Hamel, Léon
Biographie
Né le 28 mars 1813 à Cherbourg, fils de Guillaume, Laurent et de Binet, Thérèse, Victoire. Mousse depuis 1826, embarqué sur le Marie-Louise, du 8 janvier 1827 au 27 avril, sur le navire l’Heureux, du 28 avril 1827 au 29 août 1827. Il ne quitta cet état qu’après la suppression de l’école de marine à laquelle il appartenait et n’était présent à Paris que depuis quelques mois quand éclatèrent les événements. Il lui restait trente francs et décida d’acheter un fusil double. Il combattit « aussi longtemps qu’il y a eu des ennemis à combattre ». Son fusil lui fut volé « à la Bourse pendant environ un quart d’heure qu’il m’avait été permis de céder au sommeil ». Il sollicita de continuer à servir dans la marine et à être admis en qualité d’élève sur le vaisseau l’Orient. Il joignait à sa demande plusieurs certificats. Ferdinand Flocon lui délivra, le 30 juillet 1830, un certificat rédigé en ces termes : « S’est battu hier à côté de moi pendant plusieurs heures à l’attaque des maisons où les gardes royaux s’étaient retranchés. Ce jeune homme s’est battu vaillamment et son extrême jeunesse ainsi que son courage me l’ont fait remarquer au moment où le combat était le plus acharné. Je puis encore attester que j’ai rencontré M. Hamel, Léon le 29 au soir et le 30, il était armé, et que rien dans sa conduite ne m’a paru mériter que l’on craignît de laisser des armes dans les mains d’un homme aussi jeune [Il fut en effet désarmé deux fois, N.D.A.]. » Legent, demeurant 155, rue Saint-Martin, attestait, le 15 août 1830, qu’il l’avait vu, le 28 juillet, monter des pavés dans les maisons. Un autre, signé le 15 septembre 1830, de Cabouny illisible, demeurant 29, rue de la Folie-Méricourt : « Je, soussigné, certifie que 28 juillet, en revenant de la place Vendôme, où je conduisais ma fille, j’ai vu le nommé Hamel qui était armé d’un fusil de chasse et qu’il était confondu dans la foule des braves, dont il partageait l’enthousiasme. Je certifie en outre qu’il m’a été raconté par différentes personnes que ce jeune homme s’était battu pendant trois jours avec la plus grande intrépidité. » Duval, capitaine au long cours, attesta qu’Hamel, Léon avait fait un voyage de Rouen à Saint-Pétersbourg et retour à Dunkerque sur le navire l’Heureux, sous son commandement et que pendant ce voyage, il n’avait eu « qu’à louer la conduite et la vigilance qu’il avait à remplir dans le poste qu’il occupait ». Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il demanda une indemnité de quarante francs pour le dédommager d’un fusil qui lui avait été volé le 30 ou 31 juillet à la Bourse. Il demanda à entrer comme élève dans le bâtiment l’Orion, où était établie une école de marine et fut proposé comme sous-officier par la Commission des récompenses nationales. Il fut nommé sous-officier, sur proposition de la Commission des récompenses nationales et affecté au 49e de ligne. Il demeurait 198, rue Saint-Martin (mais 246, rue Saint-Martin in Archives nationales F/1dIII/33) en 1830. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 ; Archives nationales F/1dIII/33, Commission des récompenses nationales, liste générale de présentation et de nomination de sous-officiers ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIe arrondissement..