 1830 au 31 août 1831, idem liste des décorations du (ancien) Ier arrondissement ; Archives de Paris VD6 121 n° 2 mairie du (ancien) 1er arrondissement, liasse 7, liste des secours aux combattants ; Archives de Paris VK3 10 ; Archives de Paris VK3 18, Bordereau nominatif des combattants de Juillet qui ont reçu à la mairie du (ancien) Ier arrondissement sur les fonds de la souscription nationale, le paiement des 120 francs accordés par ladite souscription, idem (ancien) Ier arrondissement, Ville de Paris, liste des individus blessés, décorés ou médaillés auxquels l’indemnité et l’habillement ou l’indemnité seulement ont été accordés ; Archives de Paris VI1 1, (ancien) Ier arrondissement, décorés de Juillet, états pour la distribution de gratifications et secours à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet ; Archives de Paris VK3 24, département de la Seine, (ancien) Ier arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la Croix de Juillet ; Archives de Paris VK3 25 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) Ier arrondissement, idem même référence Mairie du (ancien) Ier arrondissement, Etat de répartition entre les décorés de Juillet de la somme de trois cent cinquante-neuf francs et quatre-vingt-quinze centimes mise à la disposition du maire du (ancien) Ier arrondissement, le 30 juillet 1834 (sous le nom de Gumlballe, Guillaume), idem même référence Décorations de Juillet (1837) Mairie du (ancien) Ier arrondissement, Etat nominatif des décorés de Juillet qui ont demandé à recevoir l’indemnité accordée par M. le préfet de la Seine à l’occasion du septième anniversaire de Juillet, idem même référence Etat des décorés de Juillet domiciliés dans le (ancien) Ier arrondissement et qui sont dans le cas de prendre part à la gratification à l’occasion du neuvième anniversaire de Juillet, idem même référence une liste, établie en 1840, de décorés de Juillet domiciliés dans le (ancien) Ier arrondissement, et appelés à recevoir une gratification (dont le montant ne nous est pas parvenu), en 1840 à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution ; Archives de Paris VK3 26, Commission de la souscription nationale, mairie du (ancien) Ier arrondissement de Paris, état nominatif des blessés de la 1re classe dont les bulletins individuels ont été remis le 19 octobre 1831 au bureau de la Souscription nationale à la préfecture de la Seine ; Archives de Paris VK3 27 Mairie du (ancien) Ier arrondissement, décorations de Juillet, registre et certificat de prestation de serment ; Archives de Paris VK3 28, Commission des récompenses nationales de 1830, listes de noms de combattants bénéficiaires de secours pécuniaires, Ier arrondissement (ancien), idem même référence registre de la Souscription nationale, blessés de la 1re catégorie de la 2e classe ; Archives de Paris VK3 45 ; Archives nationales F/9/1154, secours aux victimes de Juillet 1831-1835 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) Ier arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) 1er arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) Ier arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives nationales F/9/1155 ; Archives de la préfecture de police AA 366, Etat des allocations accordées pour le mois de janvier 1848 aux condamnés politiques de la Restauration qui résident à Paris (pour un secours mensuel de dix francs) ; Archives de la préfecture de police AA 368, Etat de répartition des secours, budget de 1851, idem Etat de répartition de secours imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, 1er trimestre 1852, idem Etat de répartition de secours imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852 (secours à divers titres), minute 209, idem Etat de répartition de secours imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852 (secours à divers titres), et afférents aux 3e et 4e trimestres de 1852, minute 263, idem Etat de répartition de secours entre quatre-vingt-sept personnes qui recevaient des allocations sur les crédits spéciaux que les anciens budgets consacraient aux condamnés politiques, 3e et 4e trimestres réunis, minute 265, idem Etat de répartition de secours entre vingt-cinq personnes qui recevaient des allocations sur les crédits spéciaux que les anciens budgets consacraient aux condamnés politiques, 1er trimestre 1853, minute 275 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 72, idem rapport du 3 septembre 1850, Allocation de secours s’élevant ensemble à 12.610 francs à 218 décorés ou blessés de juillet, 25 veuves de décorés et 1 ascendant de blessé de Juillet, minutes 129-134, idem Proposition, en date du 6 septembre 1851, d’accorder à 286 décorés, médaillés, blessés, combattants, ascendants et veuves de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 15.600 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 194-199, idem Proposition d’accorder à 139 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.125 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 238-242, en date du 23 septembre 1852.

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