Herbillon, Jean-Baptiste
Biographie
Né vers 1768 à Stenay, fils de Herbillon, Joseph et de Seüe, Françoise. Engagé le 21 octobre 1785 dans les gardes françaises, compagnie de Champigny, jusqu’au 31 août 1789, date de la réforme de ce régiment. Il était porteur d’un certificat national délivré par Bailly, maire de Paris, et par Lafayette, pour attester, en date du 9 septembre 1789, qu’il avait participé à la prise de la Bastille, le 14 juillet, et qu’il était l’un des Vainqueurs de la Bastille. Herbillon avait, en 1830, une fiche de secours à son nom à la mairie du (ancien) Ier arrondissement. On trouve sur sa fiche l’indication qu’il était inscrit au bureau de charité sous le numéro 1840, celle qu’il était infirme et celle qu’il « n’a pu prendre part aux fatigues et périls des trois journées de Juillet ». Le 22 mai 1832, sa veuve, de Vallois, Honorine, alors âgée de soixante-trois ans, souffrant de trois hernies et de la goutte, accablée d’infirmités, hors d’état de pouvoir subvenir à ses premiers besoins, n’ayant pas encore atteint l’âge d’admission dans une maison de charité, sollicita des secours comme femme d’un ancien garde française ; une ordonnance venait alors de décerner une décoration particulière et une rente viagère pour tous ceux qui avaient participé à la prise de la Bastille. Herbillon demeurait 10, rue de la Pépinière, passage du Soleil-d’Or vis-à-vis la rue d’Anjou en 1830 ; sa veuve, même adresse en 1832. Archives de Paris VD6 55 n° 5, mairie du (ancien) Ier arrondissement, gardes nationaux, fiche de domicile ; Archives nationales F/1dIII/30 Vainqueurs de la Bastille.
Herbin.
Il délivra, le 23 septembre 1830, le certificat suivant en faveur de Canque, Laurent : « Nous, soussignés, certifions pour rendre hommage à la vérité que le 29 juillet dernier, entre 11 heures et midi, nous avons relevé sur la place du Louvre du côté de l’église Saint-Germain-l’Auxerrois le sieur Laurent Canque, peintre en bâtiments, qui avait été atteint d’une balle à la cuisse droite et que nous l’avons transporté chez M. Crignon, tailleur, maison faisant l’encoignure de la rue Saint-Germain-l’Auxerrois et de la rue Thibautodé. » Il demeurait 8, rue du Four-Saint-Honoré en 1830. Archives nationales F/1dIII/48 in dossier Canque, Laurent.