Haubner, Jean, ou Ignace, Wenceslas
Biographie
Né le 21 août 1795 à Breslaw ou Gzoos-Mertzdorff en Silésie (mais à Schweidnitz en Prusse in Archives de Paris VK3 24 dans le registre qu’il signe et in Archives de Paris VK3 25 ; Groos-Mitzdorff en Silésie in Archives nationales F/1dIII/33), fils de Haubner, maréchal-ferrant, et de Düptner, Eléonore, son épouse. Maréchal-ferrant. Il fut blessé d’un coup de feu reçu du côté de l’hypogastre à l’autre, le 29 juillet, rue du Faubourg-du-Roule, d’une balle partie de la place Beauvau (mais d’une plaie pénétrante à la cuisse in Archives de Paris VD6 121 n° 2, liasse 1). Transporté le même jour à l’hôpital Beaujon, il fut alité jusqu’au 28 août. Marié et père de deux enfants (sur les listes du Constitutionnel), il reçut deux secours (dont le deuxième sous le nom d’Haubener) de cent trente francs en septembre 1830, sur les secours distribués par le journal (mais un seul secours de cent trente francs in Archives de Paris VD6 121 n° 2 liasse 7 secours aux combattants). Il reçut un secours de trente francs et un autre de dix francs le 5 août, un secours de vingt francs le 20 août 1830, un secours de quarante francs le 9 septembre, un secours de cinquante francs le 16 septembre, un secours de trente francs le 18 septembre, un secours de cinquante francs le 9 octobre, un secours de vingt-cinq francs à partir du 12 octobre 1830, un secours de cent vingt francs en novembre, un secours de quatre-vingt-huit francs en décembre, un secours de quatre-vingt-dix francs en janvier 1831, un secours de quatre-vingt-dix francs en février, un secours de quatre-vingt-dix francs en mars, un secours de quatre-vingt-dix francs en avril, un secours de quatre-vingt-dix francs en mai, un secours de quatre-vingt-quatre francs en juin 1831 auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement (mais un total de cent quatre-vingts francs + trois cent vingt-trois francs de secours définitifs in Archives de Paris VK3 28), un secours de deux cent trente francs de la part de la Commission de secours (à une date indéterminée). Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il était porteur du certificat suivant : « Je, soussigné, vétérinaire de Sa Majesté et de Mgr le duc d’Orléans, certifie que le sieur Jean Haubener (sic), maréchal-ferrant, a travaillé chez moi de son état et que je n’ai qu’à me louer de son zèle et de sa bonne conduite. Il y serait encore sans le funeste accident qui lui est arrivé dans la journée du 29 juillet. » Signé, le 10 septembre 1830 : Baptifolie illisible. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. La nature de ses blessures était ainsi décrite par le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales : « Blessure par arme à feu d’un côté de l’hypogastre à l’autre, avec hernie du côté gauche, circonstance qui le met dans un état d’infirmité permanente. Est dans le cas des blessures qui ont entraîné des infirmités ou des déformations équivalentes à la perte d’un membre et doit être rangé dans la 8e classe (bien lire 8e classe, confirmé par Archives de Paris VK3 46) des blessés. » Il fut pourtant admis dans la 4e classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement, et pensionné de six cents francs. Il reçut sa médaille le 1er juillet 1831, et son brevet le 17 août de la même année. Il apostilla le récit que fit Charbonnier, Nicolas, de sa participation aux combats. Soigné à la maison de convalescence de Saint-Cloud, il délivra le certificat suivant en faveur de Sevin, Jean-Baptiste : « Les blessés de Juillet, ne pouvant refuser leur témoignage pour un homme qui s’est montré, comme eux, digne de porter le nom français certifient que le nommé Jean-Baptiste Sevin, pendant les trois journées, n’a fait que des actions d’honneur. C’est un vrai citoyen, un ami de la liberté. Il les a ensuite servis à Saint-Cloud, avec tout le zèle qui l’anime pour les libérateurs de la France. » Il lui fut, à titre de blessé de cette 4e classe, accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Il sollicita une place d’inspecteur des fiacres. En 1831, à l’occasion du premier anniversaire des journées de Juillet, il reçut de la Commission de souscription nationale, en tant que blessé et décoré, une indemnité de cinquante francs et un habillement. Il fut l’un des signataires décorés de Juillet du (ancien) Ier arrondissement qui adressèrent une pétition, le 27 juillet 1834, au roi, afin de faire obtenir à Chereau une récompense honorifique pour les soins qu’il avait apportés à sa mission de commissaire nommé pour la distribution des secours et des récompenses nationales et commissaire pour la gestion des pensions accordées aux veuves, ascendants et orphelins des victimes de Juillet ; cette pétition était ainsi rédigée : « Les soussignés, décorés de Juillet du (ancien) Ier arrondissement de Paris, ont l’honneur de rappeler au souvenir de Votre Majesté que dans le courant de 1831 ils se réunirent avec leurs camarades, également décorés et pensionnés, et lui adressèrent une supplique en faveur du sieur Chareau, ancien administrateur du bureau de bienfaisance du même arrondissement, l’un des commissaires nommés pour la distribution des secours et des récompenses nationales, et maintenu commissaire pour les gestions des pensions accordées aux veuves, ascendants et orphelins des victimes des trois mémorables journées. Cette demande, que Votre Majesté a daigné accueillir avec tant de bienveillance, fut renvoyée à M. le ministre du Commerce et des Travaux publics ; elle est restée depuis ce temps dans ses bureaux sans aucun résultat. Nous faisions connaître la conduite et les bienfaits du sieur Chareau à notre égard et nous ne faisions que dire vrai en y énumérant qu’il a plus que droit à notre vénération et à notre éternelle reconnaissance, il nous prodiguait les soins les plus touchants avec un zèle vraiment extraordinaire, venir nous visiter dans les hôpitaux ou dans nos demeures en nous apportant les secours qui nous étaient accordés, nous encourager dans nos souffrances, examiner nos blessures avec l’intérêt le plus tendre, les panser souvent lui-même, rien ne lui coûtait dès qu’il s’agissait de soulager nos misères. Un pareil dévouement, Sire, nous a rempli de la plus vive reconnaissance. Nous voudrions remplir un devoir sacré en venant supplier Votre Majesté de vouloir bien se charger elle-même d’une dette qu’il nous est impossible d’acquitter. Nous osons espérer qu’une conduite si généreuse, connue de Votre Majesté, lui paraîtra digne d’une récompense honorifique. Sûrs de la bienveillance avec laquelle notre Roi accueillera les véritables services rendus, les soussignés osent espérer qu’elle daignera satisfaire à leur supplique et ils en auront toute leur vie une éternelle reconnaissance. Ils ont l’honneur, etc. » Il reçut, comme décoré de Juillet, une gratification de cinq francs et trente centimes, en juillet 1837, à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution. Il reçut, comme décoré de Juillet, une gratification (dont le montant ne nous est pas parvenu), en 1839 à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution. En 1848, sa veuve, « ayant à sa charge une fille âgée de dix-huit ans, attaquée d’une maladie de langueur qui l’empêche de travailler, […] sans ouvrage pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa pauvre enfant, épuisée par la misère et ses chagrins continuels », sollicita son secours. Il épousa, le 12 février 1831, Martin, Marie, Françoise, née le 28 mars 1788 à Poissy (Seine-et-Oise), fille de Martin, Marie, Gabrièle, Josèphe. Ils eurent ensemble au moins deux enfants. Il demeurait 11, rue du Colisée (aux Batifolies ?) en 1830-1831 ; 32, rue du Faubourg-du-Roule en 1831-1834 ; 48, rue de Miromesnil en 1837 ; place Saint-Sulpice en 1839 ; sa veuve, chez son père, M. Gebert (pourquoi c’est pas le nom de Martin ?), officier d’Invalides, 2, corridor d’Avignon en 1848. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 63 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 71 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du Ier arrondissement, p. 94, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Archives de Paris VD6 3, liste des médaillés de Juillet ; Archives de Paris VD6 92, Mairie du (ancien) Ier arrondissement, idem liste des blessés pensionnaires, compte établi du 1er août 1830 au 31 août 1831, idem Etat des sommes payées depuis le 1er septembre jusqu’au 31 octobre 1831 aux blessés de Juillet, idem Etat des secours accordés pour les mois de septembre et octobre 1831 aux blessés, veuves, orphelins, ascendants sur le fonds de 3 000 francs mis à la disposition de M. le maire du (ancien) Ier arrondissement le 31 août 1831, idem Etat des secours accordés pour le mois de septembre 1831 aux blessés, veuves, orphelins, ascendants sur les fonds de 2 000 francs mis à la disposition de M. le maire du (ancien) Ier arrondissement le 1er août 1831, idem Bordereau des sommes payées à titre de secours pendant le mois d’août aux veuves, aux blessés et aux orphelins de Juillet domiciliés sur le (ancien) Ier arrondissement sur le fond de 5 000 francs mis à la disposition de M. le maire du (ancien) Ier arrondissement le 29 juin 1831, idem Bordereau des sommes payées à titre de secours pendant le mois de juillet aux veuves, aux blessés et aux orphelins de Juillet domiciliés sur le (ancien) Ier arrondissement sur le fond de 4 500 francs mis à la disposition de M. le maire du (ancien) Ier arrondissement le 11 juin 1831, idem Bordereau des sommes payées à titre de secours pendant le mois de juillet aux veuves, aux blessés et aux orphelins de Juillet domiciliés sur le (ancien) Ier arrondissement sur le fond de 4 500 francs mis à la disposition de M. le maire du (ancien) Ier arrondissement le 11 juin 1831, idem décompte des paiements faits par la mairie depuis le 1er août 1830 jusqu’au 30 août 1831 aux blessés de Juillet pensionnés par la Commission des récompenses nationales, idem liste des décorations du (ancien) Ier arrondissement, idem Etat nominatif des paiements faits à la mairie du (ancien) Ier arrondissement aux ascendants, veuves, blessés, orphelins, sous-lieutenants depuis le 1er juin jusqu’au 31 août 1831 ; Archives de Paris VD6 121 n° 2 mairie du (ancien) 1er arrondissement, liasse 1, liste des blessés qui ont été classés, idem liasse 3, état des sommes données aux blessés (non soldés), idem liasse 4 une liste de deux pages en date du 31 juillet 1830 et signée Laroche et hôpital Beaujon, état des blessés reçus depuis le 27 juillet dernier jusqu’au 16 août 1830 ([ancien] Ier arrondissement, idem liasse 5, idem liasse 7 liste des secours aux blessés ; Archives de Paris VD6 173 n° 1 in dossier Sevin, Jean-Baptiste ; Archives de Paris, VD6 631 n° 1 ; Archives de Paris VI1 1, (ancien) Ier arrondissement, décorés de Juillet, états pour la distribution de gratifications et secours à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet ; Archives de Paris VK3 18, Bordereau nominatif des ascendants, veuves, orphelins et blessés qui ont reçu à la mairie dudit arrondissement sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, le paiement du semestre de rente 5% échu le 22 septembre 1831, idem (ancien) Ier arrondissement, Ville de Paris, liste des individus blessés, décorés ou médaillés auxquels l’indemnité et l’habillement ou l’indemnité seulement ont été accordés ; Archives de Paris VK3 24, département de la Seine, (ancien) Ier arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet ; Archives de Paris VK3 25 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, (ancien) Ier arrondissement, idem même référence Décorations de Juillet (1837) Mairie du (ancien) Ier arrondissement, Etat nominatif des décorés de Juillet qui ont demandé à recevoir l’indemnité accordée par M. le préfet de la Seine à l’occasion du septième anniversaire de Juillet, idem même référence Etat des décorés de Juillet domiciliés dans le (ancien) Ier arrondissement et qui sont dans le cas de prendre part à la gratification à l’occasion du neuvième anniversaire de Juillet ; Archives de Paris VK3 26, (ancien) Ier arrondissement de Paris, état des habitants du (ancien) Ier arrondissement qui ont été blessés dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 et Commission de la souscription nationale, mairie du (ancien) Ier arrondissement de Paris, état nominatif des blessés (4e classe) dont les bulletins individuels ont été remis le 13 octobre 1831 au bureau de la Souscription nationale à la préfecture de la Seine ; Archives de Paris VK3 28, Commission des récompenses nationales de 1830, listes de noms de combattants bénéficiaires de secours pécuniaires, Ier arrondissement (ancien) (sous les noms d’Aubener et d’Haubener), idem même référence un récapitulatif alphabétique des secours donnés aux combattants avec indication précise des dates, idem même référence registre de la Souscription nationale, blessés de la 4e classe, idem même référence un registre de pensionnés (blessés pensionnés) ; Archives de Paris VK3 46 ; Archives nationales F/1dIII/33, état nominatif des blessés pensionnés présumés non naturalisés français et nominations à des emplois civils (1831) ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) Ier arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 (sous le nom d’Haubner, Ignace, Vanceslas) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Ier arrondissement (sous le nom d’Haubner, Jean, Ignace) ; Archives nationales F/1dIII/49 in dossier Charbonnier, Nicolas, et in dossier Chareau ; Archives nationales F/1dIII/58 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) Ier arrondissement, blessés de la 4e classe ; Archives nationales F/9/1155.