Hayet
Biographie
Par deux lettres, en mai 1832, et réuni avec d’autres (voir la liste à Lami Hinault) dans une société de réclamants, qui se réunissait au 6, rue Dalayrac, il sollicitait du roi et du ministre de l’Intérieur, l’aboutissement des démarches entreprises par eux pour la prise en compte de leurs droits comme combattants de Juillet ; de la même manière, ils assuraient que, « défenseurs de la liberté », ils le seraient « toujours de leur roi citoyen et du gouvernement qu’il aura choisi ». De la même manière, dans une lettre adressée par la Commission des réclamations de Juillet, présidée par Benard de Courtigis (voir ce nom) et établie 10, rue Neuve-Bourg-Labbé, au ministre de l’Intérieur et président du Conseil, son cas était cité en exemple comme quelqu’un dont les droits avaient été méconnus, précisant ainsi sa participation aux combats et les preuves qui avaient été fournies : « Hayet, ancien militaire. Certificat légalisé le 15 septembre 1830, signé de quatorze personnes, étudiants en médecine, en droit, marchands et autres, constatant que Hayet, ayant pris le commandement d’un peloton de quatre-vingts hommes, il a été attaquer à la caserne de Babylone, il y a mis le feu et y est entré un des premiers. Il s’est battu au Louvre, à la place de l’Odéon et est allé à Rambouillet. Attestation de M. Léon Morin (voir ce nom), délégué par la Commission des récompenses nationales, qui déclare l’avoir vu à la caserne de Babylone à la tête d’un peloton de citoyens, qu’il l’a incendiée et qu’il y est entré un des premiers. » Une apostille de la Commission des récompenses nationales, en marge de la lettre de la Commission des réclamations, faisait l’observation suivante : « Aucune trace. » Archives nationales F/1dIII/82 Commission des réclamations de Juillet, extrait de quelques dossiers pris sur le travail général de la Commission des réclamations et aussi lettre en date du 28 mai 1832 adressée au roi.