Hardy, J., A
Biographie
Armateur à Nantes. Le 7 août 1830, il sollicita la décoration spéciale auprès du ministre de l’Intérieur : « Le 16 juin 1820, mon fils se trouvant sur la place Graslin, sans arme, fut assailli par le colonel de génie Brichambeau, déserteur de nos armées et rentré sous la couleur blanche ; ce colonel, ému par le cri si chèrement payé de Vive la Charte ! dont toute notre ville retentissait dans cette douloureuse soirée, asséna sur sa tête un coup de sabre, qu’il para avec une canne. Le coup porta sur la main droite et le mutila. Aujourd’hui que la patrie récompense le dévouement civique, je viens demander pour mon fils l’insigne des braves, qu’il soit dédommagé de la perte de sa main par une faveur de son gouvernement régénéré, il en est digne par son dévouement à son pays. Tous certificats et pièces à l’appui de sa demande sont superflus, les journaux ont assez retenti de ce fait pour le constater. Ne vous parlons pas de la gloire qui rejaillirait sur un vieux soldat de la Révolution, il se borne à vous assurer que son amour pour la glorieuse France ne finira qu’avec sa vie. J’ai l’honneur, etc. » Archives nationales F/1dIII/80, Loire-Inférieure.