Hamel chevalier de, Charles, Jean, Louis
Biographie
Né le 4 février 1786 à Calais (Pas-de-Calais), fils de De Hamel, Charles, François, écuyer, seigneur de Manin, capitaine de navire, et de Homel, Jeanne, Françoise, dite Rondelle, son épouse. Seigneur de Manin, ancien directeur des postes de l’armée, ayant vingt années de service, décoré de trois décorations étrangères, porté pendant les Cent-Jours pour la Légion d’honneur. Il sollicita, le 15 avril 1831, par une lettre adressée au roi, la Légion d’honneur pour la conduite qu’il avait tenue en juillet et pour la blessure qu’il avait reçue le 28 juillet. Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Nous, soussignés, déclarons que le 27, 28 et 29 juillet 1830, à l’affaire de la porte Saint-Martin, le sieur Hamel, Charles, Jean, Louis, chevalier, ancien directeur des postes de l’armée, demeurant à Paris, rue Neuve-Saint-Martin hôtel du Nord, qui par son courage et son dévouement, s’occupait à tirer et panser les blessés. Ce fut lui qui dans la journée du 28 encourageait ses braves compagnons à attaquer la garde royale par-derrière. Se voyant prise de cette manière, elle fut obligée de quitter sa position ; ce fut en ce moment qu’il eut le malheur d’être blessé. Ce beau trait fut porté sur les journaux ». Signé, le 7 août 1830 : Block, demeurant rue Notre-Dame-de-Nazareth ; Fleury, demeurant 28, rue Neuve-Saint-Martin ; Villeneuve, ancien commandant ; Dublanc, demeurant rue du Temple ; Valois, demeurant 29, rue Saintonge ; Dubour, ancien colonel ; Brison, demeurant 25, rue Neuve-Saint-Martin ; Boret, blessé ; Billon, demeurant 5, rue Neuve-Saint-Martin ; Ribau, blessé ; Guinard, demeurant 23, rue Notre-Dame-de-Nazareth ; Leclet, demeurant 7, rue Notre-Dame-de-Nazareth ; Martel, demeurant 32, rue Neuve-Saint-Martin ; Jacquerod, demeurant 5, rue Neuve-Saint-Martin ; Lebreton, demeurant 5, rue Neuve-Saint-Martin ; Barot, demeurant 5, rue Pastourel ; Rodrigue, demeurant 18, rue Nazareth ; Bidou, capitaine. Prosper relate ainsi sa participation aux événements : « Dans les glorieuses journées des 27, 28 et 29 juillet, à l’affaire de la porte Saint-Martin, combat, encourage ses braves compagnons et panse les blessés. Dans une charge que firent les gendarmes, pour rentrer dans la rue Saint-Martin, il tua leur chef ; mais il fut lui-même blessé. » Hamel joignait aussi un certificat de sauvetage, du 28 frimaire an XIII quand à Calais il avait, en se jetant à l’eau et malgré le froid, sauvé quatre hommes du naufrage de la Canonnière, sauvetage qui fut relaté par le journal La Flotille en date du 3 nivôse an XIII. Il demeurait 5, rue Neuve-Saint-Martin hôtel du Nord, en 1831. Etat civil de la ville de Calais ; Souvenir glorieux du Parisien, précis historique des journées des 26, 27, 28, 29, 30 et 31 juillet 1830, par P. G. Prosper L***, nouvelle édition revue et augmentée, Paris, chez l’auteur, place Saint-André-des-Arts, n° 26 et chez les principaux libraires, p. 107 ; Archives nationales F/1dIII/58.