Haussmann, Georges, Eugène
Biographie
Né le 27 mars 1807 (mais le 27 mars 1809 dans son dossier à la Légion d’honneur) à Paris, au 53, rue du Faubourg-du-Roule, maison qu’il fit démolir lorsqu’il fut chargé des grands travaux de Paris, fils de Haussmann, Nicolas, Valentin (voir ce nom), lui aussi décoré de la Croix de Juillet, commissaire des guerres et intendant militaire sous l’Empire, et de Dentzel, Eve, Marie, Henriette, son épouse. Licencié en droit (mais clerc de notaire in Archives nationales F/15/2557-2559). Il fit partie avec Lamoure Auguste, Fillias Pierre François, Degournay Pierre, Claude Alexandre, Gombert François, Gostalla Adolphe, Roques Pierre, Richard Pierre Nicolas, Drouineau Pierre Gustave, Burat, Lacombe, Durocher Jean Claude, (voir ces noms) des douze membres composant le jury de la Commission des récompenses nationales pour les (anciens) Ier et XIe arrondissements. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet (sous le nom de Hausman, Georges, Eugène sur les listes du Moniteur universel) auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il sollicita une sous-lieutenance dans le régiment des chasseurs de Nemours. Le 19 décembre 1830, sur le rapport de la Commission des récompenses nationales, il fut compris dans la liste des cent neuf citoyens nommés au grade de sous-lieutenant (dans la proportion de deux par régiment), pour s’être « particulièrement distingués dans les journées de juillet ». Il fut affecté à l’Ecole de cavalerie de Saumur. Il reçut mille francs de supplément d’indemnité de première mise, par suite de la décision de M. de Montalivet, en date du 26 septembre 1831. Il donna procuration à son père, Haussmann, Nicolas, Valentin (voir ce nom) pour retirer en son nom sa croix. Le 21 mai 1831, il fut nommé secrétaire général de la préfecture de la Vienne. Il signa, le 25 novembre 1830 et sous le nom d’Haussmann, Eugène, le certificat suivant en faveur de Gauvenet, Napoléon : « Je certifie que le sieur Gauvenet, Napoléon a fait partie du détachement que, d’après les ordres du colonel Bro, j’ai envoyé à Rambouillet et que, pendant tout le temps qu’il a été attaché au corps que commandait le colonel Bro, il a fait tout ce qu’exigeait le service avec le plus grand zèle. Il était du nombre de ceux qui combattaient le 29 juillet dans la rue Richelieu. » Il retira, le 27 mai 1831, prétextant « un besoin indispensable » les pièces qu’il avait déposées à la Commission des récompenses nationales, et ce malgré les dispositions qui empêchaient le retrait des pièces qui avaient motivé l’obtention d’une récompense, dispositions répétées par une lettre du 17 mai 1831, d’Imbert, directeur de la division au ministère de l’Intérieur, des gardes nationales et des affaires militaires. Seuls nous reste, l’annotation « Plusieurs pièces importantes à l’appui de cette demande » et celle « Recommandé par M. le duc d’Orléans, pris moi-même des renseignements sur la conduite qu’il a tenue le 29 à 11 heures sous les arcades du Théâtre-Français ; du reste ses sentiments sont sûrs » inscrites sur son dossier. Il prêta son serment de décoré de Juillet, le 16 mai 1831 à la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Ce serment était ainsi libellé : « Je jure fidélité au roi des Français, obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du royaume. » Il reçut sa croix le 29 juin 1831, et son brevet le 20 février 1832 de la même année (le père signa la remise, ayant procuration). Il y a dans Archives nationales F/1dIII/38 A, Gadon, Pierre, Hyppolite (voir ce nom), qui écrit au ministre à l’occasion de la réclamation qu’il fait pour être rétabli dans ses droits à la décoration de Juillet, qui lui avait été accordée dans une des séances de la Commission des récompenses nationales : « […] Je crois avoir des droits réels à cette récompense. M. Haussmann, un des chefs de bureau de votre division, peut se rappeler que dès le premier jour il m’a vu prendre une part active aux glorieux événements qui ont enfin amené l’expulsion du sol français d’une famille si justement exécrée. » In Archives de Paris VK3 45, dossier Godron, Auguste, il y a ce témoignage de que dit aux émeutiers Lafayette, le 28 juillet très tôt dans la matinée, et que mettra en œuvre Haussmann : « Il nous conseilla de nous rendre de suite dans nos quartiers, d’y faire dépaver, d’élever des barricades, de jeter des chausse-trappes et de faire tout notre possible pour faire comprendre que ce n’était pas dans les rues larges et sur quais que nous devions nous tenir mais bien dans des rues étroites, où nous pouvions être à l’abri du canon et des charges de cavalerie. » Il fut nommé grand croix de la Légion d’honneur le 7 décembre 1862. Il mourut le 11 janvier 1891 (mais le 10 janvier 1891 dans son dossier à la Légion d’honneur). Sa fiche Wikipedia est ainsi rédigée : « Né à Paris le 27 mars 1809 au 55, rue du Faubourg-du-Roule, dans une maison qu’il n’hésita pas à faire démolir, il est le fils de Nicolas-Valentin Haussmann (1787-1876), protestant, commissaire des guerres et intendant militaire de Napoléon et d’Ève-Marie-Henriette-Caroline Dentzel (fille du général et député de la Convention Dentzel, baron d’Empire) et le petit-fils de Nicolas Haussmann (1759-1847), député de l’Assemblée Législative et de la Convention, administrateur du département de la Seine-et-Oise, commissaire aux armées. Il fait ses études au collège Henri-IV et au lycée Condorcet à Paris, puis il entame des études de droit tout en étant au conservatoire de musique de Paris. Il se marie le 17 octobre 1838 à Bordeaux avec Octavie de Laharpe, protestante comme lui. Ils ont deux filles : Henriette, qui épouse en 1860 le banquier Camille Dollfus et Valentine, qui épouse en 1865 le vicomte Maurice Pernéty, chef de cabinet du préfet de la Seine puis, après son divorce, en 1891 Georges Rénouard. Le 21 mai 1831, il est nommé secrétaire général de la préfecture de la Vienne à Poitiers puis sous-préfet d’Yssingeaux, le 15 juin 1832. Il est successivement sous-préfet du Lot-et-Garonne à Nérac (le 9 octobre 1832), de l’Ariège à Saint-Girons (le 19 février 1840), de la Gironde à Blaye (le 23 novembre 1841), puis préfet du Var (le 24 janvier 1849), et enfin de l’Yonne (15 mai 1850). Présenté à Napoléon III par Victor de Persigny, ministre de l’Intérieur, il devient préfet de la Seine le 22 juin 1853. » Haussmann demeurait 21, rue des Deux-Moulins (mais 21, rue des Moulins in Archives nationales F/15/2557-2559) en 1830 ; 21, rue Godot-de-Mauroy en 1831 (22, rue du Faubourg-du-Roule in Archives de Paris VK3 27). Le Moniteur universel, 20 décembre 1830 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 92 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) Ier arrondissement (sous le nom d’Haussman, Georges, Eusèbe) ; Archives de Paris VI1 1, (ancien) Ier arrondissement, décorés de Juillet, états pour la distribution de gratifications et secours à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet ; Archives de Paris VK3 24, département de la Seine, (ancien) Ier arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la Croix de Juillet ; Archives de Paris VK3 25 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) Ier arrondissement ; Archives de Paris VK3 27 Mairie du (ancien) Ier arrondissement, décorations de Juillet, registre et certificat de prestation de serment, idem état nominatif des citoyens qui n’ont pas retiré de la mairie les croix et les brevets de la décoration de Juillet (où son nom est rayé) ; Archives de Paris VK3 45 in dossier Gouvenet, Napoléon ; Archives nationales F/1dIII/33 sous-lieutenants (1831-1833), état nominatif des sous-lieutenants de Juillet envoyés, sur la demande de la Commission des récompenses nationales, à l’Ecole de Saumur, avec indication des destinations qu’ils ont reçues, des sommes qu’ils ont touchées à titre de supplément d’indemnité de première mise et de celles qu’il y aurait encore lieu de leur payer en exécution de la décision prise par M. de Montalivet, le 30 juillet 1832 et aussi état des sous-lieutenants nommés sur la présentation de la Commission des récompenses nationales ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) 1er arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/58 ; Archives nationales F/15/2557-2559, état nominatif des membres de la Commission des récompenses nationales et des membres des jurys ; base leonore de la Légion d’honneur, dossier LH/1272/25.