Guisard, Sylvain
Biographie
Etudiant en médecine en juillet 1831, médecin à Guéret (Creuse) en 1831. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] XIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il donnait le récit suivant de sa participation aux combats : « […] Se voyant dans l’impossibilité de se procurer des armes, il résolut avec plusieurs braves d’enfoncer les casernes Sainte-Geneviève et de la rue Mouffetard, ce qui leur réussit. Dès lors, on le vit partout, à la prise de l’Hôtel de ville, au Louvre, où tout en combattant, il ne cessa de prodiguer ses soins aux braves, blessés à ses côtés, au Palais-Royal, à la rue de Rohan, enfin il ne se retira que lorsque tout fut terminé à l’avantage des patriotes […]. » Sa lettre était accompagnée de nombreuses apostilles. La première apostille, ainsi rédigée : « Je, soussigné, certifie que M. Guisard s’est particulièrement distingué dans les combats des trois journées ; armé de mes propres mains, il ne m’a rendu mon arme que tout couvert de la fumée de la poudre et c’est un des premiers qui s’est présenté à la caserne de gendarmerie de la rue Mouffetard et a contribué au désarmement. » Signé : Mallitte, pharmacien, demeurant 23, rue Mouffetard. La deuxième apostille, ainsi rédigée : « Je, soussigné, certifie que le susnommé est arrivé chez moi, le 28 juillet, couvert de poudre et de poussière, exténué de fatigue et de besoins et qu’après un léger repas il est reparti pour s’exposer à de nouveaux dangers. » Signé : Bouchard, pharmacien, demeurant 53, rue Sainte-Anne. La troisième apostille, ainsi rédigée : « Je certifie avoir vu M. Guisard chez M. Bouchard le 28 juillet apportant un fusil qu’il avait ramassé dans le combat. » Signé : Roux, horloger, demeurant 50, rue Sainte-Anne. La quatrième apostille, ainsi rédigée : « Je certifie avoir vu M. Sylvain Guisard à la prise du Louvre et rue de Rohan, où j’ai combattu le 29 juillet. » Signé : Malo, Abel (voir ce nom), décoré de Juillet, graveur, demeurant 169, rue Saint-Jacques. La cinquième apostille, ainsi rédigée : « Je certifie avoir vu le dénommé à la prise du Louvre et à la rue de Rohan, où j’ai combattu le 29 juillet. » Signé : Gaumont (voir Gaumont, Charles). La sixième apostille, ainsi rédigée : « Je certifie avoir vu M. Guisard à la prise du Louvre et rue de Rohan, où j’ai combattu le 29 juillet. » Signé : Dore... illisible, demeurant place Cambrai. La septième apostille, ainsi rédigée : « Je certifie que le nommé Guisard illisible s’est distingué à la prise de l’Hôtel de ville, où il s’est montré des premiers assaillants. » Signé : Bourgoin, limonadier, demeurant place Cambrai. Il était représenté par Bravard, Jules, demeurant 6, place Cambrai. Il demeurait à Guéret en 1831. Archives de la préfecture de police AA 391.