Hauchecorne, Louis, Alexandre

Biographie


Né le 18 juin 1807 (mais le 17 mai 1787 in Archives nationales F/1dIII/39 ; mais bien le 18 juin 1807 in Archives nationales F/1dIII/37, aussi in Archives de Paris, VD6 672 n° 1 et aussi in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension et vers 1807 in Archives de Paris VK3 33) à Montivilliers (Seine-Maritime), fils de Hauchecorne, Charles, Alexandre, journalier, et de Houdin, Rose, Dorothée, son épouse. Coiffeur. Il fut blessé d’un coup de feu qui lui traversa l’épaule gauche, place de Grève, le 28 juillet entre 14 et 15 heures. Un rapport de la mairie relatait ainsi sa participation aux combats : « Des sept qui ont combattu avec Arcole sur le pont d’Arcole, est l’un des trois qui sont en vie. Il reçut sur le pont une blessure grave au bras gauche, dont il n’est pas encore guéri. Bonne moralité, excellente conduite. » Le 29 janvier 1831, il adressait à la Commission des récompenses nationales, le récit suivant de sa conduite : « Le 27 juillet, l’exposant quitta son travail, courut au Palais-Royal, en y allant s’empara d’un fusil chez un arquebusier du quai de la Ferraille et, voyant les lanciers et des bataillons d’infanterie de la garde royale faire feu sur le peuple, ne put se servir de son arme, faute de munitions, mais se mit à construire des barricades ; il était environ 7 heures ou 7 heures et demie du soir ; le même soir, il se transporta à la halle au blé, où nous avons tiré sur le poste de la gendarmerie ; il était à peu près 10 heures et demie. Il ne rentra chez lui qu’à environ 11 heures ou minuit. Le 28, l’exposant n’a sorti que sur les 10 heures du matin. Il fut au (ancien) VIIe arrondissement où avec plusieurs il retira le drapeau blanc de la mairie. Il se rendit à 11 heures environ à la place de Grève, où nous vîmes l’artillerie et les chasseurs de la garde qui avaient pris leurs positions sur le pont Notre-Dame, lesquels ont attaqué le peuple sur les 11 heures et demie. Nous étions placés à sept en tirailleurs au pont d’Arcole et avons soutenu un feu meurtrier pendant deux heures et demie, ayant vu planter trois fois le drapeau tricolore sur la rampe du pont où le nommé Arcole a succombé. Nous avons battu en retraite, pendant laquelle j’ai relevé une victime blessée : c’était un chaudronnier demeurant passage de la Marmite et l’ai placé dans la rue Saint-Gervais dans la cour d’un marchand de vin, pour qu’on en prît soin (voir presque sûrement Marsil, Pierre, Joseph, Simon). De là, je fus à l’arcade Saint-Jean, où un instant après y être arrivé je reçus un coup de feu dont la balle me traversa l’épaule gauche, par le 3e régiment de la garde. Je me transportai avec bien de la peine, dans la rue Saint-Gervais n° 15, où le portier m’a pansé, et ai resté dans sa loge jusqu’au 29 au matin, où l’on m’a transporté à l’Hôtel-Dieu, dans lequel j’ai resté six semaines. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le 6 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement, comparurent : Pouchet, Henri, Adolphe, Hippolyte, né vers 1797, fabricant de couvertures, demeurant 55, rue Galande ; Cloppet, Jean-Claude, né vers 1779, aubergiste, demeurant 22, rue des Fossés-Saint-Bernard ; Rossignol, Paul, Jacques, né vers 1800, rôtisseur, demeurant 57, rue Galande ; Dumont, Léonard, Désiré, né vers 1796, marchand épicier, demeurant 46, rue Galande. Ils attestèrent parfaitement connaître Hauchecorne, Louis, Alexandre et « bien savoir qu’il a combattu le 28 juillet dernier à la place de Grève et qu’il y a été blessé par une balle qui lui a traversé l’épaule gauche ». Le 11 avril 1831, devant le maire du (ancien) XIIe arrondissement, comparurent : Paulin, Antoine, perruquier, demeurant 236, rue Saint-Jacques ; Cauillier, Jean-Baptiste, boulanger, demeurant 248, rue Saint-Jacques ; Girardot, Nicolas, marchand de vin, demeurant 229, rue Saint-Jacques. Ils attestèrent que Hauchecorne, Louis, Alexandre « a été, le 28 juillet 1830 entre 2 et 3, blessé à la place de Grève par une balle qui lui a traversé l’épaule gauche, blessure qui le met dans l’impossibilité de continuer son état ; qu’il a sa mère âgée de soixante-trois ans à sa charge et qu’il se trouve dans une position plus que pénible et qui nécessite qu’il fasse la demande de l’indemnité que la Commission jugerait convenable de lui accorder ». Il reçut un secours de cinquante-deux francs et cinquante centimes, le 11 février 1831, un secours de vingt-huit francs, le 18 février 1831, un secours de cinquante-deux francs et cinquante centimes, le 4 mars 1831, un secours de cinquante francs, le 18 mars 1831, un secours de vingt francs, le 13 avril 1831, un secours de soixante francs, le 30 avril 1831, un secours de soixante francs, le 31 mai 1831, à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 29 décembre 1830, à sept voix pour la croix, deux voix pour la médaille et aucune voix pour une mention. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Soigné par le docteur Fischer, Antoney, Lax, il signa un certificat en sa faveur. En mai 1831, souffrant de ne pouvoir travailler et d’être sans ressources suffisantes, il signa, avec Frétigny, Gavot, Moreau, Leporcher, Truck, Joly, Raout, Burtaire, Leblond et Thénadey une pétition afin de faire activer les décisions de la Commission des récompenses nationales sur la fixation des pensions. Admis dans la 6e classe des blessés, par décision du jury médical de la Commission des récompenses nationales, en date du 10 mars 1831, il fut pensionné de huit cents francs. Soigné à la maison de convalescence de Saint-Cloud, il délivra le certificat suivant en faveur de Sevin, Jean-Baptiste : « Les blessés de Juillet, ne pouvant refuser leur témoignage pour un homme qui s’est montré, comme eux, digne de porter le nom français certifient que le nommé Jean-Baptiste Sevin, pendant les trois journées, n’a fait que des actions d’honneur. C’est un vrai citoyen, un ami de la liberté. Il les a ensuite servis à Saint-Cloud, avec tout le zèle qui l’anime pour les libérateurs de la France. » Il fit partie d’une délégation qui, le 3 novembre 1831, rencontra le président du Conseil et ministre de l’Intérieur, afin que fût accéléré le paiement de leurs pensions. Cette pétition était ainsi rédigée (il signe Hochecorne) : « Les hommes estropiés et pensionnés de Juillet, n’ayant plus aucun secours dans leur mairie, ils se sont réunis et ont nommé une députation, qui vous prie de vouloir bien avoir la bonté de venir lui donner les renseignements qu’ils n’attendent plus que de vous. La députation a l’honneur d’espérer que vous voudrez bien vous présenter dans la cour du palais. » (La liste des délégués est Fonchain, Jean). Son uniforme de garde national lui fut fourni gratuitement. Il demeurait 37, rue des Fossés-Saint-Bernard en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 71 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des cas exceptionnels du XIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 89 ; Archives de Paris VD3 3 ; Archives de Paris VD3 8 ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 in dossier Fischer, Antoney, Lax ; Archives de Paris VD6 173 n° 1 in dossier Sevin, Jean-Baptiste ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (cité deux fois dont la deuxième sous le numéro 627) ; Archives de Paris VD6 672 n° 1 Commission des récompenses nationales, jury médical et dossier Décorations ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, pièces produites par les blessés ; Archives de Paris VK3 14, une pièce en date du 10 mars 1831 ; Archives de Paris VK3 22, relevé des quittances remises à M. le pair de France, préfet de la Seine, par M. Delestre, délégué de la Commission des récompenses nationales, à l’appui des paiements faits aux blessés de Juillet, veuves et orphelins, depuis le 2 février 1831 jusqu’au 31 mai inclusivement ; Archives de Paris VK33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 29 décembre 1830, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, propositions honorifiques du 20 janvier 1831, idem un feuillet intitulé Individus qui se sont présentés sans dossier ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives de Paris VK3 35, liste des décorés des 27, 28 et 29 juillet, qui ont été habillés en exécution de l’arrêté de M. le préfet de la Seine, idem une liste Blessés de Juillet hommes habillés ; Archives de Paris VK3 46 in dossier Herfort, François, Joseph; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/43 in dossier Barono ; Archives nationales F/1dIII/55 in dossier Frétigny, Cyr ; Archives nationales F/1dIII/58 ; Archives nationales F/1dIII/82, un dossier Pensions, lettre en date du 3 novembre 1831 et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIIe arrondissement, blessés de la 6e classe.

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